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Asie émergente
Moyen-Orient & Turquie
Changer de secteur

Forces

  • Période d’innovation sans précédent dans le secteur
  • Reprise de la demande européenne
  • Les constructeurs automobiles sont parmi les premiers investisseurs mondiaux en R&D

Faiblesses

  • Ralentissement de la Chine et des États-Unis
  • Situation de la Chine avec une situation de surcapacité et un mouvement en cours de rééquilibrage de son économie
  • Normes anti-pollution de plus en plus restrictives nécessitant de lourds investissements
  • Risque de crédit dégradé aux États-Unis et au Royaume-Uni

Evaluation des risques

Les faits marquants
Ventes de véhicules neufs, (Glissement annuel)

Ventes de véhicules neufs, (Glissement annuel)

Le marché automobile mondial est hétérogène, avec une opposition entre les marchés européens dynamiques et celui américain qui ne cesse de ralentir. Enfin, le marché chinois se distingue car il est largement subventionné par l’État.

La croissance des ventes automobiles ralentit en Chine. Ceci s’explique notamment par l’impact de la baisse de la fiscalité sur les moteurs de moins de 1,6 l qui avait permis une reprise du marché. La concurrence est aussi plus intense qu’auparavant entre constructeurs, ce qui profite aux marques domestiques, ainsi qu’aux groupes allemands du fait de leur implantation solide.

Aux États-Unis, les ventes de véhicules continuent de ralentir. Le segment des véhicules commerciaux (« light trucks ») qui se maintient, permet aux constructeurs de continuer d’écouler leur production. Or les valeurs résiduelles des véhiculent mis en location décroissent ; ce qui pourra avoir un impact négatif couplé à la dégradation du risque de crédit.

Du côté de l’Europe de l’Ouest, tous les principaux marchés sont en hausse en rythme annuel, à l’exception du Royaume-Uni, dont la « success-story » pourrait rencontrer des difficultés ; principalement en raison des incertitudes liées aux Brexit.

Demande

La demande mondiale est contrastée, avec un ralentissement aux États-Unis, tandis que les perspectives sont plus positives en Chine et en Europe.

En Chine, le doute s’installe sur la croissance des ventes. L’abaissement de la taxe sur les petites cylindrées ne devrait pas perdurer en 2018. Ainsi, nous anticipons un ralentissement ou une décrue des ventes. Enfin, les véhicules électriques et hybrides devraient continuer de bénéficier d’un fort engouement de la part des consommateurs chinois. En effet, les autorités centrales promeuvent ces véhicules afin de limiter la pollution endémique sur le territoire chinois, mais aussi pour bâtir des champions nationaux. Cette promotion prend même la forme d’objectifs quantitatifs à atteindre: en 2019, entre 4 % et 5 % des ventes de chaque constructeur sera composée des véhicules électriques ou hybrides. Toutefois, ce plan a reçu un accueil mitigé de la part des principaux acteurs du secteur qui soulignent la difficulté de mise en œuvre.

Aux États-Unis, la hausse des taux d’intérêt en juin 2017 a entraîné un renchérissement du coût des emprunts: le taux est passé de 4,9 % en décembre 2016 à 5,6 % à fin juin 2017. La qualité du crédit (90 % des véhicules neufs sont financés via ce canal) décroît en partie car les maturités atteignent jusqu’à 7 ans (84 mois), excluant ces emprunteurs du marché, et accentuant la perte de valeur résiduelle des véhicules. En outre, malgré un taux de chômage historiquement bas, le taux de participation au marché du travail à fin octobre 2017 est inférieur de 4 points de pourcentage à celui de janvier 2007. Néanmoins, le salaire médian a crû de 3,1 % entre 2016 et 2015.

Selon Eurostat, le taux de chômage de la zone Euro a décru de 1 point de pourcentage à fin octobre 2017 par rapport à octobre 2016, s’établissant à 8,8 %. Bien qu’il demeure élevé en Europe du Sud, les immatriculations de véhicules y sont dynamiques, portées par le rééquipement des loueurs et des entreprises, afin de profiter de modèles aux coûts d’entretien moindres. En 2017, les taux d’intérêt devraient demeurer bas et favoriser les crédits automobiles ainsi que des schémas de financement plus récents telle la location avec option d’achat (LOA). Néanmoins, la demande ne devrait pas être aussi forte que celle connue jusqu’à présent, même si la confiance des ménages européens devrait rester bien orientée.

Offre

Les ventes semblent se diriger vers un pic en Europe de l’Ouest, tandis que la Chine devrait connaître quelques soubresauts.

Coface prévoit une hausse des ventes de véhicules en Chine continentale entre 4 % et 5 % en 2018. Le pays devient incontournable en ce qui concerne la production et la vente de véhicules électriques et/ou hybrides. En effet, le gouvernement central encourage fortement ces technologies via un rabais fiscal. Ainsi, le groupe Volkswagen a annoncé récemment l’introduction de 25 nouveaux modèles électriques dans ce pays entre 2020 et 2025, et compte de ce fait investir 12 milliards USD avec ses coentreprises. Le pays est bien armé pour retenir la pôle position dans ce domaine, via une politique forte liée à la mobilité, mais aussi en acquérant des producteurs de lithium en Amérique latine ou en Australie.

Aux États-Unis, les ventes de véhicules neufs devraient continuer de se contracter en 2018. Avec l’arrivée sur le marché de l’occasion de millions de véhicules issus des contrats de crédit-bail, les valeurs résiduelles devraient diminuer de 3 % en 2018 selon l’entreprise d’intelligence économique LMC Automotive, contre 6 % en 2017. A cela s’ajoute une intensification de la compétition entre constructeurs, qui devrait éroder les marges. Enfin, les accords de l’ALENA sont le sujet d’âpres renégociations entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Les propositions américaines sur la détermination de la part de production locale de chaque véhicule posent problèmes aux deux autres pays. Elles réclament une plus forte inclusion d’équipements produits aux États-Unis, au détriment de ses partenaires.

Les immatriculations en Europe de l’Ouest devraient continuer à croître en 2018. Selon nos calculs, le chiffre d’affaires cumulé des principaux constructeurs et équipementiers a crû d’à peu près 8 % au troisième trimestre 2017 sur un an. Néanmoins, la sortie du Royaume-Uni de l’UE, programmée en mars 2019 devrait non seulement présenter des risques pour l’industrie automobile britannique, mais entraînerait des modifications dans l’organisation de la production européenne. Ceci étant, les constructeurs et équipementiers européens sont en pointe dans les domaines de l’aide à la conduite, ainsi que la réduction des émissions de particules, du fait de l’impulsion donnée par les politiques publiques. Dans ce dernier domaine, la présence d’un réseau de distribution dense devrait aussi aider les constructeurs européens à résister à la concurrence du constructeur américain Tesla.

 

Dernière mise à jour : janvier 2018

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