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Estonie

Estonie

Population 1.3 million
PIB par habitant 17288 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,8 1,4 1,6 2,3
Inflation (moyenne annuelle) 0,5 0,1 0,8 2,6
Solde budgétaire / PIB (%) 0,7 0,1 0,4 -0,5
Solde courant / PIB (%) 1,0 2,1 1,4 1,0
Dette publique / PIB (%) 10,7 10,1 9,4 9,8

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Comptes publics équilibrés et faible endettement
  • Appartenance à la zone euro et à l’OCDE
  • Liens commerciaux, financiers et culturels étroits avec la Scandinavie
  • Quasi-autosuffisance énergétique grâce aux schistes bitumineux
  • Développement de secteurs à forte valeur ajoutée (électronique, services informatiques)
  • Environnement des affaires très favorable
  • Numérisation des procédures administratives
  • Flexibilité de la politique économique

POINTS FAIBLES

  • Petite économie ouverte
  • Baisse de la population active
  • Baisse de la compétitivité et de la rentabilité : le coût du travail progresse plus vite que la productivité
  • Manque de liaisons terrestres avec le reste de l’Union européenne
  • Dépendance de l’électronique aux importations d’une seule société suédoise
  • Retard de développement des régions orientales à majorité russophone

APPRECIATION DU RISQUE 

Dynamisme de la demande intérieure

Après deux années en demi-teinte, du fait de l’écroulement du marché russe et de l’impact sur la dépense publique de l’interruption des financements européens entre deux programmes, l’activité devrait accélérer en 2017. La consommation des ménages (53% du PIB) restera le principal moteur de la croissance. L’augmentation des aides pour les retraités et des allocations familiales, la progression de l’emploi, celle des salaires favorisée par la baisse de la population active, et une nouvelle hausse du salaire minimum devraient compenser la hausse des droits indirects sur l’alcool, le tabac, le carburant et l’hôtellerie-restauration. Avec le retour des fonds européens, l’investissement public dans les infrastructures poursuivrait sa reprise, tout comme l’investissement privé en équipements du fait du taux élevé d’utilisation des capacités de production confrontées à une demande extérieure bien orientée et absorbant 70% de la production industrielle. De plus, les entreprises jouissent d’une exonération d’impôt pour leurs profits réinvestis. Les exportateurs ont fini par digérer l’impact de la récession et des contre-sanctions russes. Les produits laitiers, le poisson et l’alcool, dont la Russie était friande, ont trouvé des marchés de substitution, en Scandinavie, mais également hors d’Europe, aidés par la dépréciation de l’euro. Le bois brut ou sous forme d’éléments pour la maison, les meubles et la literie trouvent preneurs au Danemark et en Suède, mais pourraient souffrir de la dépréciation de la livre britannique. La société suédoise Ericsson continue de se fournir en équipements de télécommunication estoniens. La raréfaction des touristes russes et finlandais est en grande partie compensée par la fréquentation accrue des allemands, des lituaniens, des norvégiens et des asiatiques. Par contre, l’activité de transport ferroviaire et routier pâtit de la baisse du transit de biens d’équipement à destination de la Russie, d’autant que cette dernière favorise ses ports.

 

Excellence des comptes publics et extérieurs

La nouvelle équipe gouvernementale ne devrait pas significativement altérer la situation excellente des finances publiques. La progression des dépenses courantes et la poursuite de l’augmentation des dépenses de défense n’entraîneraient qu’un faible déficit qui serait financé par les réserves qui, d’ailleurs, dépassent la dette.

Le déficit commercial (4,3% du PIB en 2015) est largement compensé par l’excédent des services, notamment informatiques, technologiques ou transitaires (8,4% du PIB). Les rapatriements de dividendes par les investisseurs suédois, finlandais et néerlandais, très présents dans la grande distribution, l’immobilier, la finance, mais aussi l’industrie, dépassent de peu les rentrées provenant des investissements estoniens à l’étranger. Les remises des expatriés égalent celles des travailleurs étrangers présents en Estonie. Les fonds structurels européens destinés à l’investissement représentent en moyenne chaque année 3% du PIB. Les importants investissements directs étrangers ont pour contrepartie les non moins importants investissements directs estoniens et investissements de portefeuille effectués à l’étranger par les fonds estoniens de retraite. La dette extérieure représentait 79% du PIB fin juin 2016, hors dettes intragroupes liées aux investissements directs étrangers. Près de la moitié correspond à des engagements bancaires, essentiellement sous forme de dépôts effectués par les banques suédoises dans leurs filiales locales. La part publique étant faible, le solde est donc constitué par l’endettement du secteur privé non financier. De plus, la dette est plus que compensée par les actifs des fonds de pension à l’étranger.

 

Une importante minorité russe, mais indépendance énergétique

Suite à un vote de défiance intervenu en novembre 2016 suite à désaccords sur la politique économique et sociale, Taavi Rõivas et le Parti réformateur, formation libérale de centre droit au pouvoir depuis 2001, ont cédé la place à une coalition formée autour du chef du Parti du centre, Jüri Ratas. Elle réunit aussi les socio-démocrates (SDE) et les conservateurs de Pro Patri ares Publica (IRL), pourtant participants au précédent gouvernement. Cette coalition inédite a été rendue possible par le changement de direction au sein du Parti du centre, représentation politique de la minorité russophone (1/4 de la population) dont le précédent dirigeant était jugé pro-russe et anti-OTAN, donc infréquentable. Si la politique pro-européenne et la fermeté vis-à-vis de la Russie demeureront, des évolutions budgétaires et sociales sont vraisemblables dans le but d’augmenter la croissance. Le pays jouit d’une relative indépendance énergétique grâce à l’exploitation des schistes bitumineux dont le pays est le premier producteur mondial, et qui couvrent une grande partie des besoins en électricité. De plus, même si le gaz russe n’assure que 10% des besoins en énergie du pays, le pays est relié au terminal gazier lituanien de Klaïpeda qui couvre près de 30% de sa consommation gazière. L’environnement des affaires est excellent. La numérisation du pays est très poussée.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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