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Congo

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Population 4,2 millions
PIB par habitant 1855 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 2,6 -2,8 -1,9 2,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,7 3,6 1,8 1,2
Solde public / PIB (%) -17,8 -20,5 -9,1 -4,5
Solde courant / PIB (%) -42,9 -70,1 -15,9 -6,0
Dette publique / PIB (%) 96,3 115,0 117,7 116,0

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, potassium, phosphates, bois) et potentiel agricole
  • Potentiel de diversification de l’économie avec l’ouverture de zones franches

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du pétrole et de la Chine
  • Manque d’infrastructures, réduction insuffisante de la pauvreté
  • Environnement des affaires pénalisant et faible gouvernance
  • Manque de transparence sur le niveau de sa dette et incertitudes quant au paiement des intérêts

Appréciation du risque

Une croissance toujours très dépendante du pétrole et de la Chine

Après deux années de récession, la croissance devrait repartir à la hausse en 2018, stimulée par une augmentation de la production pétrolière, soutenue par des prix plus favorables. La hausse de la production dans les deux nouveaux champs pétroliers de Moho Project (Total & Chevron) et Banga Kayo (Wing Wah Petrochemical), devrait porter le volume de production à 300 000 b/j en 2018 contre 238 000 b/j en 2016. L’ouverture d’une zone franche dans la région de Pointe-Noire, financée par la Chine et prochainement inaugurée lors du sommet Chine-Afrique 2018, devrait favoriser la diversification de l’économie autour d’activités pétro-chimiques, touristiques et agro-alimentaires. Les perspectives de croissance restent toutefois limitées par les lacunes en termes d’infrastructures, avec notamment l’arrêt des activités ferroviaires entre la capitale économique, Pointe-Noire, et Brazzaville, depuis fin 2016, suite à l’effondrement de deux ponts. En tant que premier partenaire économique du Congo, la Chine joue un rôle prépondérant dans les investissements en infrastructure (nouveau barrage hydro-électrique près de Liouesso, inauguré en mai 2017). Cependant, le ralentissement de la croissance chinoise risque de provoquer une baisse de ces flux d’investissements, limitant les perspectives de financement pour le gouvernement congolais déjà soumis à de fortes pressions budgétaires. Du point de vue de la consommation, les efforts de consolidation budgétaire du gouvernement, dans le cadre des négociations avec le FMI, devraient peser sur la demande domestique. Enfin, l’inflation devrait rester relativement stable en 2018, toujours en-deçà de la cible des 3 % de la BEAC (Banque des États d’Afrique Centrale).

 

Une légère amélioration des déficits jumeaux

La situation financière du gouvernement congolais s’est fortement dégradée au cours des trois dernières années, suite à la chute du cours des matières premières, principale source de revenus du gouvernement. L’engagement du gouvernement à maintenir son programme d’investissement en infrastructure malgré la forte baisse de ses revenus a mené à une explosion de la dette publique. Le déficit a été largement financé par des prélèvements sur les réserves de change qui ont atteint un niveau très bas (trois semaines et demie d’imports en juillet 2017), fragilisant les capacités de paiement du pays. Des mesures de réduction des dépenses courantes (identification des emplois fictifs, encadrement des primes des ministres, limitations des déplacements) ont permis de réduire le déficit en 2017. Les négociations en cours avec le FMI, afin de permettre au Congo d’adhérer à un nouveau programme du Fond, laissent prévoir une nouvelle amélioration des comptes publics en 2018. L’incertitude demeure, néanmoins, quant au remboursement de la dette après un défaut temporaire du Congo sur ses Eurobonds en juillet 2017. Ce défaut s’explique par la saisie judiciaire des fonds dévolus au paiement des intérêts dans le cadre du différend qui oppose l’État congolais à l’entreprise de construction Commisimpex. Cette dernière réclame 1,1 milliard USD pour des travaux d’infrastructures non-payés, et la non-résolution du litige fait peser la menace d’un nouveau gel des transferts sur les futurs paiements d’intérêts de la dette. Enfin, du point de vue des comptes extérieurs, la balance des biens et services est largement déficitaire (58 % du PIB en 2016). La hausse de la production pétrolière en 2018 devrait stimuler les exportations et permettre de réduire substantiellement le déficit courant. Ce dernier est en partie financé par les investissements indirects étrangers et les autres investissements nets (10 % du PIB en 2016).

 

Une mainmise du président dans un contexte de fortes tensions sociales et sécuritaires

La mainmise du président Sassou-Nguesso sur le pouvoir, après sa réélection pour un troisième mandat en 2016 au cours d’élections contestées, a été renforcée par les élections législatives de juillet 2017. Son parti (Parti congolais du travail) a remporté 90 sièges sur les 151 que compte l’Assemblée, sans compter la dizaine de sièges remportée par ses alliés. L’opposition (Union panafricaine pour la démocratie sociale et l’Union des démocrates et humanistes) est très divisée et n’a obtenu qu’une dizaine de sièges au total. Le climat social reste très tendu avec des manifestations de fonctionnaires, suite à des retards importants de salaire. Par ailleurs, on note, depuis avril 2016, un regain de tensions dans la région du Pool, voisine de Brazzaville, entre les forces de sécurité et les ex-rebelles ninjas proches du Pasteur Ntumi. Enfin, les relations avec la République démocratique du Congo voisine devraient demeurer distendues en raison de la montée de l’instabilité politique dans ce pays. Cette instabilité politique devrait s’avérer nuisible au climat des affaires dans le pays, dans un contexte de gouvernance déficiente et un niveau de corruption très élevé.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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