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Mongolie

Mongolie

Population 2,969 millions
PIB par habitant 3946 $US
D
Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,9 2,4 0,0 1,0
Inflation (moyenne annuelle) 12,9 5,9 2,4 6,7
Solde budgétaire / PIB (%) -11,1 -8,3 -19,6 -12,2
Solde courant / PIB (%)  -11,5 -4,8 -0,9 -2,3
Dette publique / PIB (%) 73,7 86,5 90,6 86,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Mise en exploitation des colossales ressources minières 

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité de l’économie aux variations des cours des matières premières
  • Taux de pauvreté et chômage élevés
  • Dissensions politiques internes
  • Niveau de corruption alarmant
  • Forte exposition à l’économie chinoise

Appréciation du risque

L’activité devrait légèrement repartir à la hausse en 2017

En 2016, la croissance a continué à chuter en raison de la décélération des exportations de charbon et métaux à destination de la Chine mais également des flux d’IDE, dans un contexte de faiblesse du prix des matières premières et de dégradation de la confiance des investisseurs.
En 2017, la croissance devrait légèrement augmenter. Le taux de croissance restera, néanmoins, très en-dessous de la moyenne observée entre 2010 et 2014 (11,3 %). L’économie mongole devrait continuer à souffrir de l’atonie du cours des matières premières, au premier rang desquelles le charbon, et de la baisse de la demande chinoise. En effet, l’empire du milieu est récipiendaire de 90 % des exportations du pays. Néanmoins, le début des travaux de la seconde phase de la mine d’Oyu Tolgoi (une des plus importantes réserves d’or et de cuivre au monde) devrait bénéficier aux secteurs miniers et de la construction. Cependant, les investissements étrangers resteraient contraints par la morosité des perspectives du secteur minier, le ralentissement chinois et l’instabilité du cadre réglementaire.
Par ailleurs, la demande privée devrait être pénalisée par les mesures de consolidation budgétaire et de resserrement monétaire (augmentation de 450 points de base du taux directeur en août 2016 pour atteindre 15 %) initiées par le gouvernement au second semestre 2016.
Enfin, l’agriculture de subsistance axée sur l’élevage reste vulnérable aux chocs climatiques et aux pandémies. Dans ce contexte, et alors que la devise pourrait de nouveau se déprécier et que le prix de pétrole pourrait augmenter, l’inflation augmenterait en 2017.

 

La situation financière du pays restera très fragile

En 2016, les autorités ont fortement révisé à la baisse le déficit budgétaire. Cette révision s’explique, notamment, par la prise en compte de dépenses historiquement comptabilisées hors-budget. Dans le même temps, le gouvernement annoncé des mesures de consolidation budgétaire qui devraient permettre d’entamer un processus de réduction du déficit dès 2017. Le pays a également sollicité le soutien du FMI et pourrait bénéficier d’un prêt de 1,5 Mds USD courant 2017 afin de faire face à des échéances de remboursement à court terme. Néanmoins, la marge de manœuvre en matière budgétaire est mince. En effet, le pays est vulnérable à la volatilité des ressources budgétaires minières, des réformes structurelles sont nécessaires et le parlement peine à adopter des mesures impopulaires. Ainsi, la dette publique restera très élevée. Par ailleurs, l’endettement extérieur a fortement augmenté et représentait près de 210 % du PIB en juin 2016. La dette externe est majoritairement détenue par le secteur privé, plus de la moitié de celle-ci concerne des prêts inter-entreprises liés aux IDE.
En outre, après s’être réduit en 2016 en raison de la baisse des importations, le déficit courant devrait, à nouveau, se creuser en 2017. Les importations de biens d’équipements devraient progresser en raison de la mise en chantier de la phase 2 de la mine d’Oyu Tolgoi. Par ailleurs, malgré l’amélioration des relations entre Rio Tinto, principal actionnaire d’Oyu Tolgoi, et le gouvernement, les IDE resteront en-deçà de leur potentiel. En effet, les perspectives du secteur minier restent incertaines et les investisseurs s’inquiètent de la stabilité financière du pays. Ainsi, le Tugrik subirait de nouvelles pressions baissières alors que la devise s’est dépréciée de plus de 20 % depuis juin 2016. Dans ce contexte, le niveau des réserves de change pourrait continuer à diminuer. Il a chuté de plus de 53 % entre janvier 2014 et août 2016 et représente toujours moins de 3 mois d’importations.

 

La situation politique devrait se stabiliser

Lors des élections législatives du 29 juin 2016, l’opposition (le Parti du Peuple Mongole) a obtenu une écrasante majorité au Parlement (65 des 76 sièges) et Erdenebat Jargaltulga a été nommé premier ministre en juillet. Résultat du mécontentement de la population consécutif à la dégradation de la situation économique, cette large majorité devrait assurer au gouvernement une relative stabilité alors que les précédentes équipes gouvernementales reposaient sur des coalitions fragiles. Le choix du premier ministre, ancien ministre des finances favorable aux opérations du secteur minier dans le pays, témoigne de la volonté des parlementaires de favoriser les investissements étrangers et de mettre en place des politiques économiques plus prudentes.
Néanmoins, les lacunes en matière de gouvernance constitueront toujours le talon d’Achille du pays et le risque de tensions sociales est à surveiller.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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