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Israël

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Population 8,2 millions
PIB par habitant 37222 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 3,3 2,6 2,6 2,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,5 0,5 -0,1 2,0
Solde budgétaire / PIB (%) -4,1 -3,6 -3,7 -3,8
Solde courant / PIB (%) 2,8 4,3 3,7 3,6
Dette publique / PIB (%)  67,2 67,1 67,2 67,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Industrie dominée par les produits de haute technologie
  • Main d’œuvre hautement qualifiée
  • Soutien politique et financier des Etats-Unis et de la diaspora
  • Production de gaz naturel depuis mi 2013, provenant d’importantes réserves offshore

POINTS FAIBLES

  • Fragmentation politique et coalitions gouvernementales fragiles
  • Enlisement des négociations de paix entre Israël et les territoires Palestiniens
  • Dette publique relativement élevée

Appréciation du risque

Reprise attendue en 2016

La croissance molle qui a caractérisé les années 2014 et 2015 devrait laisser place à une reprise en 2016. L’investissement montrerait des signes de reprise notamment celui en biens d’équipement. La contribution des exportations qui a été négative en 2015 basculerait en territoire positif favorisée par  une croissance modérée en zone euro et par les performances positives de l’économie américaine. La demande des ménages soutenue par une augmentation de l’emploi et par la réévaluation du salaire minimum en avril 2015 pourrait cependant être contrainte par l’augmentation des taux d’intérêt prévue au cours de l’année 2016. Les industries manufacturières pénalisées par la baisse du commerce mondial tireraient avantage de l’accroissement de la demande adressée à Israël. Le secteur de la construction se démarquerait par un regain d’activité. La déflation observée en 2015 est due à des facteurs externes, aussi la reprise de l’activité en 2016 entrainerait une remontée progressive du niveau général des prix.

 

Maintien de la position extérieure

L’année 2015 a été marquée par la tenue d’élections législatives en mars  ce qui a eu pour conséquence un report du vote de l’exercice budgétaire de 2015 à novembre de la même année, soit en même temps que le budget de 2016. Aussi, l’exercice fiscal de 2016 devrait être dans la continuité de ce qui a été observé en 2015. Les dépenses publiques augmenteraient faiblement, les principaux postes de dépenses étant par ordre d’importance : l’éducation, le service de la dette et la défense.  Les autorités tablent sur un déficit public de 2,9% mais les tractations entre les différents membres de la coalition concernant l’augmentation de certains postes de dépenses budgétaires laissent à penser que cet objectif n’est pas réalisable. Les recettes fiscales pourraient cependant tirer parti de la reprise de la conjoncture avec une hausse des recettes issues de prélèvements obligatoires. En dépit de l’importance des déficits budgétaires la dette publique resterait relativement stable en 2016.

Le solde de la balance courante demeurera excédentaire en 2016 malgré une accélération des importations nourrie par le dynamisme de la demande domestique. Les exportations ne devrait progresser que légèrement. La balance des services et celle des revenus resteront en effet largement excédentaires.  Les IDE ralentiraient reflétant la baisse de confiance des investisseurs dans un contexte d’instabilité régionale. 

 

Stabilité du système bancaire

Très concentré et centré sur le marché domestique, le système bancaire est solide. Il reste bien capitalisé et le poids des créances douteuses y est limité. Il fait de surcroit preuve d’une forte résilience vis-à-vis des aléas économiques. Cependant, cette capacité à résister au choc s’est faite au détriment de la rentabilité des banques qui reste faible. Le crédit au secteur privé a marqué un ralentissement contrairement à l’endettement des ménages qui a augmenté de 3 % en 2015. Comparativement aux autres pays avancés, l’endettement des ménages et des entreprises israéliennes reste faible.

 

Une coalition gouvernementale fragile dans un contexte de regain de tensions sécuritaires

Les élections législatives anticipées remportées par le Likoud en mars 2015 ont débouché sur la formation d’un nouveau gouvernement d’union de droite reconduisant Benyamin Netanyahou dans ses fonctions de premier ministre. La coalition qui repose sur une entente entre le Likoud, le Foyer juif, le parti de centre-droit Koulanou et les partis ultra-orthodoxes Judaïsme unifié de la Torah (ashkenaze) et Shass (sépharade) semble fragile, rendant le risque de dissolution du gouvernement tangible.  Suite à une recrudescence des tensions autour du partage de l’esplanade des mosquées, la vague d’attentats aux couteaux dans laquelle des civils israéliens sont régulièrement visés renforce le climat d’insécurité dans le pays. Par ailleurs, bien que l’on ait constaté un certain réchauffement des relations entre l’administration de Barack Obama et le gouvernement Netanyahou à la fin de l’année 2015, les prises de position du gouvernement israélien au sujet de la signature de l’accord avec l’Iran et la poursuite de la colonisation en territoire palestinien tendent à isoler Israël de la communauté internationale.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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