Coface Group
Papouasie-Nouvelle-Guinée

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Population 7,9 millions
PIB par habitant 2 402 $US
B
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018(e) 2019(p)
Croissance PIB (%) 1,6 2,5 0,0 3,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 6,7 5,4 4,8 4,7
Solde public / PIB (%) -5,2 -2,7 -2,9 -2,2
Solde courant / PIB (%) 23,7 23,9 22,8 23,0
Dette publique / PIB (%) 37,8 37,5 36,8 36,2

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Dons inclus.

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes : minerais (cuivre, or, nickel, cobalt), hydrocarbures (pétrole, gaz) et produits agricoles (bois, café, cacao, huile de palme)
  • Soutien financier des institutions multilatérales
  • Investissements étrangers dans le secteur des matières premières
  • Construction d’unités de production de gaz naturel liquéfié

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition aux catastrophes naturelles
  • Faiblesse du réseau d’infrastructures
  • Économie dépendante aux exportations de matières premières
  • Lacunes importantes en termes de gouvernance
  • Faible taux d’alphabétisation, manque de main-d’œuvre qualifiée

Appréciation du risque

L’économie se relève après un tremblement de terre destructeur

Après avoir été amputée par le déclin des activités extractives suite à la destruction de plusieurs sites de production par un tremblement de terre en février 2018, la croissance rebondira en 2019. L’économie devrait, en effet, bénéficier d’un retour à la normale de l’extraction d’hydrocarbures et de minerais, activité qui constitue environ 30 % du PIB. De plus, le prix du pétrole, qui restera élevé, ainsi que la hausse du prix du gaz devraient stimuler la croissance en 2019. Les exportations, moteur de la croissance, profiteront de la reprise du secteur des hydrocarbures et des minerais, qui en constituent près de 75 %. Ce secteur continuera de bénéficier d’importants investissements, notamment étrangers, avec de nombreuses installations en cours de construction, en particulier dans le domaine du gaz naturel liquéfié (GNL).

L’agriculture, qui emploie les deux tiers de la population active, n’occupe pourtant qu’une place limitée dans l’économie pays, ne générant qu’environ 12 % du PIB. En effet, le secteur agricole demeure majoritairement informel et peu productif, offrant une agriculture de subsistance. De plus, l’économie pâtira des dommages causés par le tremblement de terre sur le réseau d’infrastructures, déjà peu développé.

La consommation des ménages, qui représente environ la moitié du PIB, bénéficiera de la réduction progressive de l’inflation. Le niveau de cette dernière restera néanmoins non négligeable, car alimentée par la politique budgétaire, le déficit public étant en partie financé par l’émission régulière de bons du trésor.

 

Poursuite de la consolidation budgétaire et maintien de l’excédent courant

De nombreux efforts ont été réalisés par le gouvernement pour réduire les dépenses publiques dans le cadre d’une consolidation budgétaire depuis 2017. Ces efforts devraient se poursuivre, entraînant la reprise de la baisse du déficit public en 2019, après un léger rebond en 2018 dû aux dépenses publiques liées à la reconstruction d’après tremblement de terre. C’est dans cette optique que le gouvernement prévoit, par exemple, de limiter l’évolution des salaires dans le secteur public. Des mesures ont également été prises pour améliorer la perception des recettes fiscales. Le gouvernement devrait continuer dans ce sens en 2019, avec, notamment, la mise en place de nouveaux centres d’impôts régionaux, le but étant d’améliorer l’efficacité de l’administration fiscale. Le rebond de croissance devrait également générer une augmentation des recettesbudgétaires.

En 2019, le pays affichera toujours un large excédent de sa balance courante. Il s’explique par le dynamisme de ses exportations de matières premières, entraînant une balance commerciale excédentaire, ainsi que par la perception d’aides internationales. Ces excédents viennent plus que compenser le déficit des autres composantes de la balance courante : celui des services, liés à l’activité extractive, et celui des revenus, liés à la présence des investissements étrangers. Cependant, l’excédent courant est pratiquement absorbé par le remboursement à leurs maisons mères des prêts contractés pour la construction des infrastructures gazières par leurs filiales locales.

 

Un gouvernement source de tensions sociales

Le Premier ministre Peter O’Neill, membre du parti People’s National Congress, remplit son deuxième mandat, depuis sa réélection de 2017. Accusé de détournement de fonds publics et de fraude lors des élections législatives de 2017, il doit faire face à une popularité qui ne cesse de se dégrader. En juin 2018, le Premier ministre a décrété un état d’urgence de neuf mois dans la province du Southern Highlands suite à des émeutes organisées par des partisans de l’opposition qui contestaient la victoire du gouvernement local. Le Premier ministre doit également faire face aux contestations des populations à propos de la gestion de l’exploitation des hydrocarbures sur leurs terres. Il est peu probable que ces tensions s’apaisent dans ce pays où la pauvreté et les inégalités demeurent importantes. Par ailleurs, des tensions supplémentaires pourraient résulter du référendum d’indépendance qui devrait être organisé dans la région autonome de Bougainville en juin 2019. Le caractère non contraignant du référendum autoriserait le gouvernement à ne pas accorder l’indépendance à cette région dotée de réserves en cuivre, alors qu’une large majorité des habitants de Bougainville semble cette revendication.

Sur la scène régionale, le gouvernement entretient des relations de plus en plus étroites avec la Chine. En plus d’être importatrice de GNL, la Chine détient un quart de la dette publique de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, par le biais de sa banque d’import-export. De plus, au vu des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis, le GNL du pays pourrait être partiellement utilisé par la Chine pour remplacer celui des États-Unis.

En 2017, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, s’est classée 146e parmi les 204 pays évalués dans le classement relatif à la qualité des réglementations établi par la Banque Mondiale, enregistrant ainsi une chute de quatre places en l’espace d’une année. Le climat des affaires reste donc dégradé, avec un risque notable de retards de paiement et d’annulation de projets.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

Haut de page
  • English
  • Français