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20/06/2018
Publications économiques

Course aux parts de marché en Afrique : l’échappée française reprise par le peloton européen

Course aux parts de marché en Afrique : l’échappée française reprise par le peloton européen

En décembre 2013 se tenait à Paris le Forum pour un nouveau partenariat économique dans le but de relancer une dynamique économique entre la France et le continent africain. En clôture de ce Forum, le président François Hollande affi chait l’ambitieux objectif de « doubler les échanges économiques entre la France et l’Afrique » en cinq ans. Quelques mois plus tard, la chute des prix du pétrole éteignait tout espoir d’atteindre cet objectif, en même temps qu’elle participait à réduire la valeur totale du commerce (somme des importations et des exportations) entre ces deux zones de 73 milliards de dollars US (USD) en 2013 à 54 milliards USD l’année dernière. En 2017, la France perdait également son statut de premier fournisseur européen du continent africain, dépassée par l’Allemagne.

Ce constat symbolise l’érosion continue des parts de marché des entreprises françaises en Afrique : alors que les exportations représentaient près de 11 % des flux vers l’Afrique au début du millénaire, leur poids a été divisé par deux en 2017, pour représenter 5,5  %. L’analyse des flux commerciaux par secteur de cette étude révèle que la perte d’influence française n’est pas seulement imputable à la Chine : les autres grands émergents, mais surtout certains voisins européens, ont réussi à tirer leur épingle du jeu sur le marché africain.

Si la perte de vitesse des performances françaises à l’export, notamment dans des secteurs phares comme l’automobile, la pharmacie ou les biens d’équipements, n’est pas une caractéristique propre au commerce avec l’Afrique, l’ampleur de la chute des parts de marché françaises interpelle. Alors que l’activité de nombreux pays sur le continent repart de l’avant après avoir subi les conséquences des chocs extérieurs en 2016, cette étude s’attache aussi à identifier les marchés où le potentiel de commerce peut être plus largement exploité. Outre les marchés d’Afrique de l’Est et d’Afrique australe, avec lesquels les fl ux commerciaux sont relativement faibles, notre analyse, dérivée d’un modèle de gravité, révèle également que les performances à l’export vers l’Algérie et le Maroc se situent nettement en-deçà de leur potentiel.

 

 

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