Coface Group
Pharmacie

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Amérique Latine
Amérique du Nord
Europe centrale et de l'est
Europe de l'Ouest
Asie émergente
Moyen-Orient & Turquie
Changer de secteur

Forces

  • Développement de systèmes d’assurance-santé
  • Robustesse de la demande américaine
  • Changements démographiques et modification des modes de vie
  • Pression pour l’accès aux innovations

Faiblesses

  • Problèmes de qualité de certains principes actifs en Inde et en Chine
  • Payeurs de plus en plus exigeants sur les coûts et l’efficacité réelle des nouvelles thérapies

Evaluation des risques

Les faits marquants
Ventes mondiales de médicaments en milliards de dollards

Ventes mondiales de médicaments en milliards de dollards

Les organismes qui assurent la prise en charge des soins de santé (en particulier le remboursement des prix des médicaments autrement appelés payeurs) font face à l’arrivée sur le marché de traitements aux coûts élevés, tout en devant maîtriser les déficits liés aux évolutions démographiques.

En Europe de l’Ouest (France, Italie, Espagne, Allemagne et Royaume-Uni) les dépenses de médicaments sur ordonnance sont en constante augmentation. Ainsi, les déficits se creusent comme celui du NHS en Angleterre et au Pays de Galles. En France celui de l’assurance-maladie française se résorbe mais reste tout de même conséquent (4,1 milliards EUR).

Aux États-Unis, les prix des médicaments croissent à un rythme soutenu, notamment ceux liés à la médecine de spécialité. De ce fait les groupes pharmaceutiques voient leur profit gonfler de 2,9 % selon le Census Bureau. Les autorités, ont fait de nombreuses propositions afin d’enrayer cette spirale inflationniste avant l’élection présidentielle. La montée en puissance de l’Affordable Care Act (ACA, également appelé Obamacare) entraîne une hausse des dépenses de santé, le taux d’adultes non assurés étant en retrait constant depuis l’entrée en vigueur de cette loi.

Le processus de rééquilibrage de l’économie, favorisant dorénavant la consommation domestique, pousse à la prise en compte des besoins des ménages en matière de santé. Or, le développement de la prise en charge des frais de santé (quoique toujours partielle) impose aux autorités de contrôler les coûts, notamment ceux liés aux médicaments.

Demande

Les payeurs doivent contenir le coût des thérapies. En 2018, les mesures de contrôle des prix en Europe de l’Ouest seront toujours d’actualité, malgré le vieillissement de la population et les évolutions des modes de vie. Par exemple en France, les mesures prises afin de limiter les dépenses (fixées à +2,3 %) continueront d’affecter les laboratoires pharmaceutiques, via des baisses de prix. L’arrivée de médicaments de spécialité onéreux, touchant des populations restreintes, nécessite de prendre des décisions difficiles sur le niveau de remboursement. Ainsi au Royaume-Uni, l’exemple du traitement nivolumab (opdivo) du laboratoire BMS l’illustre : le NICE (Institut national pour l’excellence des soins) a réussi à bénéficier d’une remise de prix pour qu’il puisse être prescrit par le NHS.

Aux États-Unis, les fortes augmentations des primes d’assurance pour 2018 (attendues entre 16 % et 18 %, selon les plans) nécessitent de réguler les prix. En effet, après les multiples scandales de l’année 2015 (notamment le Daraprim de Turing), la montée en puissance de l’Obamacare, couplée à la nécessité de contrôler les dépenses de santé (près de 17 % du PIB, contre 9 % à 11 % en Europe de l’Ouest), expliquent des tentatives de régulation des prix. Selon le cabinet Milliman, le coût annuel moyen des dépenses de santé pour un ménage américain aura été de 26 944 dollars en 2017, en hausse de 4,32 %. Notre projection pour 2018 atteindrait 28 020 dollars(+4 %). Près de 42 % de ce montant est à la charge du ménage et seulement 58 % pour le « sponsor » (qu’il soit une entreprise privée, l’État fédéral, ou une autorité locale). L’arrivée sur le marché depuis de nombreuses années de médicaments de spécialité participe à augmenter ce coût, car selon Milliman, la hausse en 2017 des coûts des médicaments était de 8 %. Bien que plus faible que celles des deux années précédentes, elle demeure élevée pour les classes moyennes, alors que les subventions liées à l’ACA seront supprimées par le Président Donald Trump.

En Chine, depuis la fin du premier semestre 2015, les prix des médicaments sont déterminés par les « forces du marché ». Or, cette ouverture masque une obligation légale pour les laboratoires d’offrir un prix raisonnable et négocié, pour contrôler les dépenses et améliorer la santé de la population. Il convient toutefois de noter que la couverture publique n’inclut pas les maladies les plus graves et onéreuses.

Offre

Les dépenses en R&D devraient croître en 2018 de 2,5 % d’après Evaluate Pharma. Les ventes de médicaments devraient croître de 4,8 % en 2018. Cette hausse, qui n’épargne aucune zone, sera notamment due au développement du marché des médicaments traitant les maladies orphelines.

En 2018, Coface estime que les dépenses en médicaments sur ordonnance devraient croître de 4 % pour les cinq plus grands pays de l’UE, atteignant EUR 126 M. Cela s’explique par la présence croissante de médicaments de spécialité (33 % des ventes), bien que les payeurs rechignent à payer le prix demandé par les laboratoires.

Aux États-Unis, la FDA (Federal Drug Agency) aura approuvé à fin octobre 2017 près de 35 nouvelles entités moléculaires, contre 20 un an auparavant. La majorité de ces entités appartiennent à l’oncologie et aux maladies orphelines, sans oublier le traitement des maladies cardiovasculaires. Ainsi, Coface estime que les ventes totales de médicaments devraient augmenter de 6 % en 2018. Or, les mesures prises pour réguler les coûts en hausse devraient aboutir. En outre, l’arrivée sur le marché de biosimilaires (les « génériques » des médicaments biologiques) devrait aussi juguler les dépenses. Enfin, de l’incertitude plane sur l’avenir de l’Obamacare, ce qui pourrait affecter la croissance des dépenses de santé.

Les dépenses chinoises en médicament selon IMS Health, s’établissaient autour de 119 milliards USD en 2016. Les ventes ont crû selon Coface de 4 % en 2017 et 2018, pour atteindre USD 128 milliards. Néanmoins, deux risques majeurs sont à souligner : le manque de transparence lors des appels d’offres publics et les mesures de contrôle des dépenses de santé en Chine. En effet, les autorités sanitaires souhaitent limiter les prix des médicaments importés (généralement les plus innovants). À cela s’ajoute la plus grande vigilance des autorités publiques envers les pratiques des laboratoires, notamment étrangers.

 

Dernière mise à jour : janvier 2018

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