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Taïwan

Taïwan

Population 23,5 millions
PIB par habitant 22 497 $US
A2
Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 0,7 1,5 2,7 2,5
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,3 1,4 1,3 1,9
Solde public / PIB (%) -1,8 -1,6 -0,7 -1,0
Solde courant / PIB (%) 14,6 13,7 13,1 11,7
Dette publique / PIB (%) 36,8 36,5 36,0 36,0

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Situation financière extérieure robuste
  • Soutien à la R&D par la dépense publique
  • Consensus sur les acquis démocratiques
  • 4e producteur d’électronique au monde 

POINTS FAIBLES

  • Commerce extérieur très vulnérable à la conjoncture en Chine continentale et aux États-Unis
  • Délocalisations massives fragilisant l’emploi industriel
  • Manque de compétitivité du secteur des services
  • Retard en termes d’infrastructures par rapport aux autres économies asiatiques avancées
  • Isolation croissante sur la scène diplomatique internationale

Appréciation du risque

Croissance contrainte par le ralentissement chinois

L’activité économique restera contrainte par la perte de vigueur de la demande sur les principaux marchés de l’export taïwanais (la Chine continentale et Hong Kong). Néanmoins, les exportations continueront de participer à la croissance en 2018, grâce à une croissance positive dans les pays avancés. Les bénéfices seront concentrés sur les secteurs de l’électronique (qui représente 40 % des exportations), de la machinerie et de l’industrie chimique. Par ailleurs, si la rupture des relations officielles depuis juin 2016 n’a pas empêché la République populaire de Chine de demeurer le principal partenaire commercial de Taïwan, elle a été pénalisante pour les industries de services, au vu de l’interdiction des voyages touristiques organisés pour les chinois continentaux. De plus, alors que l’investissement public augmentera légèrement, la détérioration de la conjoncture économique chinoise et la rupture des relations pèseront sur l’investissement privé, tant national qu’étranger, du fait des moindres performances des entreprises exportatrices et d’une baisse de confiance. Par ailleurs, bien que stimulée par la dépréciation du Nouveau dollar taïwanais face au dollar américain, l’inflation sera limitée par une croissance modeste de la consommation des ménages en 2018. En effet, malgré la faiblesse du chômage, la quasi-stagnation des salaires pourrait affecter la confiance des consommateurs et contraindre leurs dépenses. Bien que le probable rehaussement du salaire minimum et la construction de logements sociaux puissent participer à revaloriser le pouvoir d’achat des classes économiques modestes, au vu de la concentration de la croissance du revenu disponible au niveau des classes aisées, la demande sera surtout vigoureuse pour les secteurs du luxe (mode, cosmétique et électronique).

 

La situation financière restera solide

L’exécution du plan de développement des infrastructures nationales (centré sur la modernisation du réseau ferroviaire, de distribution de l’eau, le développement des énergies renouvelables, des zones urbaines et de l’innovation), démarré en 2017 et prévu pour s’achever en 2025, gonflera légèrement les dépenses publiques. De l’autre côté, le gouvernement augmentera l’impôt sur les entreprises et sur les dividendes, et abaisserait le seuil de revenu à partir duquel s’applique le taux maximal d’imposition. Malgré ces mesures, le déficit public, certes faible, devrait se creuser légèrement. Cependant, la dette publique conservera un niveau modéré, d’autant qu’elle est presque entièrement libellée en Nouveau dollar taïwanais et détenue par des investisseurs domestiques. Par ailleurs, le niveau d’endettement privé extérieur élevé (environ 30 % du PIB), contracté notamment dans le cadre du financement des échanges commerciaux, ne compromet pas la stabilité de la position extérieure de l’île, car avec une position extérieure nette représentant 180 % du PIB, elle est un des principaux créditeurs mondiaux. De plus, elle dispose d’importantes réserves de devises (qui représenteront plus de 21 mois d’importations en 2018). L’excédent courant devrait diminuer à cause de la détérioration des termes de l’échange et de la faiblesse de la demande chinoise, mais restera à un niveau élevé. Il résulte notamment d’un fort excédent commercial, mais aussi d’une balance des services positive.

 

Le défi de la rupture du dialogue avec la Chine continentale

Les élections législatives et présidentielle de 2016 ont porté au pouvoir le parti d’opposition, le Parti démocratique progressiste (DPP), et la présidente Tsai Ing-wen. Alors que le Kuomintang et le précédent président étaient favorables à une politique de rapprochement avec la Chine continentale, le DPP a une position plus dure et refuse d’adhérer au « consensus de 1992 » qui régit les relations entre les deux rives du détroit de Formose et reconnaît le principe « d’une seule Chine ». Cette politique demeurera inchangée, et les relations officielles rompues. En effet, les taïwanais restent majoritairement contre tout projet de réunification avec le régime de Pékin et sont de plus en plus méfiants quant à l’existence d’une relation de dépendance économique. Dans ce cadre, et malgré les pressions exercées par Pékin pour isoler diplomatiquement Taipei, la présidente cherche à stimuler les relations diplomatiques avec les pays qui reconnaissent encore à Taïwan un statut de pays souverain. Elle entend aussi intégrer l’île dans le commerce régional et mondial au-delà des accords de libre-échange conclus en 2013 avec Singapour et la Nouvelle-Zélande, avec notamment des discussions pour intégrer le Partenariat Transpacifique. Par ailleurs, la présidente, en perte de popularité du fait de performances économiques décevantes, prépare, néanmoins, la campagne électorale de 2020 : elle a poussé à la démission son premier ministre fin 2017, espérant qu’un nouveau gouvernement pourrait susciter un regain d’assentiment populaire. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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