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Israël

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Population 8,5 millions
PIB par habitant 37 192 $US
A2
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 2,6 4,0 3,1 3,5
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,6 -0,5 0,2 0,8
Solde public / PIB (%) -2,1 -2,1 -1,8 -2,7
Solde courant / PIB (%) 4,9 3,5 3,0 2,4
Dette publique / PIB (%) 64,1 62,3 62,2 62,2

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Industrie dominée par les produits de haute technologie
  • Main d’œuvre hautement qualifiée
  • Soutien politique et financier des États-Unis et de la diaspora
  • Production de gaz naturel depuis mi-2013, provenant d’importantes réserves offshore

POINTS FAIBLES

  • Fragmentation politique et coalitions gouvernementales fragiles
  • Négociations de paix entre Israël et les territoires Palestiniens au point mort
  • Dette publique relativement élevée

Appréciation du risque

Consommation privée et investissement portent une vive croissance

Après avoir décélérée en 2017, principalement à cause d’un effet de base défavorable, l’activité devrait confirmer sa bonne tenue en 2018. La croissance sera portée par la dynamique de la consommation privée, qui représente 55 % du PIB. Avec un taux de chômage très faible (environ 4 %), une participation en hausse et des salaires réels en progression, la confiance des ménages est au plus haut. De plus, alors que les recettes fiscales ont été plus élevées en 2017 et à l’approche des élections législatives (en 2019), la politique budgétaire devrait être plus expansionniste en 2018. L’investissement public devrait s’accroître en conséquence. En plus des dépenses dans les secteurs sociaux et de la santé, l’investissement dans les infrastructures liées à la mise en service, fin-2019, du champ gazier offshore Leviathan soutiendront la croissance. Afin de combattre un déficit de logements, les politiques publiques pourraient également appuyer le secteur de la construction. Les perspectives pour l’investissement privé demeurent positives, notamment grâce à la politique accommodante de la banque centrale. Il pourrait bénéficier des opportunités offertes par le plan de modernisation des infrastructures, de transports notamment, de 28 milliards de dollars présenté par le gouvernement en septembre 2017. En revanche, une hausse des importations et une croissance modérée des exportations dans les secteurs de la pharmacie, de l’innovation (TIC, électronique) et de la chimie devraient limiter la contribution des échanges extérieurs à la croissance. En effet, le shekel fort devrait peser sur la reprise des exportations.

La dynamique de la demande interne, compte tenu de la progression des salaires, et la hausse des prix des biens importés, notamment de carburant, contribueraient à une inflation positive mais faible.

 

Une politique budgétaire expansionniste creuserait le déficit

Après s’être réduit en 2017, en lien avec une hausse exceptionnelle des revenus, le déficit budgétaire se creuserait en 2018. Cette augmentation du déficit serait imputable à une hausse de la dépense publique. Les domaines sociaux, de la santé et de l’éducation devraient être privilégiés à l’approche des élections. Les dépenses d’infrastructures, particulièrement dans les transports publics et le système de distribution d’électricité, contribueraient également au creusement du déficit. La réduction d’un point de pourcentage du taux d’imposition sur les sociétés, passé à 23 %, de même que les réductions d’impôts sur les revenus devraient ralentir la croissance des recettes. Cette hausse du déficit devrait enrayer la trajectoire descendante de la dette publique des dix dernières années sans menacer la capacité du pays à emprunter à des taux relativement bas sur le marché domestique comme extérieur.

Le solde courant devrait rester excédentaire en 2018, malgré une dégradation de la balance des biens. La croissance des importations, de carburants et de biens d’équipement notamment, devraient être supérieure à celle des exportations. La reprise de ces dernières, après avoir souffert de l’appréciation du shekel, devrait rester modérée. La balance des revenus devrait également rester déficitaire avec les rémunérations versées aux travailleurs non-résidents, notamment palestiniens. Néanmoins, la balance des services, grâce à l’activité touristique, et celle des transferts, en provenance des ÉWtats-Unis et de la diaspora en particulier, feront basculer le solde courant en territoire positif.

 

Le statut de Jérusalem menace de raviver le conflit israélo-palestinien

Reconduit dans ses fonctions de Premier ministre suite aux élections législatives remportées par le Likoud en mars 2015, Benyamin Netanyahou est à la tête d’un gouvernement de coalition composée de six partis. Visé, directement ou indirectement, par plusieurs enquêtes pour des faits de corruption et de conflits d’intérêts, la position du Premier ministre pourrait être fragilisée à l’approche des élections 2019. En outre, la question du service militaire pour les communautés orthodoxes, aujourd’hui exemptées, pourrait créer des divisions entre les partis religieux et sécularisés de la coalition, après que la Cour suprême a statué en septembre 2017 que la Knesset (parlement israélien) avait un an pour légiférer afin de s’assurer que le principe d’égalité était respecté. De plus, un effort international, mené par l’administration de M. Trump, pour relancer le processus de paix israélo-palestinien, pourrait faire ressurgir les frictions internes d’une majorité faible et disparate. La conclusion d’un tel accord de paix paraît très éloignée, particulièrement suite à la décision des États-Unis, fin 2017, de reconnaître Jérusalem comme capitale. Celle-ci, rapidement suivie d’un appel à l’intifada par le Hamas, menace même d’embraser le conflit israélo-palestinien. Outre le conflit, les relations diplomatiques devraient être animées par les convergences avec les États-Unis et l’Arabie Saoudite sur les inquiétudes liées aux ambitions de l’Iran au Moyen-Orient. Néanmoins, les relations avec la Jordanie, avec laquelle a été signé un accord de paix en 1994, se sont tendues, suite à un incident meurtrier à l’ambassade d’Israël à Amman en juillet 2017.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

 

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