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Afghanistan

Afghanistan

Population 32,007 millions
PIB par habitant 615 US$
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,3 0,8 2,0 3,0
Inflation (moyenne annuelle) 4,7 -1,5 4,5 6,0
Solde budgétaire / PIB (%) -1,7 -1,4 0,1 -0,1
Solde courant / PIB (%) 2,4 4,7 4,5 1,1
Dette publique / PIB (%) 6,4 6,3 6,7 6,9

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Soutien significatif de la communauté internationale
  • Perspectives d’exploitation de matières premières (gaz, pétrole, minéraux, etc.)

POINTS FAIBLES

  • Situation géopolitique instable
  • Corruption répandue et lacunes en termes de gouvernance
  • Dépendance aux dons très importante
  • Fragilités du système bancaire
  • Forte dépendance au secteur agricole

appréciation du risque

Une économie toujours très dépendante du secteur agricole

Malgré une dégradation de la situation sécuritaire, l’activité économique devrait continuer à croître, sans pour autant retrouver ses niveaux de la décennie précédente (11,5 % en moyenne annuelle sur la période 2007-2012). Le secteur agricole resterait le principal contributeur de la croissance du pays (25 % du PIB) et serait toujours le premier employeur du pays (80 % de la population active). Les niveaux de production devraient rester élevés, tout en demeurant contraints par les conditions climatiques (sécheresse) ainsi que par le manque d’infrastructures permettant l’approvisionnement en eau. La production d’opium (80 % de la production mondiale) est certes illégale, mais devrait continuer à s’accroître (représentant environ 4 % du PIB), après une forte croissance en 2016 (+43 %). Les agriculteurs s’orienteraient de plus en plus vers cette production en raison de sa rentabilité supérieure, notamment dans le Nord du pays où l’aggravation de la situation sécuritaire contraindrait la lutte du gouvernement contre cette pratique. L’investissement serait également pénalisé par la situation sécuritaire restreignant fortement l’afflux de capitaux étrangers, notamment dans le secteur minier, qui offre pourtant des opportunités économiques considérables.
La consommation des ménages serait dynamique, s’expliquant en partie par les revenus tirés de la production de l’opium ainsi que l’afflux massif de réfugiés. En effet, en 2016, près de 600 000 afghans ont été forcés à quitter le Pakistan pour retourner dans leur pays. La situation humanitaire de ces derniers est préoccupante, à laquelle s’ajoute celle des 500 000 personnes déplacées par le conflit à l’intérieur du pays.
L’inflation devrait fortement s’accroître en 2017. La hausse modérée des prix du pétrole devraient renchérir les prix des biens importés, et l’afflux massif de réfugiés accentuerait également les tensions inflationnistes. Le niveau confortable des réserves de change permettrait de maintenir la stabilité de la devise à court terme.

 

Des déficits jumeaux importants, financés par l’aide internationale

Malgré une dette publique en apparence faible, la situation budgétaire de l’Afghanistan est loin d’être viable. En effet, 70 % du budget dépend de l’aide internationale et le déficit public hors dons s’élèverait à environ 10 % du PIB. Néanmoins, les autorités, en partenariat avec les organisations internationales, ont élaboré un plan d’action visant plusieurs pans de l’économie (gestion de l’eau, création d’emplois en dehors du secteur agricole, etc.) afin de diversifier et de renforcer l’économie. Une meilleure administration fiscale devrait permettre d’augmenter graduellement les recettes fiscales (+20 % en 2015) afin de réduire la dépendance à l’aide internationale. De plus, l’exploitation minière (retardée du fait de l’insécurité et du manque d’infrastructures adéquates) représenterait également une source prometteuse de recettes fiscales. Cependant, au vu de la dégradation récente de la situation sécuritaire, une vaste collecte de fonds a été organisée fin 2016 à Bruxelles, permettant ainsi de récolter 13,6 milliards d’euros de promesses de dons sur la période 2017-2020 auprès de 75 pays et 25 organisations internationales.
Le solde courant serait également largement déficitaire (36 % du PIB) en l’absence du soutien international. En 2017, la balance des biens et services resterait déficitaire (les importations en valeur représentent environ quatre fois les exportations). L’économie serait donc toujours très dépendante des importations qui sont majoritairement des biens d’équipement, du pétrole et des denrées alimentaires alors que les principaux biens exportés sont des fruits secs et des tapis.

 

Une situation sécuritaire toujours préoccupante

Outre le volet économique, la situation sécuritaire demeure l’une des priorités du Président Ashraf Ghani, élu en septembre 2014, mais s’est détériorée significativement en 2016. Les talibans continuent de mener des offensives dans les deux tiers du pays et les attentats terroristes dans les grandes villes se multiplient. Cette situation a entrainé un report du retrait des troupes étrangères en Afghanistan (maintien d’au moins 10 000 soldats jusqu’à fin 2017) afin de soutenir l’armée régulière face à la montée en puissance des talibans.
Par ailleurs, l’accroissement de l’aide internationale est conditionné à une intensification de la lutte contre la corruption qui est menée par le Président Ghani. En effet, la gouvernance demeure un important défi à relever dans la mesure où le pays figure comme l’un des plus mal classé au monde, se classant 183ème sur 190 dans le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale et 166ème sur 168 selon le classement de la corruption de Transparency International.
Au niveau international, l’Afghanistan et le Turkménistan ont renforcé leur coopération bilatérale depuis plusieurs années. Plusieurs projets d’infrastructure sont en cours d’élaboration, notamment un pipeline de gaz reliant ces deux pays au Pakistan et l’Inde ainsi que le développement d’un important réseau ferré.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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