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Palestine

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Population 4.8 million
PIB par habitant 2960 US$
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Synthèse

Principaux indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance du PIB (%) -0.2 3.5 3.3 3.5
Inflation (moyenne annuelle) 1.7 1.4 1.3 1.3
Solde budgétaire / PIB (%) * -12.5 -11.4 -9.6 -9.3
Solde courant / PIB (%) * -15.5 -19.1 -18.8 -16.4
Solde courant / PIB (%) ** -7.4 -13.5 -13.5 -11.4
Dette publique / PIB (%) 37.6 40.4 37.5 39.0

 

(e) Estimation  (p) Prévision

* Hors dons ** Avec dons

POINTS FORTS

  • Statut d’Etat d’observateur à l’ONU depuis fin 2012
  • Importance de l’aide internationale bilatérale et multilatérale
  • Transferts importants de la diaspora

POINTS FAIBLES

  • Absence d’unité géographique, politique et économique
  • Restrictions de circulation en Cisjordanie imposées par Israël, et blocus de la bande de Gaza par l’Egypte et Israël
  • Enlisement du processus de paix avec Israël

Appréciation des risques

Croissance limitée en 2017

L’économie des territoires palestiniens demeure marquée par les répercussions de la guerre des 50 jours qui a opposé le Hamas à Israël en 2014 et qui a détruit une grande partie des infrastructures de la bande de Gaza. Si la croissance a repris dès 2015, elle stagne depuis. La dichotomie entre la croissance à Gaza et en Cisjordanie subsisterait en 2017. A Gaza, elle continuerait d’être impulsée par les efforts de reconstruction des infrastructures détruites. En revanche, en Cisjordanie (environ 70 % du PIB des territoires), la croissance, principalement soutenue par la consommation privée, continuerait de stagner autour de 2,5 %, toujours pénalisée par les restrictions imposées par Israël sur le commerce et les mouvements des personnes. Avec un processus de paix qui devrait rester bloqué en 2017, ces restrictions perdureraient. En outre, le déclin des aides internationales, provoqué par une concurrence accrue pour l’aide régionale et les coupes budgétaires des Etats du Golfe consécutives à la baisse des cours de pétrole, ne devrait pas s’enrayer en 2017. Les aides internationales sont cruciales pour soutenir l’investissement public dans les infrastructures. Un regain des tensions dans le sillage de la vague d’attaques aux couteaux qui sévit en Israël depuis septembre 2015 pourrait également menacer la croissance. Cette dernière demeurerait insuffisante pour réduire significativement le chômage qui concerne 27 % de la population (18 % en Cisjordanie et 42 % à Gaza), malgré les intentions du gouvernement israélien de délivrer plus de permis de travail aux palestiniens en 2017.

En 2017, l’inflation devrait rester faible et stable, reflétant les faibles prix de l’alimentation et des matières premières.

 

Des comptes publics et extérieurs toujours fragiles

Les finances publiques de l’Autorité palestinienne (AP) restent dépendantes des relations entretenues avec le gouvernement israélien. En effet, il détient un pouvoir discrétionnaire sur le transfert des taxes douanières qui représentent une part importante du budget palestinien. Après avoir réduit significativement le déficit en 2016, principalement grâce à un transfert exceptionnel de 500 millions de shekels de taxes douanières, l’AP devrait rencontrer plus de difficultés à le réduire en 2017. Certes, les efforts pour rationaliser les dépenses courantes se poursuivraient, et, combinés à des revenus stables, devraient permettre une légère amélioration du déficit. Néanmoins, les salaires qui représentent plus de 50 % des dépenses de l’AP resteraient très élevés. De plus, l’aide internationale, source majeure de financement, qui devrait se maintenir à un niveau relativement bas, entretiendrait une situation budgétaire critique. La dette publique palestinienne a diminué en 2016 suite à la révision à la baisse du stock d’arriérés qui constituent près de la moitié de la dette. En 2017, cette dernière devrait reprendre sa trajectoire ascendante mais resterait soutenable. Toutefois, la trajectoire de la dette demeure exposée à des chocs extérieurs.

Les comptes extérieurs restent dépendants de la conjoncture israélienne. En effet, les échanges avec Israël représentent plus de 70 % des importations et 80 % des exportations. En 2016, à l’image du déficit commercial, le déficit du compte courant s’est ainsi amélioré. Les revenus issus des nombreux travailleurs palestiniens en Israël ont contribué positivement au déficit courant en 2016. En 2017, les territoires palestiniens profiteraient donc de la reprise israélienne, mais un regain des tensions en Cisjordanie pourrait entrainer un renforcement des restrictions de mouvement en direction des territoires palestiniens. Par ailleurs, l’effet positif de la reprise dans les pays du CCG sur les transferts de la diaspora contribuerait à une amélioration du solde courant.

 

Persistance de très fortes tensions internes et externes

La démission du gouvernement d’union entre le Fatah qui contrôle la Cisjordanie, et le Hamas, qui tient Gaza, en juin 2015, a plongé le pays dans une nouvelle impasse politique. Outre les divisions entre les deux partis, des fractures apparaissent au sein du Fatah. Réélu en novembre 2016, Mahmoud Abbas, président vieillissant (81 ans) de l’AP et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), a été réélu président du Fatah (sans scrutin et après avoir écarté les voix dissonantes au sein du parti), mais subit la contestation interne et populaire (plus de 60 % de la population souhaiterait sa démission). En mettant à l’écart l’un de ses opposants, M. Dahlane, désormais exilé à Abu Dhabi, M. Abbas prend le risque de s’aliéner l’Arabie Saoudite, l’Egypte, la Jordanie ou encore les EAU, dont l’aide est cruciale.

Depuis le mois de septembre 2015, la recrudescence des tensions israélo-palestiniennes dans le cadre du partage de l’esplanade des Mosquées est à l’origine d’une vague de violences, débutée avec la campagne d’attaques au couteau. La droitisation de l’échiquier politique israélien, avec notamment l’incorporation du parti Yisrael Beitenou à la coalition gouvernementale, et l’élection de Donald Trump laissent peu d’espoir à une relance du processus de paix, et ce, malgré la tentative d’initiative française. Le statu quo dans les relations israélo-palestiniennes devrait donc prévaloir en 2017. Membre de la Cour Pénale Internationale depuis 2015, l’AP, sous l’impulsion de M. Abbas, entend poursuivre les efforts de reconnaissance d’un Etat palestinien. En 2017, le Président espère obtenir pour la Palestine, Etat observateur depuis 2012, le statut d’Etat à part entière à l’ONU. 

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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