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Burkina Faso

Burkina Faso

Population 17,4 millions
PIB par habitant 717,4 $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 6,6 4,0 4,0 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 0,5 -0,3 0,0 1,6
Solde budgétaire* / PIB (%)  -8,9 -6,0 -7,5 -7,7
Solde courant / PIB (%)  -6,6 -6,1 -7,5 -7,6
Dette publique / PIB (%)  28,7 28,5 33,5 32,5

 

(e) Estimations  (p) Prévisions  * hors dons

POINTS FORTS

  • Premier producteur de coton en Afrique
  • Montée en puissance de la production aurifère (4ème producteur d’Afrique)
  • Bons antécédents de politique économique et mise en œuvre de réformes structurelles
  • Soutien de la communauté financière internationale (un des premiers pays à avoir bénéficié de l’initiative PPTE)

POINTS FAIBLES

  • Economie fortement exposée aux aléas climatiques
  • Vulnérabilité à l’évolution des cours du coton et de l’or
  • Forte dépendance à l’aide extérieure
  • Pression démographique et taux de pauvreté très élevé

Appréciation du risque

 

Une croissance vulnérable aux évolutions des cours des matières premières

La croissance a été pénalisée en 2014 et 2015 par la chute des prix des matières premières. Elle provient en effet essentiellement de la production de l’or et du coton, représentant plus de 80 % des recettes d’exportations. Elle devrait cependant rebondir en 2016 : malgré les prix modérés, la production d’or devrait continuer d’être soutenue grâce à la délivrance de plusieurs permis d’exploitation à des sociétés étrangères laissant envisager un début de production de ces mines au cours de 2016. De plus, le nouveau code minier adopté en juin 2015 clarifie la réglementation du secteur et permet la création d’un fond affectant 20 % des redevances collectées par l’Etat sur les produits de l’extraction minière et 1 % du chiffre d’affaire des sociétés minières à des plans locaux de développement. Le secteur cotonnier devrait aussi rester dynamique grâce à l’amélioration de la productivité par le recours accru à la mécanisation, le développement de l’irrigation et l’introduction de semences génétiquement modifiées plus résistantes à la sécheresse et aux parasites (la culture d’OGM est à l’origine de 80 % de la production de coton du pays). La création de trois pôles de croissance, après la réussite de celui de Bagré, devrait permettre de lancer de nouvelles activités favorisant la diversification de l’économie et d’attirer des investissements. Néanmoins, le manque d’infrastructures pénalisera toujours l’activité notamment en raison d’une production et distribution d’électricité très restreintes. La poursuite des investissements publics, soutenus par les nombreux projets de la Banque mondiale, devrait en partie s’atteler à la réhabilitation et l’extension du réseau électrique. La stabilisation de la situation politique devrait favoriser un retour progressif des investissements privés.
L’inflation devrait augmenter en 2016 via la reprise de la consommation privée, soutenue par la forte démographie et les dépenses du plan de Stratégie de Croissance Accélérée et de Développement Durable (SCADD). Au vu de la sensibilité de l’indice des prix à la volatilité du cours des produits agricoles, l’inflation pourrait s’accroître sous l’effet de mauvaises récoltes liées à des conditions climatiques défavorables.

 

Des déficits budgétaire et courant qui se maintiennent

Le déficit budgétaire devrait se maintenir à un niveau élevé en 2016. Les recettes du gouvernement devraient rester faibles en raison des prix bas du coton et de l’or. Le nouveau code minier qui supprime l’exonération fiscale sur les revenus des sociétés minières et impose un impôt unique de 27 %, devrait cependant améliorer la récolte des recettes fiscales. D’autre part, les dépenses resteraient importantes, notamment sociales, dans le cadre de la seconde phase du plan SCADD pour améliorer les infrastructures et combattre la pauvreté. Le décaissement de 32,3 millions de dollars par le FMI dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit devrait participer au financement de ce déficit. La dette reste à un niveau modéré mais le pays est dépendant des bailleurs de fonds internationaux.
Le déficit courant devrait rester à un niveau important, les exportations étant fortement pénalisées par les faibles prix de l’or et du coton. L’allègement de la facture d’importations par les prix modérés du pétrole et des matières premières ainsi que les flux de transferts conséquents ne permettraient pas cependant de compenser la baisse des recettes d’exportations.

 

Des défis de taille pour le nouveau président

La scène politique burkinabé a été particulièrement instable avec l’insurrection populaire en octobre 2014 qui a chassé Blaise Compaoré du pouvoir puis la tentative de coup d’Etat militaire sur le gouvernement de transition en septembre 2015. L’élection de Roch Marc Christian Kaboré avec 53,5 % des voix au premier tour des élections présidentielles le 29 novembre 2015, tenues dans la transparence d’après les observateurs internationaux, crée un espoir de retour au calme et à la démocratie. Ancien bras droit de B.Compaoré, il a quitté ses fonctions et la direction du parti pour la Démocratie et le Progrès (CDP) au pouvoir pour fonder son propre parti, le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), qui a obtenu la majorité relative à l’Assemblée Nationale. Le nouveau président devra cependant faire face à des défis de taille dans ce pays qui peine à se développer malgré une aide publique au développement conséquente (9,5 % du RNB en 2013 selon la Banque Mondiale). Le pays se classe 183ème sur 187 à l’IDH et le revenu brut par habitant est de 717 USD, soit un des plus faibles dans le monde. La pauvreté et le chômage élevés, la corruption et les possibilités économiques limitées demeurent donc un risque pour la stabilité politique et sociale en 2016. Le développement du pays restera dirigé par la seconde phase du SCADD soutenue par la Banque Mondiale et le FMI. La mauvaise qualité des infrastructures (transport, électricité, justice, santé, éducation) contribue à un environnement des affaires difficile (143ème sur 189 selon l’étude Doing Business 2016 de la Banque Mondiale). La persistance des tensions au Mali notamment par la présence de groupes terroristes islamistes renforce le sentiment d’insécurité régionale qui pénalise les investissements.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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