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Bosnie-Herzégovine

Bosnie-Herzégovine

Population 3,9 millions
PIB par habitant 4693 milliards $US
D
Evaluation des risques dans ce pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 2,4 1,1 2,8 3,0
Inflation (moyenne annuelle) -0,1 -0,9 0,5 1,0
Solde budgétaire / PIB (%) -1,9 -2,6 -1,7 -1,4
Solde courant / PIB (%) -5,7 -7,7 -7,7 -7,5
Dette publique / PIB (%) 41,5 44,7 45,4 44,9

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Assistance financière du FMI
  • Transferts importants des travailleurs expatriés
  • Conclusion d’un accord de stabilisation et d’association avec l’UE

POINTS FAIBLES

  • Faible diversification des exportations
  • Taux de chômage élevé
  • Taille importante du secteur informel
  • Carences en matière d’infrastructures et d’environnement des affaires
  • Fragmentation institutionnelle et ethnique

Appréciation du risque

Reprise de l’activité soutenue par la consommation

En 2016, l’activité devrait progressivement accélérer. L’élément porteur principal devrait être la consommation des ménages qui bénéficierait de l’augmentation des revenus réels disponibles induite par la faible inflation, ainsi que du rebond des transferts de fonds des expatriés. Après avoir pâti des inondations durant les deux dernières années, l’investissement public devrait enregistrer une reprise. Alors que les infrastructures, notamment les routes, continueront de profiter des financements émanant de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ainsi que de la banque de développement allemande Kreditanstalt für Wiederaufbau, l’investissement privé devrait se maintenir à un niveau faible et continuerait d’être entravé par un environnement des affaires instable, un marché de l’emploi rigide. Les exportations devraient  afficher une croissance modérée au regard de la reprise atone de l’Union européenne. Elles devraient profiter d’une bonne tenue des marchés allemands et italiens, même si les produits exportés, à savoir mobilier, minéraux combustibles, produits distillés et chaussures, demeurent des biens à faible valeur ajoutée. La contribution des échanges extérieurs à la croissance devrait toutefois être négative au vu du dynamisme des importations stimulées par la consommation. Le secteur des services devrait soutenir la croissance en 2016 grâce à la performance du commerce, des systèmes d’information et des services financiers.

 

Un retour progressif à la consolidation budgétaire mais un déficit courant persistant

Le solde public devrait rester faiblement déficitaire en 2016. La réduction du déficit budgétaire a été possible grâce à un plan de consolidation entamé en 2015 incluant l’amélioration de la collecte des impôts. En outre, un programme de réformes structurelles visant à se rapprocher de l’équilibre budgétaire à l’horizon 2017 est attendu en vue d’une éventuelle adhésion à l’Union européenne.

Le poids de la dette publique ne devrait pas se réduire de manière significative en raison de la décision du FMI de suspendre le versement de fonds dans le cadre duStand-By Arrangementpour causede  défaillances dans la gouvernance. En effet, la consolidation budgétaire a été entravée par la complexité institutionnelle et la dispersion des compétences entre l’Etat central et les deux Entités constituant la Fédération.

Le déficit courant demeure élevé du fait de la progression des importations induite par la forte demande domestique. Néanmoins, le creusement du déficit de la balance commerciale devrait être compensé par le surplus de la balance des services et par le rebond des transferts des travailleurs expatriés, tributaires de la conjoncture européenne. Les IDE continueraient à augmenter modérément (l’UE étant le principal pourvoyeur et la reprise économique dans la zone étant progressive). Les réserves de change devraient se maintenir à un niveau confortable, équivalant à 6 mois d’importations.

 

Une situation politique marquée par des divisions ethniques et la coexistence de deux gouvernements

Suite aux accords de Dayton en 1995, l’administration bosniaque est fragmentée en deux entités autonomes distinctes : la fédération de Bosnie-Herzégovine et la république serbe de Bosnie. L’Etat central a à sa tête une Présidence collégiale représentative des trois "peuples constitutifs" qui tourne tous les 8 mois. La Constitution ne reconnaît que très peu de pouvoirs à l’Etat central chargé de la politique extérieure et monétaire, des transports et de la défense.  La complexité de l’administration publique a créé des défaillances en termes de gouvernance et affaibli le pouvoir de l’exécutif central. Les dernières élections qui se sont tenues en octobre 2014 se sont soldées par la victoire des partis nationalistes. Un gouvernement de coalition représentant les trois communautés, à savoir les bosniaques musulmans, les croates catholiques et les serbes orthodoxes, n’a été mis en place qu’en mars 2015 suite à de nombreuses négociations multipartites.

Les prochaines élections générales à la fois au niveau central et au niveau des deux entités auront lieu en octobre 2018, tandis que les élections municipales auront lieu en octobre 2016. Ces élections devraient être une  épreuve cruciale pour les gouvernements actuels, et devraient évaluer leur succès en termes d’implémentation des réformes prévues dans le cadre du pacte de Stabilisation et d’association, mis en place en juin 2015 en vue de l’adhésion à l’UE.

Le climat des affaires restera affecté par la fragmentation politique et contraint dans un pays où le système judiciaire est défaillant, avec un haut degré de corruption et un secteur informel massif. Le rapport Doing Businessplace la pays en 79ème position sur 189 pays en termes de facilité à faire des affaires.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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