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Arabie saoudite

Arabie saoudite

Population 30,8 millions
PIB par habitant 24252 $US
B
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 2016(p)
Croissance PIB (%) 2,7 3,6 3,4 1,5
Inflation (moyenne annuelle) 3,5 2,7 2,0 3,9
Solde budgétaire / PIB (%) 8,7 -0,5 -16,2 -13,8
Solde courant / PIB (%) 15,3 7,8 -6,3 -10,2
Dette publique / PIB (%) 2,2 1,6 5,8 17,3

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Un quart des réserves mondiales de pétrole et premier producteur de l’OPEP
  • Rôle économique et politique régional prépondérant
  • Economie en voie de diversification et plus ouverte depuis l’accession à l’OMC fin 2005
  • Situation financière solide
  • Robustesse du système bancaire

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers le secteur des hydrocarbures, peu créateur d’emplois, et consommation domestique croissante d’énergie
  • Fort taux de chômage des nationaux
  • Fragilités de la gouvernance assombrissant le climat des affaires
  • Environnement géopolitique instable

appréciation du risque

Une économie qui subit le contrecoup de la baisse du prix des hydrocarbures

Au premier trimestre 2016, l’activité du secteur non pétrolier a fléchi de 0,7 % d’après les estimations de l’institut saoudien de statistique. La croissance en volume de la production pétrolière (+5,1 %) a néanmoins permis de compenser les faibles performances de l’économie hors hydrocarbures. La croissance devrait rester peu dynamique sur le reste de l’année. Les principales causes de ce ralentissement ont été d’une part la baisse des dépenses publiques et la diminution des subventions sur l’énergie et l’eau et d’autre part le resserrement des liquidités contraignant les conditions de financement du secteur privé. La réduction des subventions a conduit à une hausse de l'inflation à 4,1 % limitant ainsi le pouvoir d’achat des ménages (hausse des factures d’électricité et d’eau). Par ailleurs, au regard de la hausse des prix du tabac en Mars et à la prochaine augmentation des prix du soda, l’inflation devrait continuer d’augmenter en 2016. La demande des ménages a progressé de 2,9 % soit bien en dessous de la croissance moyenne de 9 % observée sur la période 2013-2015. Les dépenses publiques ont baissé de 30 % en glissement annuel ce qui permettrait une réduction du déficit public sur l’année. Son niveau demeurerait toutefois très élevé. Dans ce contexte, la confiance des consommateurs devrait continuer de s’affaiblir. L’indice de confiance des consommateurs a atteint un point bas en mai avant de légèrement se redresser en juillet. L’effet de la baisse des subventions affecte également la croissance du secteur privé via le renchérissement des prix de l’énergie. Les secteurs les plus pénalisés par la dégradation de la conjoncture sont le secteur de la construction et celui de la distribution qui ont enregistré respectivement un recul de 1,9 % et 0,8 % au premier trimestre. L’indice PMI semble indiquer que ce climat pourrait perdurer.

 

Creusement du déficit public et du solde courant.

Les recettes publiques continueraient de se contracter en 2016 en raison de la faiblesse du prix des hydrocarbures. De plus, les recettes hors pétrole diminueraient à mesure que l’activité ralentirait. Les taxes douanières seraient pénalisées par le ralentissement des importations. Les dépenses courantes resteront contraintes par l’importance de la masse salariale publique. Les subventions énergétiques ont cependant été revues à la baisse suite à l’augmentation du prix du pétrole à la pompe de 50 %. Lors de la présentation du plan de développement Saudi Vision 2030, le gouvernement a annoncé le lancement d’un large chantier de privatisations qui devrait inclure l’ouverture du capital du monopole pétrolier Aramco ainsi que la mise sur le marché de terrains publics. 

Le déficit courant continuerait à augmenter fortement. Les effets du faible prix du baril de brut continuent de pénaliser les exportations de biens et services qui ont subi une baisse de 25 % sur le premier trimestre 2016. Les exportations de biens se sont quant à elles contractées de 27 % alors que les exportations pétrolières ont baissé de 33 %. La baisse des recettes d’exportations n’a été que faiblement compensée par la contraction des importations qui ont décru de 14 %. Le déficit de la balance commerciale devrait ainsi demeurer conséquent. Les IDE pourraient ralentir en raison de la perte de confiance des investisseurs suite à la dégradation de la note du pays par plusieurs agences de notations.

 

Nouveau souverain pour une nouvelle ère politique

L’histoire politique récente du pays a été marquée par le décès du roi Abdallah en janvier 2015. Le 23 janvier 2015, le prince héritier Salman ben Abdelaziz Al Saoud a été intronisé à la tête du royaume saoudien. Ce changement de souverain a entrainé une modification de la politique saoudienne aussi bien intérieure qu’extérieure. Du point de vue de la politique intérieure, le roi Salman a procédé à un important remaniement en nommant le prince Mohammed Ben Nayef anciennement ministre de l'intérieur comme prince héritier. De même, le fils du roi Salman Mohamed bin Salman a été nommé deuxième dans l'ordre de succession au trône. Sur le plan extérieur, le royaume s’est impliqué directement dans la crise politique yéménite en conduisant une coalition de pays arabes composée de ses alliés. L’enlisement du conflit au Yémen fait peser un risque non seulement sur la sécurité intérieure mais aussi sur les finances publiques saoudiennes.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

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