Coface Group
Kirghizistan

Kirghizistan

Population 5,9 millions
PIB par habitant 1 112 $US
D
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,0 3,5 1,7 2,0
Inflation (moyenne annuelle) 7,5 6,5 1,1 7,4
Solde budgétaire / PIB (%) 1,9 -1,2 -4,5 -2,7
Solde courant / PIB (%) -18,8 -10,4 -15,0 -14,9
Dette publique / PIB (%) 52,3 66,0 72,1 72,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes ressources aurifères
  • Soutien des donateurs bilatéraux et multilatéraux
  • Position de pivot stratégique entre l’Asie et la CEI
  • Adhésion à l’Union Economique Eurasienne en 2015 (Russie, Biélorussie, Kazakhstan et Arménie)

POINTS FAIBLES

  • Faible diversification de l’économie qui reste tributaire de l’or et des transferts
  • Pays enclavé avec une très forte dépendance énergétique
  • Environnement des affaires difficile
  • Instabilité politique et sociale, tensions régionales et inter-ethniques
  • Relations difficiles avec ses voisins (gestion de l’eau, frontières…)

Appréciation du risque

Le déclin des prix de l’or et la récession en Russie continueront de peser sur la croissance kirghize

A près de 11% en 2013, la croissance de l’économie de la République Kirghize a poursuivi son ralentissement en 2016 et devrait se stabiliser à un niveau modeste en 2017. Le Kirghizistan pâtit notamment de l’environnement économique difficile dans la région et, plus particulièrement en Russie et au Kazakhstan, qui sont des partenaires commerciaux décisifs. La consommation des ménages est également affectée par la situation des pays environnants avec la chute des transferts des expatriés kirghizes en Russie (-25% en 2015) qui s’élèvent à 25,7% du PIB. De plus, la lente reprise des cours internationaux de l’or, principal produit exporté par le pays, pèse sur la croissance du pays. L’enlisement du conflit relatif à l’exploitation de la mine Kumtor - principale mine du pays qui représente 10% du PIB et 25% de la production industrielle - entre l’entreprise canadienne Centerra et le gouvernement menace la continuité de la production (-10% sur les neuf premiers mois de 2016) et la croissance de ce secteur décisif. L’amélioration graduelle de ces pressions externes devrait ainsi permettre à la croissance de se stabiliser en 2017.

L’action de la Banque Centrale de la République Kirghize (NBKR), combinée à la faible demande intérieure, la stabilisation du som et, surtout, à la chute des prix de l’alimentation, a eu pour effet de réduire l’inflation en 2016. L’augmentation des prix de l’alimentation devrait néanmoins permettre à l’inflation de repartir vigoureusement en 2017 alors que l’inflation hors alimentation atteint d’ores et déjà la cible de 5%-7% de la Banque Centrale.

 

Le Kirghizistan fragilisé par un double déficit

Le déficit budgétaire devrait connaître une amélioration en 2017 grâce, notamment, à la suppression de plusieurs exemptions fiscales, dont celle sur la TVA de la farine. Des efforts pour réduire les dépenses devraient également être consentis mais, à l’approche des élections présidentielles en 2017, des dépenses non budgétisées ne sont pas à exclure. Or, compte tenu de la croissance modeste et du niveau critique de dette publique, la consolidation budgétaire est un enjeu majeur.

Le déficit courant qui s’est creusé en 2016 devrait se stabiliser en 2017 à un niveau très élevé. La balance commerciale devrait demeurer largement déficitaire avec des prévisions peu encourageantes pour les cours de l’or, principale exportation kirghize. Les perspectives de transferts d’expatriés et des IDE russes ne devraient pas s’améliorer en 2017. Ces facteurs resteront pénalisés par la lente reprise de l’activité en Russie. L’importance du déficit, qui s’explique notamment par la dépendance énergétique et alimentaire du pays, rend l’économie vulnérable à un choc externe. Les réserves de change, équivalentes à 4,6 mois des futures importations de biens et de services, ne seraient pas suffisantes pour réduire ce risque.

 

L’instabilité politique ranimée par le débat sur la réforme constitutionnelle

Le gouvernement, en place depuis les élections législatives d’octobre 2015, a démissionné le 26 octobre 2016 après que le parti social-démocrate (PSDK) du président Almazbek Atambayev  a quitté la coalition. Cette décision fait suite au refus du parti Ata Meken, qui appartenait à la coalition gouvernementale de soutenir la réforme constitutionnelle, accusant M. Atambayev de vouloir étendre son pouvoir sur le pays au-delà de son mandat fin 2017. Néanmoins, deux semaines plus tard, le PSDK a trouvé deux nouveaux partenaires de coalition et le premier Ministre Sooronbay Jeenbekov a été reconduit à la tête du gouvernement. La nomination fait suite à l’approbation de la Cour Suprême d’un référendum sur la réforme constitutionnelle controversée. En effet, cette réforme entre en conflit avec les dispositions de la constitution de 2010 prévoyant que les modifications constitutionnelles ne peuvent entrer en vigueur avant le 1er septembre 2020. Aussi, cette réforme qui prévoit de renforcer les pouvoirs du gouvernement et du parlement, est perçue comme un moyen pour le président Atambayev de maintenir son influence sur le parlement, même après s’être écarté du pouvoir à l’issue de son mandat présidentiel fin 2017. La réforme constitutionnelle illustre la fragilité de cette jeune démocratie et l’instabilité politique chronique. Marqué par l’instabilité politique, la corruption et la faiblesse de la réglementation, l’environnement des affaires demeure précaire.

Par ailleurs, dans les zones frontalières, les frictions ethniques entre Tadjiks, Ouzbeks et Kirghizes et le risque d’activité terroriste islamique se sont accentués. L’attaque non-revendiquée de l’ambassade de Chine à Bishkek fin août 2016 illustre ce risque sécuritaire.

Les relations diplomatiques sont marquées par un approfondissement des liens avec la Russie à travers l’adhésion à l’Union Economique Eurasienne en 2015. Si cet accord permet de préserver l’accès aux marchés russe et surtout kazakh, il pourrait être synonyme de perte d’indépendance politique face à Moscou et freiner le renforcement de la coopération avec la Chine, notamment pour développer l’initiative « une Ceinture, une Route », visant à relancer les routes commerciales Eurasiennes.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • English
  • Français