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Taïwan

Taïwan

Population 23,6 millions
PIB par habitant 24 292 $US
A2
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 1,4 2,8 2,7 2,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,0 1,1 1,5 1,3
Solde public / PIB (%) 2,0 -0,1 -0,8 -0,9
Solde courant / PIB (%) 13,7 14,5 13,8 13,5
Dette publique / PIB (%) 36,2 35,7 34,4 33,1

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Situation financière extérieure robuste
  • Soutien à la R&D par la dépense publique
  • Consensus sur les acquis démocratiques
  • 4e producteur d’électronique au monde

POINTS FAIBLES

  • Commerce extérieur vulnérable à la conjoncture en Chine continentale et aux États-Unis
  • Délocalisations massives fragilisant l’emploi industriel
  • Manque de compétitivité du secteur des services
  • Retard en termes d’infrastructures par rapport aux autres économies asiatiques avancées
  • Isolation croissante sur la scène diplomatique internationale

Appréciation du risque

Une croissance qui continue de marquer le pas

En 2019, la croissance devrait ralentir en raison du tassement de la demande des principaux partenaires commerciaux, tels que la Chine et Hong Kong. Les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine pourraient entraver l’activité économique de Taïwan, l’île étant intégrée dans la chaîne de valeur chinoise. En effet, ses exportations sont principalement constituées de produits intermédiaires et une partie de celles-ci est d’abord exportée vers la Chine, avant d’être ensuite réexportée vers les États-Unis. Les exportations taïwanaises pourraient donc pâtir indirectement de la guerre commerciale. Cependant, ces dernières sont concentrées autour de secteurs dynamiques tels que l’électronique (40 % des exportations), la machinerie (machines-outils pour le secteur des métaux et turboréacteurs notamment) et l’industrie chimique. Bien que ces secteurs doivent faire face à des pressions, ils devraient néanmoins rester compétitifs. De plus, malgré les restrictions pour les voyageurs de Chine continentale à Taïwan, le tourisme devrait de nouveau évoluer favorablement. Alors que la confiance du secteur privé pourrait être affectée par ce contexte commercial peu favorable, la croissance sera encore portée par les dépenses engagées dans les infrastructures, tant dans le domaine de la santé que dans l’énergie, dans le cadre du programme de développement des infrastructures nationales.

En 2019, l’inflation restera modérée, en raison de la modeste croissance de la consommation privée (53 % du PIB en 2017). Cette dernière sera néanmoins stimulée par l’augmentation de 5 % du salaire minimum, mise en œuvre en début d’année. La construction de logements, notamment sociaux, à l’initiative du gouvernement, devrait ajouter une pression à baisse sur le prix des loyers.

 

Solidité des comptes internes et externes

L’exécution du Plan développement des infrastructures, qui a démarré en 2017, gonflera légèrement les dépenses publiques. Ce programme, centré sur la modernisation du réseau ferroviaire et de la distribution de l’eau, le développement des énergies renouvelables, des zones urbaines et de l’innovation, devrait s’achever en 2025. En outre, les dépenses engagées dans la défense devraient augmenter. Les recettes budgétaires devraient également croître, permettant au gouvernement de stabiliser le faible déficit public. Cette hausse sera, notamment, expliquée par la hausse des recettes fiscales tirées des impôts sur le revenu et sur les transactions financières. La dette publique, presque entièrement libellée en nouveau dollar taïwanais et détenue par des investisseurs domestiques, conservera un niveau modéré.

Du côté des comptes extérieurs, l’excédent courant pourrait se détériorer légèrement, mais restera à un niveau élevé, en raison d’un important excédent commercial (14 % du PIB en 2017). En dépit d’un ralentissement de la croissance chinoise et de la guerre commerciale, les exportations devraient rester dynamiques. En effet, la demande globale pour l’électronique continuerait de soutenir les exportations. De plus, ce contexte pourrait renforcer la « Nouvelle politique pour le Sud » du gouvernement, qui vise à étendre l'intégration économique de Taïwan avec les pays d'Asie du Sud et du Sud-Est, afin de limiter sa dépendance à l'égard de la Chine. Dans le même temps, les importations, grandement alimentées par le prix du pétrole, devraient augmenter dans la même proportion que les exportations. Le niveau d’endettement extérieur (environ 30 % du PIB) ne compromet pas la stabilité de la position extérieure de l’île, car avec une position extérieure nette représentant 200 % du PIB en 2017, elle est un des principaux créanciers mondiaux.

 

Relations tendues avec la Chine continentale, au cœur de la vie politique

En 2016, les élections présidentielles et législatives ont conduit au pouvoir le Parti démocratique progressiste (PDP) et la Présidente Tsai Ing-wen, marquant un tournant dans la politique vis-à-vis de la Chine continentale. Alors que le Kuomintang, le désormais principal parti d’opposition, et le précédent Président étaient favorables à une politique de rapprochement, le PDP a une position plus dure et refuse d’adhérer au « consensus de 1992 » qui régit les relations entre les deux rives du détroit de Formose et reconnaît le principe d’« une seule Chine ». Cette politique ne devrait pas évoluer au vu des pressions diplomatiques exercées par Pékin pour isoler l’île. En 2018, Le Salvador, la République Dominicaine ainsi que le Burkina Faso ont ainsi cessé de reconnaître le statut de pays souverain à Taïwan, en faveur de la Chine continentale. En outre, cette position diplomatique trouve écho au sein d’une partie de la population de l’île, qui réclame un référendum sur une déclaration officielle d’indépendance. Cependant, la Présidente ne devrait pas favoriser cette initiative, préférant le statu quo. Cette question aura une place centrale dans la campagne électorale en vue des élections présidentielles et législatives de 2020. Même si le PDP semble être en bonne position, la Présidente doit faire face à l’insatisfaction croissante de l'opinion publique à l'égard de son gouvernement, en raison de performances économiques jugées décevantes.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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