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Maurice

Maurice

Population 1,3 million
PIB par habitant 9 613 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 3,6 3,8 3,9 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,3 1,0 3,6 3,8
Solde public / PIB (%)* -3,6 -3,7 -3,5 -3,9
Solde courant / PIB (%) -4,9 -4,4 -5,8 -6,2
Dette publique / PIB (%) 63,6 64,5 64,7 65,0

*dernière année fiscale de juillet 2017 à juin 2018 (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Forte activité touristique
  • Bilinguisme anglais/français
  • Solidité du système bancaire
  • Institutions démocratiques et gouvernance efficace

POINTS FAIBLES

  • Dépendance commerciale et économique envers l’Europe (tourisme, construction)
  • Infrastructures défaillantes dans certaines régions
  • Manque de travailleurs qualifiés 

Appréciation du risque

 

Croissance robuste malgré la faiblesse des exportations

En 2018, la croissance devrait être dans la lignée de celle observée en 2017. La faiblesse des exportations, en particulier vers les marchés clefs que sont la France et le Royaume-Uni, continuera d’être un frein à l’expansion de l’activité dans le secteur manufacturier (textile notamment) et l’agriculture. En particulier, la filière sucrière pourrait souffrir de la fin, en octobre 2017, des quotas de production dans l’Union Européenne, principale destination du sucre mauricicien. Le tourisme et les services financiers seront encore des secteurs moteurs de la croissance en 2018 mais devraient croître à un rythme un peu moins soutenu que par le passé. L’amendement des dispositions de l’accord de non-double imposition conclu avec l’Inde pourraient compromettre le statut de Maurice en tant que vecteur préférentiel d’investissement vers l’Inde et, ainsi, contraindre le secteur financier. L’investissement public soutiendra la construction et devrait compenser la faiblesse des exportations. Bien que toujours contrainte par la faiblesse de certains secteurs d’exportation, la consommation des ménages devrait être portée par le retour de la confiance.

La demande domestique relativement dynamique, l’évolution des prix du pétrole importé, ainsi que l’assouplissement de la politique monétaire en septembre 2017 devrait maintenir l’inflation à un niveau élevé. La baisse du taux directeur de la Banque centrale, à son niveau historique le plus bas (3,50 % fin 2017), vise notamment à contrecarrer l’appréciation d’une roupie, jugée surévaluée par les exportateurs, face au billet vert (50 % des recettes d’exportation sont en dollar).

 

Les déficits se creusent

La politique budgétaire relativement expansionniste devrait être maintenue afin de soutenir la croissance. Pourtant, l’augmentation des dépenses d’investissement en capital devraient voir son rythme ralentir, tandis que les autorités s’efforceront de contenir la croissance des dépenses courantes via des réformes de l’administration fiscale. Une ligne de crédit de 500 millions de dollars octroyée par l’Inde devrait permettre de financer une partie des dépenses d’investissement en capital. L’introduction de l’impôt inversé (Negative Income Tax), une aide pour les foyers les plus démunis, devrait contribuer à creuser le déficit. De nombreuses déductions fiscales introduites dans le budget 2017/2018, particulièrement en faveur des entreprises, pèseront sur les recettes. Le budget étant financé essentiellement par des prêts concessionnels et de la dette domestique, le risque de surendettement demeure faible.

Le solde courant devrait continuer à se dégrader en 2018 dans le sillage d’une détérioration du déficit commercial. La modeste demande, particulièrement en provenance de Royaume-Uni et de France, pour les exportations de textile et de sucre se fera particulièrement ressentir sur la balance des biens. Les excédents de la balance des services, principalement grâce au tourisme, et des revenus, grâce aux rapatriements de profits des nombreuses sociétés offshores installées à Maurice ne devraient pas permettre de compenser le creusement du déficit de la balance des biens. Les investissements directs étrangers et les flux de capitaux permettront de financer ce déficit de la balance courante.

 

La stabilité mauricienne à l’épreuve des scandales à répétition

Depuis sa victoire aux élections législatives de 2014, l’Alliance Lepep qui gouverne le pays a changé de visages à de nombreuses reprises, écornant l’image de stabilité dont jouit le pays. En décembre 2016, la coallition tripartite au pouvoir a notamment été affaiblie par la défection de l’un des partis constitutifs de l’Alliance, le Parti mauricien social-démocrate. Le mois suivant la décision du Premier ministre Sir Anerood Jugnauth (86 ans), qui avait déjà occupé cette fonction (1982-1995 et 2000-2003) et celle de président (2003-2012), de se désister au profit de son fils Pravind Jugnauth a déclenché l’ire de l’opposition, ainsi que de nombreuses manifestations. À cela s’ajoutent, de nombreux scandales qui ont poussé certains ministres à démissioner ces dernièrs mois. En septembre 2017, le procureur général (Attorney General) Ravi Yerrigadoo s’est notament retrouvé mêlé à une affaire de blanchiment d’argent. Cité dans les révélations Paradise Papers, Maurice voit également son nom associé à certains placements de fonds suspects. Ces scandales pourraient égratigner la réputation d’un des pays les mieux classés d’Afrique subsaharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale. Maurice bénéficie d’un climat des affaires favorable qui lui permet d’occuper le 25e rang (sur 190) dans le classement Doing Business 2018 et d’attirer l’investissement étranger.

 

Dernière mise à jour : janvier2018

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