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Congo

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Population 4,5 millions
PIB par habitant 2618 $US
D
Evaluation des risques pays
D
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) -1,8 1,6 2,4 0,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,5 1,2 1,5 1,8
Solde public / PIB (%) -7,4 6,3 7,5 7,6
Solde courant / PIB (%) -5,9 6,7 6,8 7,0
Dette publique / PIB (%) 117,5 87,8 81,7 76,6

 

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes (pétrole, minerai de fer, bois) et potentiel agricole
  • Potentiel de diversification de l’économie avec l’ouverture de zones franches
  • Soutien des bailleurs de fonds internationaux

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’égard du pétrole
  • Manque d’infrastructures
  • Réduction insuffisante de la pauvreté malgré la richesse pétrolière
  • Environnement des affaires pénalisant : gouvernance médiocre, corruption et détournement de fonds publics
  • Endettement élevé

Appréciation du risque

La production pétrolière conditionne la croissance

En 2019, la croissance congolaise a accéléré significativement, principalement grâce à une forte hausse de la production de pétrole (plus de 60 % du PIB, faisant du pays le 3e producteur d’Afrique subsaharienne), mais aussi à la faveur d’une contribution positive du secteur non pétrolier. Cette dynamique devrait se poursuivre en 2020. Le PIB pétrolier continuera de progresser, en dépit d’un prix de l’or noir qui demeurera bas. La hausse de la production est notamment portée par la montée en régime des champs offshore de Nene Marine (exploité par Eni) et de Moho-Nord (Total). En outre, le gouvernement a récemment lancé un nouvel appel d’offres pour proposer des licences d’exploration sur 18 nouveaux blocs, afin d’attirer de nouveaux investissements dans le secteur. Concernant le reste de l’économie, certains secteurs montrent des signes encourageants et renforcent les perspectives de diversification. L’industrie minière commence à se développer, s’appuyant essentiellement sur l’extraction de fer. La mine de Mayoko (exploitée par Sapro), par exemple, devrait accroître sa production en 2020, tandis que plusieurs autres projets sont en préparation pour 2020/2022. De plus, la construction d’une ligne de chemin de fer entre Mayoko et le port de Pointe-Noire, financée par Sapro, devrait débuter en 2020, afin de faciliter les exportations de minerai de fer. Par ailleurs, l’investissement public pourrait légèrement augmenter, notamment dans les infrastructures de transport. La conclusion de l’accord avec le FMI alimentera l’aide publique au développement, venant essentiellement de la BAD et de l’AFD, avec de nouveaux projets qui débuteront en 2020, comme le pont routier et ferroviaire entre Brazzaville et Kinshasa, ou le nouveau port de pêche à Pointe-Noire. La sylviculture contribuera également à la croissance. Enfin, l’inflation restera modérée, toujours en deçà de la cible des 3 % de la BEAC.

 

Poursuite de la trajectoire de désendettement

En 2020, la politique budgétaire restera prudente et permettra de dégager un important excédent du solde public, qui devrait être stable. Les revenus continueront d’augmenter, notamment grâce aux recettes non pétrolières, qui profitent des récents progrès de ce pan de l’économie. Une stratégie de privatisations est également envisagée, impliquant diverses structures dont deux banques commerciales et un complexe industriel. En parallèle, les dépenses devraient s’accroître légèrement, afin de financer la hausse des investissements en infrastructures et des aides sociales. Par exemple, le programme « Lisungi », mis en œuvre conjointement avec la Banque Mondiale, octroyant des transferts monétaires aux ménages modestes et améliorant leur accès à l’éducation et à la santé, sera renforcé. La poursuite de la rigueur budgétaire permet, en outre, de conserver une trajectoire de désendettement, même si cette dernière demeure très vulnérable à l’évolution du prix et de la production de pétrole. Toutefois, l’accord de rééchelonnement de la dette avec la Chine, en mai 2019, ainsi que la validation d’un programme de Facilité élargie de crédit (448,6 millions USD sur trois ans) par le FMI, en juillet 2019, pourraient apporter un soutien à l’objectif de rétablir la viabilité des finances publiques. Le Congo se doit encore de négocier la restructuration de son importante dette auprès de Glencore et Trafigura, deux sociétés de courtage suisses. C’est un des éléments qui a entraîné le report du versement de la seconde tranche de prêt du FMI, initialement prévu en janvier 2020. Le service de la dette publique, bien qu’en baisse, demeure tout de même très élevé (autour de 14 % du PIB en 2020) et continue de grever les capacités budgétaires du Congo.

La forte hausse des exportations pétrolières, représentant environ 85 % des exportations, a permis de dégager un excédent du compte courant, qui devrait se maintenir en 2020. Toutefois, si les exportations d’or noir nourrissent l’excédent commercial (plus de 40 % du PIB), ce dernier est fortement atténué par les importations de services et les rapatriements de profits qu’impliquent les activités extractives. En outre, l’excédent du compte courant pourrait être mis en danger, à moyen terme, par la baisse progressive de la production pétrolière congolaise.

 

Pas de changement en vue pour les élections de 2021

Le président Denis Sassou-Nguesso, 76 ans et au pouvoir depuis 1997, est sorti large vainqueur des élections présidentielles de 2016, après une réforme constitutionnelle controversée en 2015. Son parti (Parti congolais du travail) reste majoritaire à l’Assemblée face à une opposition encore fragmentée, malgré des tractations pour s’unir dans l’optique des élections de 2021. L’amélioration récente de la conjoncture économique pourrait tempérer en partie les mécontentements populaires, nourris par la persistance de la pauvreté (37 % de la population vit avec moins de 1,9 USD par jour) et les fréquents scandales de corruption. En août 2019, de nouvelles révélations ont impliqué la famille du président Sassou-Nguesso, dont son fils, accusé de détournement de fonds publics et de corruption. Néanmoins, la candidature et la future réélection du président sortant, pour un 4e mandat consécutif, semblent probables.

L’environnement des affaires du pays demeure très difficile, comme l’atteste sa 180e place sur 190 pays au classement Doing Business de la Banque Mondiale. Le Congo souffre de lourdes carences en matière de gouvernance, notamment concernant la lutte contre la corruption, la force de la loi, ou encore la capacité du gouvernement à réformer.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

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