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Nicaragua

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Population 6,270 millions
PIB par habitant 2024 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,6 4,9 4,7 4,5
Inflation (moyenne annuelle)  6,0 3,9 6,1 7,2
Solde budgétaire / PIB (%) -1,2 -1,3 -1,7 -1,6
Solde courant / PIB (%) -7,7 -8,2 -8,0 -8,7
Dette publique / PIB (%) 29,3 29,3 30,4 31,1

 

 (e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources minérales (or) et agricoles (café, sucre, viande)
  • Appartenance aux zones de libre-échange Amérique centrale/Etats-Unis et Amérique centrale/UE
  • Politique économique prudente
  • Stabilité du système financier
  • Soutien de la communauté internationale
  • Faible taux de criminalité par rapport aux autres pays de la région

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité aux catastrophes naturelles (cyclones, sismicité)
  • Insuffisances en matière de santé, d’éducation et persistance de la pauvreté
  • Insuffisance des infrastructures (énergie, transport)
  • Déficit courant élevé
  • Dépendance à l’aide internationale, notamment vénézuélienne
  • Lacunes institutionnelles : concentration du pouvoir au sein de l’exécutif et du parti sandiniste, corruption

Appréciation du risque

Une croissance tirée notamment par le dynamisme de la consommation privée

Depuis 2013, le Nicaragua présente un niveau de croissance relativement élevé et supérieur à la moyenne des pays d’Amérique Latine. En 2017, la croissance devrait rester résiliente, tirée principalement par le dynamisme de la consommation privée et dela hausse attendue de la production agricole. Sur le plan interne, le dynamisme des envois de fonds des travailleurs expatriés, le maintien des aides sociales et du programme phare du gouvernement « Faim Zéro » participent à la hausse du pouvoir d’achat des ménages, notamment en biens de consommation alimentaires. Les dépenses publiques en investissements devraient en revanche ralentir affectant ainsi les performances du secteur de la construction pour la deuxième année consécutive. Sur le plan du commerce externe, les exportations primaires devraient bénéficier de la hausse de la production agricole suite aux dissipations de l’effet climatique El Nino. Les produits semi-manufacturés (viande bovine, produits laitiers) bénéficieraient aussi de la hausse de la productivité et exportations semi-manufacturières (textile en particulier) de l’accès encore privilégié au marché américain (premier client). Enfin, l’inflation devrait augmenter sous l’effet du dynamisme de la demande interne.

 

Poursuite d’une politique budgétaire prudente

Le déficit budgétaire devrait rester relativement stable, malgré la progression attendue des dépenses courantes. Le budget 2017 prévoit en effet une hausse des salaires des fonctionnaires du secteur de la santé et de l’éducation en particulier, ainsi que des nouveaux recrutements dans la fonction publique. Comme en 2016, le gouvernement devrait réduire les dépenses en investissement afin de dégager des ressources supplémentaires pour financer les dépenses courantes et les programmes d’aides sociales multiples. Le déficit et l’endettement public demeurent maitrisés, mais l’accès aux prêts officiels multilatéraux de nature fortement concessionnelle devrait diminuer en raison des choix politiques du gouvernement Ortega qui porteraient atteinte à la démocratie, selon les observateurs internationaux. En septembre 2016, la Chambre des représentants des États-Unis a ainsi approuvé un projet de loi qui conditionne les futurs prêts au Nicaragua à l'adhésion du pays aux principes démocratiques. Une version finale du projet devrait être présentée au Sénat américain dans le courant de 2017. Le Nicaragua pourrait ainsi se voir imputé de près de 200 millions d’USD par an (environ 1,5% du PIB) sous forme de prêts de la banque Mondiale et de la Banque Interaméricaine de Développement d’ici 2019.

 

Hausse du déficit courant en lien avec la progression des importations

Le déficit courant devrait progresser sous l’effet de la hausse des importations en lien avec le dynamisme de la consommation interne et de la progression, bien que modeste, du prix du pétrole. Les exportations primaires devraient bénéficier de la hausse de la production agricole (café, haricots, cacahuètes) et les manufacturières de l’accès privilégié au marché américain, mais cela ne couvrirait que partiellement la hausse des importations (biens de consommation en particulier). Les remises des nicaraguayens installés à l’étranger devraient rester soutenues et contribuer à la réduction du déficit du solde courant. Celui-ci est principalement financé par les prêts officiels multi et bilatéraux qui assurent la moitié de la formation de capital dans le pays et se concentrent dans la mine, l’agriculture, les télécommunications et l’énergie.

 

Le couple Ortega remporte comme prévu les élections présidentielles de 2016, mais la crédibilité de la démocratie semble affaiblie

Le président Daniel Ortega du parti Frente Sandinista de Liberacion Nacional (FSLN) a remporté un troisième mandat consécutif lors des élections présidentielles de novembre 2016. Disposant de la majorité à l’Assemblée nationale et reconnu pour son interventionnisme prononcé sur l’ensemble des rouages politiques, administratifs et judiciaires du pays, le président est accusé d’avoir manœuvré pour la mise à l’écart du candidat concurrent le plus populaire de l’opposition Eduardo Montealegre du parti libéral indépendant (PLI). Sans véritable opposition, le président et sa femme Rosario Murilo (vice-présidente) ont ainsi été élus à 72,5% des voix alors que son rival, le candidat de centre-droit Maximino Rodriguez n’aurait reçu que 14,2% des voix. Les manœuvres politiques du gouvernement ont attiré l’attention de la presse internationale et du Congrès américain qui se dit inquiet du processus électoral au Nicaragua. Alors que la capacité du Venezuela à fournir un soutien financier au pays se réduit, le président Ortega devrait œuvrer pour apaiser les critiques envers son administration et renforcer les liens avec les Etats-Unis afin d’éviter toute sanction en matière d’accès au financement externe : les Etats-Unis disposent en effet d’un droit de veto sur les opérations de prêts accordées par la Banque Interaméricaine de Développement.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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