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21/06/2018
Publications économiques

Baromètre risques pays & sectoriels 2e trimestre 2018

Baromètre risques pays & sectoriels 2e  trimestre 2018

Un air de déjà-vu

Montée des spreads souverains en zone euro, protectionnisme accru, prix du pétrole plus élevés, sorties de capitaux de grands pays émergents : les signaux de risque se sont multipliés au deuxième trimestre de 2018. Beaucoup d’entre eux ont un air de déjà-vu, tant ils rappellent les années 2012 et 2013. Le Fonds monétaire international1 (FMI) soulignait à l’époque que la crise de la zone euro était toujours d’actualité et que la montée des tensions géopolitiques et ses conséquences sur les cours du pétrole faisaient partie des principaux risques pesant sur la croissance mondiale. Et, bien qu’il rappelle que l’optimisme était de mise en ce qui concerne l’économie américaine, les risques de retomber en récession (« double-dip ») après la brève accalmie de 2010-2011 firent l’actualité dans de nombreux pays tout au long de cette année 2012.

Le commerce mondial peinait quant à lui à redémarrer, notamment en raison du maintien de mesures protectionnistes prises à partir de 2009. Un peu plus d’un an plus tard, des sorties massives de capitaux, consécutives aux communications de la Réserve fédérale américaine (Fed), pénalisaient certains grands marchés émergents. Certes, cette comparaison atteint rapidement ses limites, tant la force de plusieurs de ces signaux n’est pas la même aujourd’hui : le prix du baril de pétrole de Brent approchait alors 110 dollars US (contre seulement 75 USD environ lors de la première moitié du mois de juin 2018), tandis que, à 3 %, le rendement d’une obligation d’État italienne à 10 ans reste deux fois moins élevé qu’il ne l’était au début de l’année 2012.

Pour autant, ces signaux confirment aujourd’hui que le pic de croissance mondiale est dépassé et que le risque de crédit des entreprises augmente. Dans cet environnement mondial de plus en plus chahuté, Coface déclasse l’évaluation pays de l’Italie (en A4). Celles de l’Argentine (C), de la Turquie (C), de l’Inde (B), et du Sri Lanka (C) sont aussi revues à la baisse : ces quatre pays émergents ont pour points communs d’avoir vu leur balance des transactions courantes se dégrader depuis deux ans, sous l’eff et d’une demande interne dynamique et d’une facture énergétique plus salée. Conjugués à des risques politiques internes en augmentation (à des degrés divers), ces déséquilibres externes les rendent vulnérables à la montée récente de l’aversion pour le risque et à la tendance aux sorties de capitaux des marchés émergents. Au rayon des bonnes nouvelles, le risque de crédit des entreprises diminue en Malaisie (en A3) et Oman (B). La montée des cours du pétrole n’est pas étrangère à ces changements. Elle explique aussi le reclassement de l’évaluation du secteur de l’énergie dans cinq pays. Enfin, les annonces protectionnistes américaines font souffler des vents contraires : ils conduisent Coface à déclasser le secteur des technologies de l’information et de la communication en Chine et celui des métaux au Canada, mais à reclasser ce même secteur métaux aux États-Unis. Ces changements font partie des onze déclassements et neuf améliorations d’évaluations sectorielles analysés dans ce baromètre.

 

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Evaluations du risque sectoriel - 1er trimestre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

Carte des évaluations pays -2ème trimestre 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

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