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République dominicaine

République dominicaine

Population 10,4 millions
PIB par habitant 8 596 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 7,0 5,0 -6,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,6 1,8 3,3 4,0
Solde public / PIB (%) -4,3 -4,2 -8,5 -4,0
Solde courant / PIB (%) -1,4 -1,4 -6,0 -4,5
Dette publique / PIB (%)* 50,7 53,8 68,8 68,2

(e) : Estimation (p) : Prévision *Secteur public non financier

POINTS FORTS

  • Destination touristique majeure aux Caraïbes
  • Envois de fonds de sa diaspora
  • Accord de libre-échange avec les États-Unis (CAFTA-DR) et accord de partenariat économique avec l’UE
  • Zones franches (56 % des exportations de marchandises en 2019)
  • Stabilité institutionnelle

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’égard de l’économie américaine
  • Dépendance à l’égard du prix de l’or
  • Production d’électricité défaillante
  • Niveaux élevés de pauvreté et d’inégalité / faibles recettes fiscales (14 % du PIB)
  • Criminalité liée au trafic de drogue
  • Corruption généralisée

Appréciation du risque

Un rebond partiel pour la République Dominicaine en 2021

En 2020, l’économie a connu sa première récession depuis des décennies, le pays ayant été touché par la pandémie de COVID-19. Le premier cas de COVID-19 a été confirmé début mars 2020 ; depuis lors, l’état d’urgence a été instauré au niveau national, entraînant la mise en place d’un couvre-feu, la fermeture des frontières et des entreprises non-essentielles. L’état d’urgence et le couvre-feu ont, en outre, été prolongés à plusieurs reprises. En 2021, le PIB devrait connaître un rebond partiel, mais fin 2021 l’activité restera toutefois inférieure de 2,2 % à son niveau de 2019. Bien que le tourisme (qui représente environ 16 % du PIB) ait repris à partir du 1er juillet 2020, il ne devrait pas connaître de reprise marquée en 2021. Cela est dû au fait que certains voyageurs potentiels resteront prudents tant qu’un vaccin pour la COVID-19 ne sera pas largement administré. Cela aura des répercussions négatives sur le rythme de la reprise des investissements fixes bruts et sur celui de la consommation des ménages (du fait d’un lent redémarrage sur le marché de l’emploi et d’une inflation plus élevée). En ce qui concerne la balance commerciale, les exportations (or, tabac, textile et électronique) devraient s’améliorer en 2021 du fait de la reprise attendue de l’économie américaine, principale destination des exportations de la République dominicaine (54 % du total des ventes à l’étranger en 2019). Les risques de détérioration sont principalement liés à l’évolution de la pandémie de
COVID-19.

 

Les importants déséquilibres budgétaires et extérieurs induits par la COVID-19 ont été en partie réduits

La COVID-19 a mis l’équilibre budgétaire sous pression. Au cours des derniers mois de son mandat, l’ancien président Danilo Medina a annoncé une série de mesures de relance budgétaire contracycliques. Ces dernières ont ensuite été prolongées jusqu’à la fin de 2020 par le président nouvellement élu Abinader, qui a promulgué une loi budgétaire supplémentaire d’environ 4,5 % du PIB en septembre 2020. En conséquence, la dette publique brute s’est fortement détériorée l’année dernière. Afin de couvrir une partie des besoins de financement plus élevés, les responsables politiques ont assuré des prêts auprès d’institutions multilatérales, telles que le FMI (650 millions de dollars) et la Banque mondiale (250 millions de dollars). En 2021, le déficit budgétaire ne devrait se résorber que partiellement, car une véritable reprise économique est peu probable. En outre, la COVID-19 a également déclenché un choc sur les comptes extérieurs en 2020. D’une part, en tenant compte des chiffres de janvier à septembre 2020, le déficit de la balance commerciale s’est réduit grâce à une baisse relativement plus importante des importations (notamment la facture pétrolière) par rapport aux exportations. D’autre part, les envois de fonds des Dominicains vivant à l’étranger ont étonnamment augmenté pour atteindre 5,8 milliards de dollars (+ 11 % par rapport à la même période de 2019). Néanmoins, l’excédent de la balance des services s’est fortement détérioré (les recettes des voyages ont chuté de 65 % en glissement annuel, pour atteindre 2 milliards de dollars, contre 5,8 milliards pour la même période en 2019). Dans le même temps, les investissements directs étrangers dans le pays ont diminué de 13 %, atteignant 2 milliards d’USD au cours de la période. En outre, la dette publique extérieure s’élevait à 38 % du PIB (26,3 % du PIB en septembre 2019). Cette augmentation est principalement due aux montants déboursés en raison des émissions d’obligations souveraines pour combattre les effets économiques de COVID-19. Enfin, les réserves de change se sont élevées à 10,6 milliards de dollars sur la même période (couvrant plus de 6 mois d’importations).

 

Malgré le changement de pouvoir, une politique favorable au milieu des affaires devrait être poursuivie

Le président Luis Abinader, du Partido Revolucionario Moderno, parti d’opposition de centre gauche, a pris ses fonctions le 16 août 2020. Sa victoire a mis fin à 16 ans de pouvoir du Parti de la libération dominicaine, un parti centriste. M. Abinader dispose d’une majorité au Congrès (avec 18 des 32 sièges du Sénat, et 92 des 190 sièges de la Chambre basse). Il a promis un salaire minimum universel de subsistance de 10 000 pesos (173 USD) et a indiqué son intention de corriger les inégalités fiscales, notamment par des mesures telles que l’élargissement de l’assiette fiscale (tel que recommandé par le FMI). Néanmoins, les défis sociaux et économiques soulevés par la COVID-19 vont probablement retarder ses projets. En outre, pendant la campagne, il a souligné la nécessité de lutter contre la corruption, en renforçant les processus de passation des marchés et achats publics. En 2017 et 2018, des manifestations de la Marcha Verde ont été organisées pour dénoncer la corruption et demander la condamnation des dirigeants politiques accusés d’avoir accepté des pots-de-vin d’Odebrecht, une entreprise brésilienne. Enfin, concernant les relations transfrontalières tendues avec Haïti, le président Abinader a déclaré, en octobre 2020, que s’il est prêt à coopérer en signe de solidarité pour faire face à la crise permanente que connaît Haïti, il défend toutefois l’idée que toute réponse doit venir de l’ensemble de la communauté internationale.

 

Dernière mise à jour : Mars 2021

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