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Sao Tomé-et-Principe

Sao Tomé-et-Principe

Population 0,2 million
PIB par habitant 2 190 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2019 2020 2021 (e) 2022 (p)
Croissance PIB (%) 2,2 3,0 2,1 3,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 7,8 9,9 8,2 7,5
Solde public / PIB (%)* -1,3 -3,7 -1,5 -0,5
Solde courant / PIB (%)** -17,5 -12,4 -11,3 7,5
Dette publique / PIB (%) 99,9 87,4 87,9 86,5

(e) : Estimation (p) : Prévision *Dons inclus **Coopération internationale courante incluse

POINTS FORTS

  • Perspectives de développement du secteur touristique
  • Soutien des bailleurs de fonds internationaux
  • Liens développés avec le Portugal et les autres pays lusophones (Angola, Brésil)
  • Arrimage du dobra à l’euro

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers l’aide publique internationale
  • Faibles recettes publiques : 15% du PIB
  • Économie encore dominée par l’agriculture et la pêche
  • Environnement des affaires défaillant
  • Déficit d’infrastructures et faiblesse de l’environnement juridique et réglementaire contraignent l’environnement opérationnel
  • Coûts d’importation et d’exportation élevés en raison de son éloignement et de son insularité
  • Secteur bancaire peu développé et fragile (prêts non performants supérieurs à 25% du portefeuille)
  • Endettement public élevé

Appréciation du risque

Croissance économique tirée par une reprise plus franche du tourisme

Pénalisée par le tourisme toujours en convalescence en 2021, l’activité devrait s’accélérer en 2022. La reprise de ce secteur (15 % du PIB) devrait s’accentuer en 2022 à mesure que ces restrictions s’allègent et que le taux d’inoculation contre la COVID-19 augmente (39 % de la population avait reçu au moins une dose en décembre 2021 et 23 % était totalement vaccinée). Il est néanmoins peu probable que le secteur, qui restera soumis à l’évolution de la situation sanitaire, retrouve son niveau d'avant la pandémie. Le commerce, représentant plus d’un tiers de la contribution du secteur des services au PIB, devrait augmenter en 2022, avec la reprise de la demande intérieure. Celle-ci bénéficiera d’une hausse du pouvoir d’achat, liée à la hausse des revenus du secteur tertiaire (70 % du PIB et 60 % des emplois) et une diminution des pressions inflationnistes. L’ancrage du dobra à l’euro, et des prix des matières qui ne devraient pas connaître des hausses aussi importantes qu’en 2021 permettront de contenir l’inflation importée. Les investissements et financements étrangers, particulièrement dans le tourisme, devraient soutenir la croissance du secteur secondaire, dominé par la construction. Le projet de développement de la zone franche de Malanza, pour un montant de 1,3 milliard USD, pourrait également attirer l’investissement. Le pays recevra aussi une subvention du Fonds africain de développement de la BAD d’une valeur de 10,7 millions de dollars, afin de soutenir les petites et moyennes entreprises dans le tourisme et l’agriculture. L’économie restera fortement tributaire du secteur agricole, représentant 20 % du PIB et près de 70 % des exportations. Les prix élevés du cacao (75 % des exportations agricoles) devraient stimuler la production et les recettes d’exportations. 

 

Réduction des déficits et dépendance internationale 

L’accélération de l’activité permettra d’accroître les recettes fiscales et donc de réduire le déficit public. La collecte d’arriérés d’impôts due par les entreprises publiques contribuera aussi à leur hausse. De plus, le gouvernement devrait réduire ses mesures de soutien aux ménages après un gel de la consolidation budgétaire en 2021. Les efforts de rationalisation des dépenses devraient reprendre avec l’objectif de réduire les coûts administratifs de 30 %, et l’engagement de geler les nouvelles embauches et les promotions des fonctionnaires. En revanche, l’introduction de la TVA au taux de 15 % a été reportée et est désormais prévue pour le dernier trimestre 2022. Le coût associé à la dette, essentiellement concessionnelle, reste peu élevé (moins de 4 % du budget de l’Etat). Le pays continuera ses efforts pour régler les arriérés extérieurs, équivalents à 2,2 % du PIB. Un accord de restructuration avec le Brésil a déjà été trouvé.

 
Le déficit courant devrait s’améliorer en 2022 grâce à une reprise plus dynamique du secteur des services. En effet, la hausse des recettes touristiques devrait permettre à la balance des services de redevenir excédentaire. La balance commerciale ne se réduira que marginalement, car les dépenses d’importations de pétrole (20 % des importations) et de biens d’équipement compenseront la hausse des exportations de cacao. La coopération internationale courante alimentera l’excédent du compte des transferts. L’archipel restera tributaire du soutien des prêteurs multilatéraux et bilatéraux pour financer le déficit courant. Elle continuera de bénéficier de l’aide du FMI dans le cadre d’un programme FEC octroyée en octobre 2019 (18 millions USD sur 40 mois). Les réserves de changes, représentant près de 4 mois d’importation, se sont renforcées grâce à l’attribution de droits de tirage spéciaux par le FMI pour un montant de 20 millions USD en août 2021.

 

Élections législatives en 2022

Après un report de plus d’un mois lié à des accusations de fraude, Carlos Vila Nova, candidat du parti de centre-droit Action démocratique indépendante (ADI), a remporté l’élection présidentielle de septembre 2021 avec près de 58 % des voix au second tour. Il succède à Evaristo Carvalho (ADI), élu en 2016, qui a décidé de ne pas se présenter à un second mandat. En attendant les élections législatives, prévues en octobre 2022, cette élection prolonge la cohabitation avec le Premier ministre et chef du parti social-démocrate du Mouvement de libération de Sao Tomé-Et-Principe (MLSTP-PSD), Jorge Bom Jesus. En effet, ce dernier a été nommé suite aux élections législatives d’octobre 2018, à la faveur de la coalition formée par le MLSTP-PSD (23 sièges sur 55) et d’autres petits partis (PCD-UDD-MDFM), malgré la majorité relative obtenue par l’ADI (25 sièges). La cohabitation précédente n’avait pas généré de tensions et la collaboration ne devrait pas poser de difficultés jusqu’aux élections législatives. L’archipel possède des antécédents démocratiques relativement solides par rapport à ses pairs d'Afrique subsaharienne. Alors que plus du tiers de la population vit sous le seuil international de pauvreté et un chômage encore élevé (environ 15 % en 2021), le risque de troubles sociaux n’est toutefois pas à écarter.

 
Du fait de son insularité, les relations avec les pays lusophones (Portugal, Angola, Brésil) et les organisations internationales restent cruciales. Depuis la reconnaissance d’une Chine unique au détriment de Taïwan en 2016, les relations avec la Chine se renforcent, comme l’illustre l’augmentation des financements accordés à l’archipel.

 

Dernière mise à jour : Février 2022

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