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République dominicaine

République dominicaine

Population 10,2 millions
PIB par habitant 7478 $US
A4
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 6,6 4,6 6,4 5,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,6 3,3 4,3 4,2
Solde public / PIB (%) -2,8 -3,0 -2,7 -2,6
Solde courant / PIB (%) -1,1 -0,2 -1,6 -2,1
Dette publique / PIB (%) 34,6 37,2 36,7 36,1

 

(e) : Estimation. (p) : Prévision. 

POINTS FORTS

  • 1ère destination touristique des Caraïbes
  • Transferts de la diaspora
  • Accord de libre-échange avec les États-Unis (CAFTA-DR)
  • Zones franches (51 % des exportations en 2018)
  • Stabilité politique

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à la conjoncture américaine
  • Dépendance au cours de l’or
  • Approvisionnement électrique défaillant
  • Défaillances éducatives et sanitaires
  • Pauvreté et inégalités élevées
  • Criminalité liée au trafic de drogue
  • Corruption élevée

Appréciation du risque

Croissance économique conditionnée par la conjoncture américaine

Après une année 2018 où l’économie a été dopée par la reconstruction post-ouragan Maria, la croissance devrait s’établir, en 2019, à un niveau plus faible, bien que toujours élevé. Portée par la situation économique favorable des États-Unis en 2018, la croissance du pays pourrait subir une décélération progressive de l’économie américaine. L’afflux de touristes conservera son dynamisme, mais pourrait en être contrarié. Les recettes touristiques, mais aussi le dynamisme des remises des expatriés, tireront la consommation des ménages, principale contributrice à la croissance (70 % du PIB). La relative bonne conjoncture américaine devrait continuer à booster les exportations, et donc les productions sucrière et aurifère, malgré l’incertitude sur le cours de l’or. Enfin, l’afflux d’IDE dans le pays, notamment en provenance des USA, devrait se poursuivre grâce à la présence de zones franches et au dynamisme de la construction et du tourisme. La hausse du prix du pétrole (dont le pays est importateur) devrait situer l’inflation dans la zone cible de la banque centrale (3 à 5 %). Grâce à ses confortables réserves de change, la banque centrale peut mener une politique monétaire plutôt accommodante, axée sur le soutien à la croissance et la maîtrise de l’inflation.

Trajectoires inverses pour des déficits jumeaux relativement faibles

Le budget 2019, présenté et approuvé par le Parlement, présente une légère baisse du déficit public. L’objectif est d’augmenter les revenus de l’État de 14 % grâce, notamment, à une meilleure efficacité de la collecte des impôts et droits de douanes, ainsi qu’au maintien d’une croissance vigoureuse. Cette hausse devrait légèrement dépasser celle de 13 % des dépenses publiques. Plus des deux tiers d’entre elles sont des dépenses courantes, principalement dans la santé et l’éducation. Les dépenses d’investissement (13 % des dépenses totales) et les intérêts de la dette (17 %) sont celles qui progressent le plus (respectivement 14 et 23 %), mais leur poids reste nettement moins important. L’amélioration du solde budgétaire pourrait être très inférieure à celle ciblée par le gouvernement (déficit de 1,7 % du PIB) à cause d’éventuelles dépenses courantes supplémentaires (risque météorologique, lutte contre les différents trafics) en cours d’année.

Le déficit commercial (plus de 11 % du PIB) devrait encore se creuser en 2019 du fait du renchérissement du pétrole importé et d’un possible effritement du cours de l’or. Par ailleurs, la dépréciation passée de la monnaie locale, bien qu’elle favorise la compétitivité des exportations, alourdit le prix des importations. La balance des services (environ 7 % du PIB en 2017) continuera sur sa lancée et restera fortement positive grâce au tourisme (près de 5 % de croissance annuelle), ainsi que celle des transferts (légèrement supérieure à 7 % du PIB en 2017), portée par les remises de la diaspora. Du fait du grand nombre d’IDE dans le pays, la balance des revenus restera très largement négative. Tout cela devrait conduire à une légère détérioration du compte courant. Le déficit courant devrait être en grande partie financé par des IDE favorisés par l’existence de nombreuses zones franches. Ces dernières sont en pleine croissance et concentrent près de 60 % des IDE de la zone caraïbe.

Apparente stabilité politique masquant une situation fragile

Le paysage politique est largement dominé par le Partido de la Liberacion Dominica du président Danilo Medina (qui terminera son deuxième mandat en 2020), qui détient la majorité dans les deux chambres parlementaires. Cependant, malgré la popularité du président, la contestation populaire monte. Depuis 2017, des marcha verde sont organisées, comme celle d’août 2018 qui a réuni près d’un million de personnes, pour dénoncer la corruption et obtenir la condamnation de douze actuels ou anciens responsables politiques accusés d’avoir obtenu des pots-de-vin de l’entreprise brésilienne Odebrecht. Par ailleurs, les taxes sur les produits pétroliers cumulées à la hausse du prix du baril ont aussi engendré des mécontentements. Parallèlement, le pays a engagé, fin 2018, un nouveau plan de sécurité de sa frontière avec Haïti pour lutter contre le trafic d’arme, de drogue et l’immigration illégale des Haïtiens qui représentent 87 % du total des immigrants. Par ailleurs, le pays a définitivement rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan en 2018. Les conséquences ont été l’ouverture de l’ambassade chinoise à Saint-Domingue et le développement des relations commerciales qui devrait se ressentir dès 2019. Les investissements chinois devraient se multiplier dans un pays où l’environnement des affaires est classé 102e au Doing Business 2019.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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