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Mongolie

Mongolie

Population 3.0 millions
PIB par habitant 3 660 $US
C
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 2,4 1,0 3,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 5,9 0,6 4,4 6,0
Solde public / PIB (%) -8,3 -17,0 -8,7 -7,4
Solde courant / PIB (%) -4,0 -6,3 -4,9 -8,7
Dette publique / PIB (%) 59,5 87,6 94,9 101,3

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Mise en exploitation des colossales ressources minières (charbon, cuivre, or)
  • Position géographique stratégique entre la Chine et l’Europe (Projet de développement de la Route de la soie)
  • Potentiel de diversification de la production, notamment l’agrobusiness (produits laitiers, viande, cachemire) et le tourisme

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité de l’économie aux variations des cours des matières premières
  • Forte exposition à l’économie chinoise
  • Dissensions politiques internes
  • Niveau de corruption alarmant et risques liés à la montée des inégalités avec un développement minier peu inclusif 

Appréciation du risque

Une croissance stimulée par les investissements miniers

En 2018, la reprise de la croissance devrait continuer, stimulée par une hausse des investissements dans le secteur minier avec l’augmentation du cours des minerais. La seconde phase d’expansion de la mine d’Oyu Tolgoi (une des plus importantes réserves d’or et de cuivre au monde, exploitée par l’entreprise Rio Tinto par le biais de sa filiale Turquoise Hill) attirera d’importants investissements directs étrangers. Ce projet devrait avoir un effet bénéfique sur le niveau de confiance des investisseurs et stimuler les investissements dans leur ensemble. Le développement minier devrait bénéficier au secteur de la construction, au niveau des infrastructures minières, mais aussi au niveau de la construction résidentielle, conséquence de l’urbanisation croissante du pays avec l’afflux de main-d’œuvre attirée par le boom minier. La croissance devrait cependant être encore en deçà de la moyenne observée entre 2010 et 2014 (11,3 %), dans l’attente de la pleine exploitation des ressources minières, et contrainte par la contraction de la demande chinoise (90 % des exportations du pays). De plus, l’agriculture de subsistance axée sur l’élevage reste vulnérable aux chocs climatiques et aux pandémies. Par ailleurs, la demande publique devrait être réduite par les mesures de consolidation budgétaire mises en place par le gouvernement, tandis que la consommation des ménages devrait bénéficier des retombées du développement du secteur minier, sous condition, toutefois, d’une distribution plus égalitaire des bénéfices. Enfin, l’inflation devrait, elle aussi, repartir à la hausse. En cause, l’augmentation du prix des carburants et l’accroissement de la masse monétaire en circulation avec l’afflux d’investissements étrangers dans le secteur minier.

 

La situation financière du pays restera très fragile

Avec la mise en place de la facilité élargie de crédit du FMI début 2017, le gouvernement a entrepris une consolidation budgétaire, afin de réduire son déficit. Le projet de budget 2018 prévoit une nouvelle réduction du déficit, source de grogne dans la population (manifestations de professeurs pour une hausse des salaires). Le président (membre de l’opposition) a tenté d’y opposer son véto (annulé par un vote au Parlement), jugeant les efforts budgétaires insuffisants. Un nouveau tirage sur le prêt de 5,5 milliards USD du FMI devrait permettre au gouvernement de faire face à l’échéance prochaine d’une part importante de sa dette (500 millions USD et 160 millions USD arrivant respectivement à échéance en janvier et juin 2018). D’autres échéances devraient être financées par l’émission d’obligations souveraines ainsi que par des prêts bilatéraux (Japon) et multilatéraux (ADB). Cela devrait rassurer les investisseurs quant à la capacité de la Mongolie à rembourser sa dette.

La réduction du déficit courant observée en 2017 grâce à la hausse des exportations de minerais, ne devrait pas continuer. En effet, les importations de biens d’équipement devraient progresser avec les nouveaux investissements miniers. Cette hausse ne sera pas totalement compensée par la croissance des exportations, stimulées par la hausse des cours des minerais, mais contraintes par l’affaiblissement de la demande chinoise. Après une période de forte dépréciation du tugrick, la tendance devrait s’inverser en 2018 avec la reprise de la croissance et la baisse des incertitudes politiques. Cela devrait permettre à la Banque centrale d’effectuer une nouvelle baisse de ses taux d’intérêts en 2018, après une baisse de deux points de pourcentage en juin 2017.

 

La situation politique devrait se stabiliser

Après la victoire du Parti du peuple mongol (PMD) aux élections législatives de juin 2016 (65 des 76 sièges au Parlement), l’élection présidentielle de juin/ juillet 2017 a porté au pouvoir le candidat du parti d’opposition, Khaltmaagin Battulga (Parti démocratique). A la suite de cette défaite, les luttes intestines ont refait surface au sein de la majorité parlementaire, amenant à la destitution du premier ministre, Jargaltulga Erdenebat, en septembre 2017, sur fond d’allégations de corruption. La nomination de Khurelsukh Ukhnaa comme nouveau premier ministre, en octobre 2017, devrait permettre de stabiliser la situation, sans toutefois exclure de nouveaux rebondissements dans les luttes intra-partisanes. Sur le plan de l’environnement des affaires, la composition du nouveau parlement, beaucoup plus favorables aux opérations étrangères, devrait favoriser les investissements étrangers et permettre de mettre en place des politiques économiques plus prudentes dans le cadre du programme du FMI. L’arrivée de K. Battulga à la présidence, après une campagne axée sur une distribution plus égalitaire des richesses et la lutte contre la corruption, devrait encourager à la mise en place de bonnes pratiques de gouvernance et améliorer le climat des affaires, jusque-là déficient. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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