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Salvador

Salvador

Population 6,127 millions
PIB par habitant 4219 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,4 2,5 2,4 2,4
Inflation (moyenne annuelle) 1,1 -0,7 1,0 1,5
Solde budgétaire / PIB (%) -3,4 -3,2 -3,5 -3,9
Solde courant / PIB (%) -5,2 -3,6 -2,1 2,9
Dette publique / PIB (%) 57,1 58,7 60,4 62,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Relative diversification économique
  • Accords de libre-échange avec l’Amérique Centrale et les Etats-Unis (CAFTA-DR), ainsi qu’avec le Mexique et l’UE
  • Soutien financier des institutions multilatérales
  • Démographie forte

POINTS FAIBLES

  • Forte criminalité et insécurité liées au trafic de drogue.
  • Manque de ressources naturelles
  • Vulnérabilité climatique et sismique
  • Insuffisance des infrastructures et de l’investissement
  • Dépendance envers les Etats-Unis (47 % des exportations, 90 % des transferts des émigrés et IDE)
  • Fragilité structurelle des comptes publics et extérieurs
  • Inégalités et pauvreté importantes

Appréciation du risque

Une croissance pénalisée par un environnement opérationnel peu favorable

Le pays continue d’afficher le niveau de croissance le plus faible d’Amérique centrale. En 2016, le rythme de croissance a stagné, à l’image de la croissance américaine, à laquelle elle est fortement corrélée. De plus, la croissance demeure insuffisante pour soutenir la productivité et l’attractivité du pays (dernière destination des IDE de la région). En 2017, le commerce extérieur et la consommation des ménages, bénéficiant de la hausse des transferts des expatriés, devraient, de nouveau, contribuer positivement à la croissance. Elle demeurerait néanmoins à un niveau modeste. En effet, en pesant sur l’intérêt des investisseurs et la confiance des consommateurs, la criminalité tempère les perspectives de croissance du pays. La faiblesse du pouvoir d’achat des ménages, la pauvreté en ressources naturelles ainsi que la corruption continueraient de freiner également l’investissement privé. A ces facteurs s’ajoutent la poursuite des mesures budgétaires restrictives qui freinent la croissance. Au niveau sectoriel, la croissance devrait, comme en 2016, être soutenue par la production manufacturière et agricole.
L’inflation devrait légèrement augmenter sous l’hypothèse d’une modeste remontée des prix des matières premières. Toutefois, elle resterait à un niveau modéré, pénalisée par une demande interne peu dynamique.

 

La consolidation budgétaire bloquée par les dissensions politiques

Avec un déficit budgétaire toujours inférieur à 3% en 2016, la situation du pays demeure délicate. Les dissensions politiques entre le gouvernement du président S. Sánchez Cerén (FMLN) et l’Assemblée, où son parti n’a acquis que 31 sièges sur 84, bloquent en effet les réformes nécessaires à la réduction du déficit budgétaire. Le FMLN se montre réticent à suivre la ligne de consolidation budgétaire prôné par ARENA (Alianza Republicana Nacionalista) qui s’opérerait au dépends des programmes sociaux et des retraites, qui représentent plus de la moitié du budget. En 2017, le poids des dépenses publiques continuerait à croître, alimenté, notamment, par les subventions (énergie, agriculture, retraites) et les mesures pour mettre fin aux violences. Compte tenu de la croissance modérée et du faible niveau d’investissement, la capacité du gouvernement à mobiliser l’instrument fiscal dans le but d’accroître ses revenus est limitée. Afin d’alléger la pression sur le déficit budgétaire, le gouvernement continuerait à opter pour des levées de fonds via les marchés internationaux dont l’objectif est de rembourser les bons du Trésor à court-terme (LETES). En l’absence de majorité, le gouvernement dispose d’une marge de manœuvre limitée pour améliorer l’équilibre budgétaire. Néanmoins, un consensus politique salvateur à court-terme entre le FMLN et ARENA est envisageable. A plus long-terme, la persistance du déficit contribue à l’accroissement continu de la dette publique au-delà des 60%, soit un niveau inquiétant pour une économie dollarisée.
En dépit d’une amélioration du solde courant, grâce, notamment, au bas prix du pétrole, le déficit devrait se creuser en 2017. Dépendantes de la santé de l’économie américaine, les exportations ne devraient pas connaître d’accélération majeure. Dans le même temps, la probable remontée des prix du pétrole devrait peser sur les importations : la balance commerciale devrait donc rester déficitaire. Le solde courant est également pénalisé par la criminalité qui décourage les IDE. Les transferts de la diaspora d’El Salvador (17% du PIB) devraient toutefois permettre de limiter le déficit courant.

 

Une gouvernance freinée par l’absence de majorité législative et la criminalité

Le président Salvador Sánchez Cerén (FMLN) au pouvoir depuis juin 2014 doit faire face à de nombreux défis dont la consolidation budgétaire et l’amélioration du climat de sécurité. Néanmoins, le président ne peut pas compter sur une majorité à l’Assemblée pour le soutenir après la victoire de ARENA aux élections législatives. Cette situation freine les réformes urgentes, de consolidation budgétaire et fait craindre une paralysie législative jusqu’aux prochaines élections de 2018. Déjà contesté pour la forte corruption et le népotisme, le gouvernement est remis en cause par la population pour son incapacité à maitriser la nouvelle montée des violences. Après une trêve efficace en 2012, les homicides liés aux deux principaux gangs du pays (Mara-18 et Mara Salvatrucha) sont en hausse et placent le Salvador comme le pays le plus violent au monde en 2016 (104 homicides pour 100 000 habitants), d’après le World Economic Forum. Le conseil de sécurité nationale (CNSCC) a ainsi lancé, à l’initiative du président, en 2015 le Plan El Salvador Seguro mais son coût élevé laisse un doute sur sa réelle mise en œuvre compte tenu des actuelles difficultés budgétaires du pays. L’environnement des affaires est donc fortement dégradé. En 2016, le président a annoncé la mise en place de nouvelles mesures extraordinaires, comme l’application immédiate de l’état d’urgence dans les sept prisons où sont concentrés les membres de gangs
Bien que le FMLN entretienne des liens historiques avec les régimes de gauche radicale de la région, le président veille à maintenir de bonnes relations avec les Etats Unis, premier partenaire commercial du pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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