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Papouasie-Nouvelle-Guinée

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Population 7,718 millions
PIB par habitant 2744 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,4 6,6 2,5 3,0
Inflation (moyenne annuelle)  5,2 6,0 6,9 7,5
Solde budgétaire / PIB (%)  -6,5 -5,1 -5,0 -5,2
Solde courant / PIB (%)  -3,0 10,1 7,5 6,1
Dette publique / PIB (%) 28,1 30,6 34,3 36,5

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Abondantes ressources naturelles : minerais (cuivre, or, nickel, cobalt), hydrocarbures (pétrole, gaz), et matières premières (bois, café, cacao, huile de palme)
  • Construction d’unités de production de gaz naturel liquéfié
  • Investissements étrangers dans le secteur des matières premières
  • Soutien financier des institutions multilatérales

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition aux catastrophes naturelles
  • Faiblesse du réseau d’infrastructures
  • Faible taux d’alphabétisation
  • Manque de main d’œuvre qualifiée
  • Lacunes importantes en termes de gouvernance
  • Forte progression de l’endettement extérieur du secteur privé

Appréciation du risque

L’activité devrait se stabiliser en 2017

Après avoir fortement chuté en 2016 en raison de la baisse du prix des matières premières, au premier rang desquelles le cuivre, le cobalt et le gaz naturel liquéfié (GNL), l’activité devrait se stabiliser en 2017. La croissance resterait, néanmoins, contrainte par la faiblesse du prix des produits miniers et des hydrocarbures. Le projet de GNL développé par Exxon Mobil ayant atteint son potentiel de production, il ne permettra pas de générer davantage de croissance. De plus, les mauvaises performances des industries extractives contraindront les investissements étrangers dans le secteur.
En outre, l’activité des secteurs non-miniers, notamment la construction, les transports et la logistique devrait rester atone. Ils subissent de plein fouet l’achèvement du projet de GNL. Enfin, la baisse des ressources fiscales consécutives à la chute des ventes de produits miniers devrait contraindre le développement des projets d’infrastructures.
Cependant, le secteur agricole devrait profiter d’un rebond suite aux mauvaises récoltes de 2016 et l’activité devrait bénéficier de dépenses publiques liées aux élections législatives qui devraient avoir lieu en juin 2017.
Néanmoins, la consommation des ménages devrait continuer à souffrir du chômage consécutif à l’achèvement de la construction du projet d’exploitation de GNL développé par Exxon et de l’augmentation de l’inflation. En effet, la persistance de goulots d’étranglement tels que le manque de main d’œuvre qualifiée et d’infrastructures continuera d’alimenter l’inflation. La dépréciation de la kina devrait, également, conduire à une montée des prix importés.

 

La faiblesse du prix des matières premières fragilise les fondamentaux macroéconomiques du pays

L’achèvement du projet d’exploitation de GNL et le début de la production ont permis l’accroissement des exportations et la baisse des importations. Ainsi, le solde courant est devenu très largement excédentaire à partir de 2015. Néanmoins, la chute des exportations de produits miniers en raison de la baisse des cours a dégradé le solde courant en 2016. En 2017, cette situation devrait se poursuivre. La dépréciation de la kina ne permettrait pas de soutenir les exportations de produits manufacturées qui sont contraintes par le déficit en infrastructures du pays. Parallèlement, les importations resteront importantes, le pays étant dépendant de l’étranger pour de nombreux biens.
En 2016, les pressions à la baisse sur la devise papoue ont été très fortes en raison de la diminution des investissements étrangers et des exportations mais la devise ne s’est dépréciée que de 5 %. En effet, les autorités sont intervenues sur le marché des changes afin de défendre la kina en puisant dans les réserves de changes. Elles auraient ainsi diminué de 7,5 % en 2016.
S’agissant des comptes publics, le pays a souffert en 2016 de la baisse des ressources budgétaires liées aux secteurs des hydrocarbures et miniers et cette tendance devrait se poursuivre en 2017. Le déficit budgétaire devrait rester stable, le pays ayant pris des mesures visant à contraindre les dépenses publiques. Le pays ayant été incapable d’émettre des obligations, il a sollicité, courant 2016, le soutien financier de la banque mondiale (300 MUSD) et de la Banque asiatique de développement (300 MUSD). Ainsi, la dette publique devrait continuer à progresser rapidement en 2017 mais elle resterait à un niveau modéré.

 

La stabilité politique restera fragile à l’approche des élections législatives de juin 2017

Les élections de 2012 ont permis de conforter Peter O’Neill (People’s National Congress) dans son poste de premier ministre. Il bénéficie désormais de l’appui de son prédécesseur Sir Michael Somare. Néanmoins, une procédure judiciaire a été initiée contre le premier ministre, soupçonné de corruption. Un mandat d’arrêt a été émis mais sa validité est toujours questionnée par différentes instances du pays. En octobre 2015, le parlement a rejeté une procédure de motion de censure visant le premier ministre et celui-ci devrait rester au pouvoir jusqu’aux élections de juin 2017. Néanmoins, les manifestations anti-gouvernementales devraient rester nombreuses et la stabilité politique fragile.
Par ailleurs, les tensions sociales restent fortes et nourries par les inégalités et la pauvreté : la majorité de la population vit en zone rurale et pratique une agriculture de subsistance. La fin des travaux du projet de GNL pourrait exacerber les tensions si les ouvriers du chantier ne retrouvent pas un emploi. Enfin, le pays pâtit toujours de lacunes importantes en termes de gouvernance.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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