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Sao Tomé-et-Principe

Sao Tomé-et-Principe

Population 0,2 million
PIB par habitant 1 980 $US
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 2,7 2,7 -8,0 3,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 8,2 8,3 7,8 8,0
Solde public / PIB (%)* -1,8 -1,3 -4,5 -4,0
Solde courant / PIB (%)** -12,4 -12,4 -17,0 -11,7
Dette publique / PIB (%) 96,2 94,6 105,0 100,0

(e) : Estimation (p) : Prévision *Dons inclus **Coopération internationale courante incluse

POINTS FORTS

  • Perspectives de développement du secteur touristique
  • Soutien des bailleurs de fonds internationaux
  • Liens développés avec le Portugal et les autres pays lusophones (Angola, Brésil)
  • Arrimage du dobra à l’euro

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers l’aide publique internationale
  • Faibles recettes publiques : 15% du PIB
  • Économie encore dominée par l’agriculture et la pêche
  • Environnement des affaires défaillant
  • Déficit d’infrastructures et faiblesse de l’environnement juridique et réglementaire contraignent l’environnement opérationnel
  • Coûts d’importation et d’exportation élevés en raison de son éloignement et de son insularité
  • Secteur bancaire peu développé et fragile (prêts non performants supérieurs à 25% du portefeuille)
  • Endettement public élevé

Appréciation du risque

Reprise difficile de la croissance économique

Bien que peu impacté par la pandémie de la COVID-19 en terme sanitaire, Sao Tomé-Et-Principe a été fortement affecté économiquement. La croissance économique devrait cependant revenir timidement en 2021.

Le secteur du tourisme (6% du PIB en 2019) a considérablement chuté en 2020 en raison des restrictions de mobilité induites par la crise sanitaire, comme la fermeture des frontières. Or, il était l’un des principaux moteurs de la croissance économique de l’archipel. Une faible et graduelle reprise est attendue en 2021. Cependant, sur le long terme, les investissements étrangers, notamment portugais et Sud-Africains, devraient permettre à ce secteur de grandement se développer. L’économie du pays est aussi tributaire du secteur agricole (caco, café, poivre), toutefois peu performant. En effet, si le cacao est le produit le plus exporté, il ne représente que 1.6% du PIB. Après avoir fortement diminué en 2020, les exportations de cacao ne reprendraient que légèrement en 2021 en raison des répercussions des perturbations dans les chaînes d’approvisionnement, ainsi que de la réduction d’utilisation d’engrais et de pesticides qui pourrait entraver la production.

Afin de faire face à la pandémie et de soutenir l’économie, la santé et les ménages les plus vulnérables le gouvernement a annoncé, en avril 2020, un plan de relance budgétaire représentant 1.7% du PIB. Ce plan inclut, entre autres, une augmentation des dépenses de santé (médicaments, équipements, personnel médical et centres de traitement). De plus, des aides financières ont été allouées aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu’aux travailleurs, y compris du secteur informel, et un moratoire sur les intérêts a été mis en place. Enfin, la Banque centrale a réduit son taux d’intérêt, les réserves minimales des banques locales, les frais bancaires, et a ouvert une ligne de crédit aux entreprises. Pourtant, la demande intérieure a fortement diminué en 2020 en raison de la baisse des revenus des ménages. Afin de réduire son impact sur la population, dont 67% vit sous le seuil de pauvreté, et de stimuler sa consommation, le gouvernement a mis en place des aides aux plus pauvres et vulnérables. De ce fait, la demande intérieure en 2021 devrait progresser. De même, les investissements se sont fortement contractés en 2020. En effet, la confiance des investisseurs s’est fortement dégradée, et les incertitudes liées à la sortie de crise font peser un risque sur leur reprise en 2021. En ce qui concerne les investissements publics, ils devraient à court terme concerner le secteur sanitaire qui est faible et prioritaire. A long terme, le gouvernement devrait axer ses politiques sur le développement d’infrastructures, avec un soutien extérieur.

 

Aide extérieure et gel de la consolidation budgétaire

Le déficit courant s’est considérablement creusé en 2020, malgré la réduction du déficit commercial traditionnellement élevé (18% en 2020 contre 27% du PIB en 2019) et l’importance de l’aide extérieure, en raison de la chute des recettes touristiques. En 2021, le déficit devrait légèrement reculer en conséquence de la reprise des exportations et celle, même limitée, du tourisme venant compenser celle des importations due au rebond de la demande intérieure. Ce déficit continuera d’être financé par l’aide extérieure, principalement par le biais de dons.

Le plan de soutien à l’économie a entraîné l’accroissement du déficit public en 2020, qui, cependant, devrait se stabiliser en 2021. La dette publique, déjà très élevée, s’est alourdie en 2020. En effet, même si l’aide extérieure est en partie constituée de dons, ce n’est pas la totalité et elle ne permet pas de couvrir l’intégralité des financements supplémentaires, ce qui nécessite d’avoir recours à l’endettement domestique. La consolidation budgétaire prônée par le FMI dans le cadre de sa Facilité élargie de crédit, octroyée en octobre 2019 (18 millions USD sur 40 mois) a été temporairement gelée jusqu’en 2021. Dans le même temps, l’aide internationale a été importante. Le FMI a apporté un soutien s’élevant à un peu plus de 17 millions de dollars, avec 5 millions dans le cadre de sa Facilité élargie de crédit, 12 millions dans le cadre de sa Facilité de crédit rapide et un allègement du service de la dette s’élevant à 0,2 millions de dollars. Le pays a également perçu une aide de l’Union Européenne, ainsi que de la Banque Mondiale.

 

Une coalition bien ancrée

Depuis les élections législatives d’octobre 2018, la coalition formée par le Mouvement de libération de Sao Tomé-Et-Principe – Parti social-démocrate (MLSTP-PSD) et d’autres petits partis (PCD-UDD-MDFM), est au pouvoir, malgré la majorité relative (25 sièges sur 55) de l’Action démocratique indépendante (ADI), principal parti d’opposition, qui détenait auparavant la majorité absolue. À la tête de la coalition, Jorge Bom Jesus a succédé au poste de Premier ministre à Patrice Trovoada (ADI), imposant ainsi une cohabitation au président Evaristo Carvalho, élu en 2016, normalement neutre, mais issu de l’ADI. L’élection présidentielle aura lieu en Octobre 2021 et le candidat du MLSTP-PSD est en bonne position pour la remporter, suite à une gestion raisonnable de la crise, ce qui permettrait un retour d’une cohabitation paisible. Sur le plan extérieur, la coopération restera cruciale pour l’archipel. Les relations avec les pays lusophones (Portugal, Angola, Brésil) et les organisations internationales restent très importantes. Depuis la reconnaissance d’une Chine unique au détriment de Taïwan en 2016, les relations avec la Chine se renforcent, comme l’illustre l’augmentation des financements accordés à l’archipel.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

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