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Viêt Nam

Viêt Nam

Population 93,6 millions
PIB par habitant 2 353 $US
B
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 6,2 6,8 6,5 6,5
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,7 3,5 3,8 4,0
Solde public / PIB (%) -4,8 -4,5 -4,6 -4,7
Solde courant / PIB (%) 2,9 2,5 2,2 2,0
Dette publique / PIB (%) 59,9 58,5 57,8 57,4

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Stratégie de développement fondée sur l’ouverture, les économies d’échelle et la diversification de l’économie
  • Main-d’œuvre abondante et bas salaires
  • Fort potentiel agricole et ressources naturelles
  • L’économie n’est pas affectée par le ralentissement chinois
  • L’économie pourrait bénéficier des guerres commerciales
  • Le pays fait partie du PTPGP qui entrera en vigueur en 2019

POINTS FAIBLES

  • Lacunes dans le climat des affaires
  • Manque d’infrastructures
  • Une réforme inaboutie du secteur public
  • Des inégalités croissantes
  • Système bancaire fragile
  • Entreprises publiques inefficaces et endettées absorbant 28,4 % du capital mais ne représentant que 0,5 % du nombre total d’entreprises.

Appréciation du risque

La croissance restera forte

La croissance restera robuste en 2019, après avoir atteint son rythme le plus rapide en huit ans en 2018. Elle est portée par la reconversion continue de la main-d'œuvre de l'agriculture vers des secteurs plus productifs (industrie et services). L'investissement public budgétairement contraint sera compensé par l’investissement privé, tant étranger (IDE) que national, dans l'industrie et la construction. La demande intérieure sera forte grâce au tourisme (7 % du PIB en 2017), à la croissance de la classe moyenne, des salaires et de l’urbanisation. L'inflation sera à la limite haute de l'objectif, dû en partie à la hausse des prix du pétrole. Les exportations devraient rester solides, surtout grâce aux traités commerciaux internationaux (ASEAN, ALE avec l’UE, ALE avec la Corée du Sud, et le PTPGP). L'intégration croissante dans les chaînes de valeur globales devrait être aussi stimulée par la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, car le Vietnam est une bonne alternative à la Chine pour la fabrication et l'exportation grâce à aux bas salaires et aux accords commerciaux. De plus, le Vietnam monte en gamme, produisant notamment des pièces pour smartphones et tablettes. L'électronique, la mécanique, les chaussures et les vêtements sont les principaux secteurs d'exportation. La réorientation pénalise par ailleurs les secteurs agricole et pétrolier. En raison de la réorientation susmentionnée de la main-d'œuvre et de l'économie, les secteurs agricole et pétrolier devraient être beaucoup moins dynamiques que les secteurs des services et de la fabrication.

 

Faiblesse des comptes publics et compte courant maintenu en surplus

Le déficit budgétaire restera élevé en 2019. Il sera adouci par la hausse des recettes fiscales grâce à des réformes de l'administration et par les recettes la privatisation d’entreprises publiques (cessions partielles de 181 entreprises publiques prévues pour 2018 et 62 pour 2019). Réticent à la privatisation totale, l'État devrait garder une participation de 33 % (le montant donnant droits de veto) dans les entreprises rentables ou stratégiques. Les IDE nécessaires pour financer des projets d'infrastructure sont attirés dans un cadre de partenariats public-privé (dans les transports et l'énergie). La dette publique ne diminuera guère, restant proche du plafond de la dette fixé par le Parlement (65 % du PIB). La quasi-totalité de cette dette a une maturité à moyen ou long terme, mais elle restera exposée au risque de change, car elle est largement libellée en devises étrangères (à 40 %), tandis que la dette extérieure publique et garantie par l'État atteint environ 50 % du PIB.

L'excédent des biens est porté par les exportations de biens manufacturés, en particulier la part croissante des exportations de composants électroniques à plus forte valeur ajoutée et l'excédent des services par l'externalisation des TI et le tourisme. Les perspectives d'exportation sont améliorées par la guerre commerciale sur les tarifs douaniers, qui annonce un remodelage des chaînes de valeur mondiales. Ces performances continueront d'être compensées par les importations de biens intermédiaires, tandis que le solde des revenus devrait rester fortement déficitaire, malgré les transferts des expatriés, principalement en provenance des États-Unis.

Les réserves de change ont augmenté grâce aux IDE et aux investissements de portefeuille ces dernières années, mais les interventions de la banque centrale pour contrer les pressions sur la parité ajustée au dollar nord-américain (dépréciation de 2,5 % au premier semestre 2018) les maintiennent à un niveau insuffisant (2,5 % des importations fin 2018). Les pressions persisteront dans un contexte de resserrement des liquidités mondiales et d'appréciation du dollar nord-américain vis-à-vis des monnaies des pays émergents, même si le Vietnam devrait être moins exposé aux fuites de capitaux que certains voisins. Le système bancaire restera fragile, insuffisamment capitalisé et fortement dollarisé.

 

Stabilité intérieure, mais des tensions géopolitiques

Le Parti communiste du Vietnam (PCV) contrôle la vie politique, économique et sociale. La répression politique s'intensifie jusqu’à cibler les activistes sur internet. Le président Tran Sai Quang est décédé en septembre 2018. Cela ne menace pas la stabilité, car il sera remplacé par Nguyen Phu Trong, le secrétaire général du PCV. Si le rôle du présidentiel est surtout d’inaugurer les chrysanthèmes, il faut noter que M. Trong sera le premier, depuis Ho Chi Minh, à cumuler les deux postes. La politique intérieure continuera de cibler la corruption et le manque de transparence pour rendre le pays plus attractif aux IDE – le Vietnam est classé 68e sur 190 pays dans le classement 2018 de Doing Business par la Banque Mondiale. Le conflit de souveraineté dans la mer de Chine méridionale continuera de peser sur les relations diplomatiques avec la Chine. Le Vietnam risque de déclencher une réaction chinoise avec de nouveaux sites de production de pétrole et de gaz près des eaux contestées pour répondre à la baisse de sa production. En juillet 2017, le Vietnam a commencé à forer dans des eaux contestées en partenariat avec une société espagnole. La Chine a annoncé qu’elle attaquerait si les installations n'étaient pas supprimées et les explorations ont pris fin. En juillet 2018, PetroVietnam a signé un autre accord pour commencer le forage avec une société japonaise près des eaux revendiquées par les Chinois, ce qui n’a pas encore suscité de réaction chinoise au moment de l’écriture. Le Vietnam poursuivra ses efforts pour renforcer ses liens économiques, politiques et militaires avec des puissances régionales comme le Japon et l'Inde, mais aussi avec les États-Unis.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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