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14/02/2013
Publications économiques

Les ETI françaises : pourquoi sont-elles si fragiles ?

Les ETI françaises : pourquoi sont-elles si fragiles ?
Panorama des défaillances d'entreprises - Hiver 2012/2013

Le bilan 2012 des défaillances d’entreprises en France est alarmant. Vous trouverez dans ce panorama un baromètre qui fait le point sur ce sujet. Si le nombre de défaillances a relativement peu augmenté (+1,1%) par rapport à 2011, leur coût financier a en revanche dérapé (+11%) et leur impact en termes de pertes d’emploi est de plus en plus important (+8,5%). Nous avons classé les secteurs d’activité selon le degré de risques. Les plus risqués en 2012, et ils le resteront sans doute cette année, sont la construction, les services et l’automobile. Ceux dont la situation s’est dégradée, sans que nous voyions une amélioration en 2013, sont l’agroalimentaire, l’électronique et l’informatique-télécom et la chimie. Et enfin, les secteurs relativement épargnés l’année dernière sont ceux du textile-habillement et du papier-bois.

Ce panorama met aussi en avant la fragilisation des entreprises de taille intermédiaire (ETI), une tendance qui se confirme en 2012. Nous consacrons donc un article à ce segment essentiel à l’économie française, qui emploie le quart des salariés du pays et qui est à l’origine du quart de nos exportations nationales. Comment les définir ? Pourquoi sont-elles devenues plus vulnérables ? Quels sont les secteurs en danger ? Quelles sont les limites de leur essor ?

 

Baromètre des défaillances (bilan 2012)

Le coût financier des défaillances augmente de 11% en 2012, celui des pertes d’emplois associées de 8,5%.

 

Les ETI françaises : pourquoi sont-elles si fragiles ?

Les faillites d’entreprises françaises de plus grande taille augmentent et en particulier celles des ETI, comme Coface le souligne depuis le lancement de son panorama des défaillances en avril 2012. Le taux de défaillances des ETI tend à s’accroître et à dépasser celui des PME. Cette tendance illustre une fragilisation du tissu productif en cours. Forte de ce constat, Coface s’est penchée sur cette catégorie d’entreprise, que le récent redressement judiciaire de Virgin a une fois de plus mise sous le feu des projecteurs. Nous nous intéresserons tout d’abord aux caractéristiques des ETI, tant en matière de taille, de localisation que de surface financière. Nous mettrons ensuite en avant leurs fragilités : Coface repère une intensité en faillite en hausse ainsi que des secteurs particulièrement vulnérables. Finalement, nous nous interrogerons sur les raisons de leurs fragilités. Coface remarque que les ETI ne bénéficient pas des avantages des PME, ni de la robustesse des grandes entreprises (GE). Elles subissent en quelque sorte un effet de «pincement» entre ces deux autres catégories d’entreprises.

 

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