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Trinité-et-Tobago

Trinité-et-Tobago

Population 1,4 millions
PIB par habitant 15 459 $US
C
Evaluation des risques pays
B
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

Principaux indicateurs économiques 2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) -0,6 -6,0 -3,2 1,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 4,7 3,1 3,2 3,2
Solde public / PIB (%)* -8,6 -12,7 -11,9 -10,8
Solde courant / PIB (%) 3,9 -10,7 -8,5 -7,9
Dette publique / PIB (%) 27,9 39,4 47,2 54,7

*Année fiscale d’octobre 2017 à septembre 2018 (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Cinquième producteur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL)
  • Industrie pétrochimique (1er exportateur mondial de méthanol et d’ammoniac)
  • Taille importante du fonds souverain et des réserves de change
  • Pays leader du Caricom, la communauté caraïbe
  • Main d’œuvre bien formée et anglophone

POINTS FAIBLES

  • Économie de petite taille dépendante des hydrocarbures
  • Secteur hors énergie (dont agriculture et tourisme) peu dynamique
  • Déclin prévisible des ressources énergétiques
  • Manque d’efficacité de l’action publique
  • Supervision insuffisante du secteur financier
  • Répartition inégale de la richesse et criminalité liée au trafic de drogue 

Appréciation du risque

 

Vers une reprise de l’activité en 2018

 

En 2018, la croissance se situerait en territoire positif, alors que, depuis 2014, la faiblesse du prix des hydrocarbures conjuguée à l’arrivée à maturité de plusieurs gisements de gaz et de pétrole, ainsi que le sous-investissement chronique dans l’exploitation, ont contribué au recul de l’activité. La croissance repose essentiellement sur le secteur de l’énergie (pétrole, gaz et pétrochimie) qui représente près de 35 % du PIB et plus de 90 % des ventes à l’export. Aussi, la hausse de la production de gaz naturel liée au forage des nouveaux puits devrait soutenir l’activité et les exportations. Néanmoins, la persistance de la faiblesse des prix devrait peser sur l’investissement dans ce secteur, étant donné que les réserves les plus accessibles sont déjà exploitées et que les autres ressources disponibles seraient de plus en plus coûteuses à extraire. Par ailleurs, l’investissement privé dans les secteurs hors énergie dépendra de la capacité du gouvernement à implémenter un cadre législatif plus favorable aux entreprises. Ces secteurs, de même que les ménages, souffriraient d’un accès limité au crédit, en raison des besoins de financement importants du gouvernement qui pèseraient sur le système bancaire domestique. En outre, la consommation des ménages devrait rester limitée du fait de la hausse du chômage et de la poursuite de la politique de consolidation budgétaire du gouvernement. L’inflation devrait rester contenue, du fait d’une demande domestique toujours atone, mais resterait sujette aux contraintes d’offre, et notamment à la volatilité du prix des produits alimentaires.

Un large déficit public, malgré une politique de consolidation budgétaire

Le déficit budgétaire devrait rester massif en 2018. Les mesures ponctuelles (ventes d’actifs à l’étranger, cession partielle d’entreprises publiques), prises par le gouvernement afin de compenser la baisse des recettes énergétiques, ne seraient toujours pas suffisantes pour limiter le dérapage budgétaire. La part rigide des dépenses (salaires et traitements des fonctionnaires, transferts et subventions prévus par la loi) qui représenteraient plus de 60 % des dépenses totales, limite l’adaptation du budget de l’État. Le gouvernement annonce, néanmoins, la mise en œuvre d’une série de reformes fiscales visant à augmenter les recettes de l’État (hausse de l’impôt sur les sociétés de 25 % à 30 %, hausse de la taxe sur les boissons alcoolisées et le tabac, baisse de subventions au prix du diesel, fin de la sous tarification des services publics à destination des entreprises publiques), mais ne semble pas disposer d’un cadre stratégique budgétaire de moyen terme. Le large déficit public serait financé en puisant dans le fonds souverain du pays, mais aussi grâce aux prêts des bailleurs internationaux (notamment la Banque Interaméricaine de Développement), ainsi que par l’endettement auprès des banques domestiques. Néanmoins, la saturation du secteur bancaire domestique obligerait le gouvernement à emprunter sur les marchés internationaux, à des taux d’intérêt très élevés, aggravant ainsi le niveau de la dette publique externe.

 

Un déficit courant en légère amélioration

Le solde courant devrait, de nouveau, afficher un important déficit en 2018. La légère reprise du prix des hydrocarbures et la hausse attendue de la production contribueraient, néanmoins, à réduire le déficit commercial. Le déficit de la balance des revenus devrait également participer à l’amélioration du solde courant en raison de la baisse des transferts de bénéfices des entreprises étrangères opérant dans le secteur énergétique. Toutefois, le déficit des services devrait se creuser en raison de la baisse des recettes touristiques. Les réserves de change (9,5 mois d’importations en 2017) devraient continuer de se réduire, dans la mesure où les investissements directs étrangers ne permettraient pas de compenser l’important déficit courant. De plus, les mesures ponctuelles (ventes d’actifs étrangers par les entreprises publiques, ponction dans le fonds souverain), visant à accroître les réserves, ne seraient plus suffisantes. Cette situation devrait rendre difficile le maintien de l’ancrage du dollar trinidadien au dollar américain, qui sera probablement dévaluée en 2018.

 

À la recherche de nouveaux relais de croissance

Au pouvoir depuis septembre 2015, le premier ministre Keith Rowley, issu du Parti People’s National Movement (PNM), devrait continuer à œuvrer pour la consolidation des finances publiques en dépit de la baisse de sa cote de popularité. Disposant d’une majorité au Parlement (23 sur 41 sièges) et conscient du faible degré de diversification de l’économie, le gouvernement s’est donné pour objectif de développer le tissu productif local en attirant davantage d’investissements dans les secteurs énergétiques (filière pétrochimique en particulier) et non énergétiques (tourisme, agroalimentaire, finance). Néanmoins, les fragilités institutionnelles, le niveau élevé de corruption et le manque d’infrastructures ralentiraient toujours la diversification de l’économie. La situation géographique du pays en fait également une zone de transit pour le trafic de drogue, qui s’accompagne d’une criminalité importante. Le pays devrait, par ailleurs, continuer à jouer un rôle actif dans la Communauté des Caraïbes (Caricom) et dans les initiatives coopératives de lutte contre la criminalité et le trafic de drogue en partenariat avec le Royaume-Uni et les États-Unis principalement.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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