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Kirghizistan

Kirghizistan

Population 6,1 millions
PIB par habitant 1 073 $US
D
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 3,9 3,8 3,6 3,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 6,5 0,4 4,0 5,0
Solde public / PIB (%) -1,2 -4,5 -3,4 -2,8
Solde courant / PIB (%) -16,0 -9,7 -12,1 -10,9
Dette publique / PIB (%) 67,2 61,4 62,8 63,9

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Importantes ressources aurifères et en autres métaux (cuivre, uranium, mercure…)
  • Soutien des donateurs bilatéraux et multilatéraux
  • Position de pivot stratégique entre l’Asie et l’Europe
  • Adhésion à l’Union Économique Eurasienne en 2015 (Russie, Biélorussie, Kazakhstan et Arménie)

POINTS FAIBLES

  • Faible diversification de l’économie qui reste tributaire de l’or, de l’agriculture et des transferts des expatriés
  • Pays enclavé avec une très forte dépendance énergétique
  • Environnement des affaires difficile
  • Instabilité politique et sociale liée à un niveau élevé de pauvreté et aux tensions inter-ethniques
  • Relations difficiles avec ses voisins (gestion de l’eau, frontières…)

Appréciation du risque

Dépendance aux transferts des expatriés, à l’or et à l’agriculture

Si la croissance s’est inscrite à un niveau modeste en 2017, la consommation privée a pris le relais de la politique de relance budgétaire mise en place en 2016 pour pallier l’impact négatif d’un environnement économique régional dégradé. La reprise en Russie, même timide, avec le redressement concomitant des transferts des expatriés (1/6e de la population, résidant essentiellement en Russie), devrait soutenir plus amplement la consommation des ménages et les exportations en 2018. Pour autant, la contribution de l’investissement demeurerait limitée et son financement fortement dépendant des institutions multilatérales – tant pour les projets d’infrastructure financés par l’ADB que pour les petites et moyennes entreprises qui bénéficient de prêts du Fonds de développement russo-kirghize (RKDF) –, affaiblissant ainsi l’impact d’une politique monétaire expansionniste sur le crédit bancaire et l’activité. Du côté de l’offre, le redressement de la production industrielle devrait se poursuivre en 2018, grâce à la production aurifère (environ un tiers de la production industrielle totale et 40 % des exportations), textile et agroalimentaire, tout comme celui de la construction et des transports. En effet, les projets d’infrastructures, tels que la construction de l’autoroute Nord-Sud, permettront au pays de diversifier ses sources de croissance, alors que l’or pourrait perdre de son attractivité auprès des investisseurs et voir son cours baisser à mesure que les conditions économiques globales s’améliorent. L’agriculture, centrée sur le coton, le tabac et l’élevage, et assurant un tiers du PIB et la moitié des emplois, continuera de jouer un rôle important.

Repoussée à 2018, la hausse des prix de l’électricité devrait entretenir les pressions inflationnistes observées en 2017 qui avaient pour origine l’augmentation du prix des biens alimentaires et du tabac et l’alignement des droits de douane sur les standards de l’Union Économique Eurasiatique.

 

Fragilisé par ses déficits jumeaux

Les efforts de consolidation budgétaire seront poursuivis en 2018, grâce à des dépenses publiques contrôlées. Le financement par l’endettement extérieur de la politique budgétaire contracyclique menée en 2016 ne s’est pas traduit par une hausse du ratio de dette publique grâce à l’appréciation du som face au dollar. Cependant, la lourde dette publique kirghize demeure sensible au risque de change, ainsi qu’à une hausse des engagements contingents de l’État, notamment dans le secteur de l’énergie où des réformes structurelles sont attendues pour résorber l’écart entre le coût du service et le prix imposé aux usagers.

La hausse des transferts privés, qui représentent environ 30 % du PIB, et l’amélioration de la balance commerciale devraient contribuer à réduire légèrement le déficit courant en 2018. Son niveau demeure, néanmoins, élevé compte tenu de la dépendance énergétique et alimentaire du pays et de la faible diversification sectorielle de ses exportations. Les réserves de change, équivalentes à 4,1 mois d’importations de biens et de services, pourraient ne pas suffire à affronter un choc externe.

 

1re transition démocratique du pouvoir depuis l’indépendance

L’ancien premier ministre Sooronbay Jeenbekov a remporté l’élection présidentielle d’octobre 2017, soutenu par le président sortant Almazbek Atambayev qui ne pouvait briguer un second mandat, avec 54,3 % des voix face à son principal concurrent, l’homme d’affaires Omurbek Babanov (33.4 %), également ancien Premier ministre d’Atambayev. Malgré des problèmes dénoncés par les observateurs de l’OSCE, il s’agit du premier transfert démocratique du pouvoir dans un pays qui a déjà connu deux révolutions depuis l’indépendance. Le nouveau président devra composer avec le premier ministre Sapar Isakov, aux pouvoirs récemment renforcés par référendum, une coalition parlementaire tripartite, car le parti social-démocrate dont il est issu ne dispose que de 38 sièges sur 120 et, probablement, la figure tutélaire de l’ex-président.

Le pays bénéficie à la fois d’une coopération approfondie avec la Russie (qui dispose d’une base militaire) dans le cadre de l’Union Economique Eurasiatique, au sein de laquelle le Kirghizistan est devenu membre de l’organe exécutif en 2017, et de sa localisation stratégique sur les routes commerciales eurasiatiques que la Chine souhaite développer dans le cadre de son projet « One Belt, One Road ». Pour autant, l’environnement des affaires médiocre, avec, notamment, la corruption, devrait continuer de freiner les investissements étrangers, à l’image de la procédure d’arbitrage en cours entre la société d’exploitation canadienne de la mine de Kumtor, Centerra (1er contribuable du pays, chiffre d’affaires équivalent à 10 % du PIB), en conflit avec l’État à propos du partage des bénéfices. Enfin, les relations avec le Kazakhstan voisin demeurent conflictuelles.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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