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Angola

Angola

Population 26,5 millions
PIB par habitant 3 876 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,8 3,0 0,0 1,3
Inflation (moyenne annuelle) 7,3 10,3 30,0 28,0
Solde budgétaire / PIB (%) -6,6 -4,9 -6,5 -6,3
Solde courant / PIB (%) -2,9 -8,3 -10,0 -7,5
Dette publique / PIB (%) 40,7 64,2 77,7 79,1

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importante production pétrolière
  • Lancement de la production de gaz naturel liquéfié
  • Potentiel économique considérable : diamant, cuir, fer, or, agriculture, ressources hydrauliques
  • Soutien international

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité au retournement des cours pétroliers
  • Chômage élevé (26 %), fortes inégalités sociales et disparités régionales
  • Déficience des infrastructures 
  • Fragilité du secteur bancaire
  • Contrôle de la politique et de l’économie exercé par une élite concentrée

appréciation du risque

Lente reprise de l’activité attendue en 2017

Le secteur pétrolier, qui pèse pour près de 40 % dans le PIB, devrait rester le principal moteur de la croissance angolaise en 2017. La hausse de la production de pétrole pourrait en effet contribuer à une lente reprise de l’activité grâce aux projets Mafumeira Sul (Chevron), East Hub (ENI) et Kaombo (Total). L’activité du secteur des hydrocarbures pourrait également être soutenue par la production de gaz naturel liquéfié (GNL) qui a repris sur le site de Soyo en 2016, après un an d’arrêt. Les secteurs de la construction et de l’immobilier devraient rester pénalisés par le repli des investissements publics tandis que les investissements privés seront contraints par des taux d’intérêt maintenus élevés (16 % en octobre 2016).

L’inflation, qui a dépassé 39 % en septembre 2016, devrait rester élevée en 2017 et continuer à affecter la consommation des ménages. Les tensions inflationnistes, alimentées par la hausse des prix des carburants, des restrictions d’importation sur plusieurs produits (principalement alimentaires) et les conséquences de la dépréciation du kwanza, persisteront. Une nouvelle baisse du cours du change face au dollar accentuerait l’augmentation des prix.

L’Angola, très dépendante de la Chine (destinataire de près de la moitié de ses exportations, principal bailleur de fonds et important investisseur) pourrait souffrir du ralentissement de son économie.

 

Aggravation des déséquilibres budgétaire et courant

Le projet de budget 2017 présenté par le gouvernement fin 2016 prévoit un déficit de l’ordre de 6 % du PIB sur la base d’une hypothèse de cours du pétrole relativement conservatrice (46 $/ bl) et d’une prévision de croissance plutôt optimiste de 2,1 %. Une activité moins vive qu’attendue pourrait peser sur les recettes, même si la reprise de la production d’hydrocarbures (70% des recettes budgétaires) devrait éviter une nouvelle forte baisse des revenus de l’Etat. L’évolution des dépenses courantes devrait être maîtrisée pour éviter une dégradation des finances publiques. La réduction des dépenses sociales sera toutefois freinée par la perspective des élections législatives à l’été 2017. En outre, les garanties accordées par l’Etat aux entreprises publiques pourraient peser sur le budget, en raison de la situation financière dégradée de certaines entités publiques, notamment de la compagnie pétrolière Sonangol.

La dette publique, libellée à environ 60 % en devises, a plus que doublé depuis 2013 et devrait continuer à progresser en 2017. L’Angola ayant renoncé en juin 2016 à l’aide de 4,5 Mds USD préalablement sollicitée auprès du FMI, les conditions des financements (notamment chinois) seront moins concessionnelles que celles de l’institution internationale et devraient alourdir encore la charge de remboursement de la dette. L’incertitude sur la capacité de l’Etat à respecter ses obligations financières risque d’inquiéter les investisseurs.

Les hydrocarbures représentant plus de 95% des recettes d’exportation, l’absence de nouvelle baisse du prix du pétrole et la hausse de la production devraient permettre une amélioration du solde courant en 2017, d’autant que la faiblesse de la demande intérieure devrait peser sur les importations.

Les pressions à la baisse sur le taux de change, qui a perdu près de 20 % face au dollar de janvier à fin octobre 2016, pourraient persister et contraindre le gouvernement à dévaluer à nouveau le kwanza. Le manque de liquidités en devises et le ralentissement économique devraient continuer à peser sur le système bancaire, très dépendant du secteur pétrolier.

 

Incertitudes politiques et lacunes dans l’environnement des affaires

Le pays est dirigé depuis son indépendance par José Eduardo dos Santos et son parti (MPLA). Le poids de l’opposition, même s’il augmente, reste insuffisant pour envisager une alternance. Les prochaines élections générales sont prévues en 2017 et le Président Dos Santos (73 ans) aurait décidé de céder sa place à la tête du MPLA à son actuel ministre de la Défense. J. Lourenço devrait en conséquence succéder à M. Dos Santos à la présidence. Compte tenu de l’emprise politique et économique du président ainsi que de son parti, une succession chaotique pourrait déstabiliser le pays.

Le président a procédé à un remaniement ministériel en septembre 2016, remplaçant notamment son Ministre des finances en poste depuis plus de trois ans. Au-delà des tensions au sein de son propre camp, celles entre le MPLA et le principal parti d’opposition (UNITA) devraient augmenter à l’approche du scrutin. Par ailleurs, le mécontentement de la population face aux inégalités et à la pauvreté, renforcé par le ralentissement économique et la hausse de l’inflation, intensifie le risque de troubles sociaux.

La gouvernance est un point faible du pays, en raison notamment de l’omniprésence de la corruption (l’Angola occupe le 201ème rang sur 209 selon l’indicateur de la Banque Mondiale).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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