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Bulgarie

Bulgarie

Population 7,1 millions
PIB par habitant 6842 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 1,3 3,6 3,3 3,0
Inflation (moyenne annuelle) -1,6 -1,1 -1,0 1,0
Solde budgétaire / PIB (%) -5,5 -1,7 -1,0 -1.1
Solde courant / PIB (%) 0,1 0,4 2,0 1,0
Dette publique / PIB (%) 27,0 26,0 29,0 27,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Fixité de la parité avec l’euro (1 euro=1,96 lev) confortée par d’importantes réserves de change
  • Base productive diversifiée
  • Faibles coûts de production : bonne compétitivité
  • Faible dette publique
  • Nombreux atouts touristiques

POINTS FAIBLES

  • Instabilité gouvernementale, morcellement du paysage politique et proximité avec les milieux d’affaires
  • Corruption et crime organisé
  • Efficacité médiocre des services publics et de la justice (influence des milieux d’affaires)
  • Mauvaise absorption des fonds structurels européens
  • Surveillance encore insuffisante du secteur bancaire
  • Manque de main d’œuvre qualifiée et chômage de longue durée élevé (61 %)
  • Faible participation des ruraux, des Roma et des seniors à la population active
  • Une population relativement pauvre (PIB par tête = 45 % moyenne UE) et en diminution

Appréciation du risque

Croissance modérée fondée sur la demande interne et externe

Malgré le retour (timide) de l’inflation, la consommation des ménages resterait la principale contributrice à la croissance. Leurs revenus sont tirés par le manque de main d’œuvre qualifiée lié, à la fois, à l’inadéquation des formations et à l’émigration. La hausse du salaire minimum et la progression de l’emploi, notamment dans l’industrie et le commerce, jouent aussi favorablement. Grâce au redémarrage du crédit intervenu au 2ème semestre 2016, dans le sillage des résultats des stress tests confirmant la consolidation du secteur bancaire, l’investissement privé devrait confirmer sa reprise. Après son recul entrainé par la transition entre deux programmes européens de financement, l’investissement public redémarrerait. Cependant, les traces des excès et du surendettement qui les a accompagnés, culminant avec la faillite de la quatrième banque du pays en 2014, restent présentes dans les esprits et inciteront ménages et entreprises à la mesure, du moins jusqu’aux nouvelles élections législatives anticipées prévues pour le printemps 2017. Les exportations, diversifiées, avec les céréales, les oléagineux, le tabac, l’habillement, les médicaments, les machines, les métaux et l’électricité conserveraient une progression modérée. Elles restent compétitives, car les salaires, malgré leur hausse dépassant celle de la productivité depuis 2013, restent bas. Néanmoins, compte tenu des importations soutenues par la bonne orientation de la demande intérieure, la contribution positive des échanges extérieurs pourrait être moindre.

 

Solides comptes publics et extérieurs, mais coûteuses entreprises publiques

Malgré le sauvetage bancaire de 2014-2015, le poids de la dette publique est resté modique. La hausse de 2016 s’explique par du préfinancement venu augmenter les réserves de l’Etat. Grâce au faible déficit, dont la disparition est prévue pour 2020, et à une croissance supérieure au taux d’intérêt moyen, la dette devrait s’alléger. La consolidation budgétaire devrait reprendre après un léger desserrage susceptible de précéder l’épisode électoral du printemps 2017. Elle serait mesurée (le premier ministre a dû quitter le pouvoir en février 2013 sur fond de mécontentement populaire provoqué par l’augmentation des prix de l’électricité) et axée sur la réduction des dépenses de personnel et des achats, ainsi que sur l’augmentation des taxes d’accise et des cotisations sociales. Le potentiel d’amélioration est significatif. L’économie souterraine est estimée à 30 % de l’économie totale. Les entreprises publiques (électricité, chemins de fer, poste, eau) enregistrent généralement des performances médiocres et certaines sont déficitaires. Leur endettement est non négligeable, mais, pour l’essentiel, ne bénéficie pas de la garantie de l’Etat. La compagnie nationale d’électricité (NEK) est victime de la sous-tarification et affiche un endettement équivalent à 8 % du PIB. Elle devrait bénéficier d’un prêt sans intérêt de l’Etat équivalent à 1,4 % du PIB pour indemniser un constructeur russe pour l’annulation de la construction de la centrale nucléaire de Belene. Dans cette hypothèse, le déficit et la dette publique augmenteraient d’autant. L’assainissement du secteur public permettrait d’accroître l’investissement public qui ne représente que 6 % du PIB, malgré le retard en infrastructures routières et la contribution européenne.

Malgré la bonne compétitivité-prix de ses exportations, le pays a enregistré en 2015 un déficit commercial représentant 5,8 % du PIB, susceptible de se creuser avec le dynamisme de la demande intérieure. Ceci s’explique par sa dépendance énergétique : 35 % des besoins sont couverts par l’étranger dont 11 % par la Russie (totalité du gaz) et la nécessité d’importer des biens d’équipement. Ce déficit est plus que compensé par l’excédent des services (6,8 % du PIB) avec le transport routier et le tourisme centré sur les plages de la mer Noire. Par ailleurs, les rapatriements de dividendes par les investisseurs étrangers et le paiement des intérêts de la dette extérieure (4,2 % du PIB à eux deux) sont presque égalés par les transferts des émigrés. Le léger excédent courant, les fonds européens et les investissements directs étrangers permettent, à la fois, d’alimenter les réserves en devises dont l’opulence (plus de 9 mois d’imports) assure la crédibilité de l’ancrage du lev à l’euro et de servir une dette extérieure représentant (à fin juillet 2016) 77 % du PIB, se réduisant et essentiellement à la charge des entreprises, les seuls prêts intragroupes en représentant le tiers.

 

Instabilité gouvernementale et morcellement politique ralentissent les réformes

Suite à la défaite de la candidate qu’il soutenait lors de la présidentielle de novembre 2016, le premier ministre Boïko Borisov a démissionné. Depuis octobre 2014, il dirigeait un gouvernement de coalition centré sur son parti de centre-droit, Citoyens pour le développement européen de la Bulgarie (GERB), et devenu minoritaire en mai 2016 suite à des défections. Les électeurs ont voulu marquer leur lassitude face à leur niveau de vie relativement bas, aux inégalités entretenues par une imposition uniforme de 10 %, à la corruption, au crime organisé et aux achats de vote. Sauf si une nouvelle majorité était trouvée, le nouveau président socialiste (PS) Rumen Radev devrait convoquer des élections anticipées pour le printemps 2017. La proportionnelle intégrale pourrait être abandonnée, ce qui réduirait le morcellement du paysage politique, la dépendance des deux grands partis PS et GERB à la bonne volonté des multiples petites formations, l’instabilité gouvernementale et la fréquence des élections anticipées.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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