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Arabie saoudite

Arabie saoudite

Population 31,3 millions
PIB par habitant 20582 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 3,6 3,5 1,2 1,9
Inflation (moyenne annuelle) 2,7 2,2 3,7 1,9
Solde budgétaire / PIB (%) -3,4 -15,9 -13,0 -9,5
Solde courant / PIB (%) 9,8 -8,3 -6,6 -2,6
Dette publique / PIB (%) 1,6 5,0 14,1 19,9

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Un quart des réserves mondiales de pétrole et premier producteur de l’OPEP
  • Rôle économique et politique régional prépondérant
  • Economie en voie de diversification et plus ouverte depuis l’accession à l’OMC fin 2005
  • Situation financière solide
  • Robustesse du système bancaire

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers le secteur des hydrocarbures, peu créateur d’emplois, et demande domestique croissante d’énergie
  • Fort taux de chômage des nationaux
  • Fragilités de la gouvernance assombrissant le climat des affaires
  • Environnement géopolitique instable

appréciation du risque

Une économie qui subit le contrecoup de la baisse du prix des hydrocarbures

La croissance saoudienne a observé un net ralentissement en 2016. En réponse à la baisse du prix des hydrocarbures qui a affecté les finances publiques, les autorités ont fortement réduit leur soutien à l’activité, entraînant une contraction de la valeur ajoutée du secteur privé. Les secteurs dépendants de la commande publique, telle que la construction, ont déclaré un recul de leur activité sur l’année et un allongement des délais de paiement du secteur public. Les secteurs tournés vers la demande des ménages tels que la distribution et le commerce ont également été heurtés par le ralentissement de la consommation. Le gel des embauches et des salaires de la fonction publique qui emploie plus de 50 % de la population saoudienne en âge de travailler et le ralentissement de l’économie non pétrolière ont pesé sur le pouvoir d’achat des ménages. A contrario, l’accroissement de la production pétrolière a été le principal contributeur à la croissance.

L’activité reprendrait graduellement en 2017. L’accord convenu à Vienne entre les différents membres de l’OPEP favoriserait un rééquilibrage progressif du marché pétrolier entraînant les prix légèrement à la hausse ce qui devrait permettre d’alléger la pression sur les finances publiques. La politique de rigueur engagée en 2016 devrait laisser place à plus de soutien de la part du secteur public au secteur non pétrolier. Le respect des quotas de production devrait cependant contraindre le PIB pétrolier du royaume. Les conditions de financement du secteur privé devraient en outre s’améliorer. La raréfaction des liquidités sur le marché bancaire qui a nourri un ralentissement du crédit en 2016 devrait moins peser sur le secteur non pétrolier en 2017, les autorités se tournant vers le marché international de la dette pour répondre à leur besoin de financement. L’arrêt du subventionnement  des produits énergétiques et des biens réglementés a entraîné une hausse de l’inflation en 2016. Les tensions inflationnistes seraient plus modérées en 2017, car l’appréciation du dollar, auquel le rial saoudien est ancré, entraînerait une baisse de l’inflation importée.

 

Baisse des déficits jumeaux

Les recettes publiques ont continué de se contracter en 2016 en raison de la faiblesse du prix des hydrocarbures. De plus, les recettes hors pétrole ont été contraintes par le ralentissement de l’activité non pétrolière. La politique de rigueur budgétaire entamée en 2016 a cependant permis de réduire les dépenses. La réforme du secteur public qui s’est matérialisée par un gel des salaires a permis de contenir la progression de la masse salariale. Elle devrait se poursuivre en 2017, permettant aux autorités de réduire leurs dépenses courantes. Les autorités continueraient d’élargir leur assiette fiscale en créant de nouvelles taxes locales, notamment au niveau des municipalités, et en augmentant le coût des services publics pour les nationaux après l’avoir majoré pour les expatriés. La hausse du cours du pétrole devrait en outre alléger la pression subie par les comptes publics. Lors de la présentation du plan de développement Saudi Vision 2030, le gouvernement a annoncé le lancement d’un large chantier de privatisations qui devrait inclure l’ouverture du capital du monopole pétrolier Aramco, ainsi que la mise sur le marché de terrains publics. Suite à ces mesures, le déficit public devrait continuer de se réduire en 2017. Les importants besoins de financement générés par la baisse du prix du pétrole ont conduit à une augmentation substantielle de la dette publique, mais, au regard des importantes réserves saoudiennes, elle reste soutenable. Les autorités se sont tournées progressivement vers le marché international de la dette pour répondre à leur besoin d’endettement et pour soulager le marché domestique de la dette qui fait face à des contraintes de liquidités. Le pays a procédé à une première émission obligataire de 17 Mds de dollars en octobre 2016 et le pays devrait continuer de faire appel aux financements extérieurs.

Après avoir légèrement baissé en 2016, le déficit courant devrait se contracter significativement en 2017. Bien que les cours du baril en 2016 ont été plus bas qu’en 2015, la baisse des recettes d’exportations a été compensée par la diminution des importations résultant du ralentissement économique. La légère remontée des prix en 2017 et la lente reprise économique devraient permettre à la balance commerciale de retourner en territoire positif. La morosité économique affecte également les transferts des expatriés qui tendent à diminuer, conduisant à une contraction de la balance des revenus. Les réserves de change devraient ainsi se stabiliser en 2017 et avoisiner 521 Mds de dollar.

 

Vers un projet de transformation structurelle

Suite à l’avènement du roi Salman en 2015, l’exécutif saoudien a été profondément renouvelé avec la nomination du  prince Mohammed Ben Nayef à la sécurité et du prince héritier Salman ben Abdelaziz Al Saoud aux affaires économique et à la défense. Ce dernier a débuté un vaste chantier de transformation économique qui devrait mener le pays vers plus de diversification et limiter la dépendance pétrolière du royaume. Il entend, ainsi, modifier en profondeur aussi bien le mode de fonctionnement économique qu’organisationnel de l’Etat pour réduire la lourdeur bureaucratique. Bien qu’une partie de la jeunesse se trouve  dans l’attente de plus de transformation, le prince héritier fait tout de même face aux réticences d’une partie des tribus et des clercs.

Sur le plan extérieur, le royaume a opéré une inflexion de sa politique extérieure, notamment vis-à-vis de l’Egypte, mais reste impliqué directement dans la crise politique yéménite. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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