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Arabie saoudite

Arabie saoudite

Population 31,7 millions
PIB par habitant 20365 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 4,1 1,7 -0,5 1,2
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,2 3,6 0,2 4,9
Solde public / PIB (%) -15,8 -17,1 -8,6 -7.6
Solde courant / PIB (%) -8,7 -4,2 0,6 2,4
Dette publique / PIB (%) 5,8 13,0 17,0 20,6

 

(p) : prévision

 

EVALUATIONS DES RISQUES SECTORIELS

ArabieSaouditeFR

POINTS FORTS

  • Un quart des réserves mondiales de pétrole et premier producteur de l’OPEP
  • Rôle économique et politique régional majeur
  • Économie en voie de diversification renforcée par le programme Saudi Vision 2030
  • Situation financière solide du fait de la faiblesse de l’endettement et des actifs considérable
  • Robustesse du système bancaire

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance envers le secteur des hydrocarbures, peu créateur d’emplois, et demande domestique croissante d’énergie
  • Fort taux de chômage des nationaux
  • Fragilités de la gouvernance assombrissant le climat des affaires
  • Environnement géopolitique instable
  • Faible participation des femmes au marché du travail
  • Économie dépendant de la dépense publique

appréciation du risque

Timide reprise en 2018

Les effets conjugués de la baisse de production pétrolière, résultant de l’accord de l’OPEP, et la consolidation budgétaire ont conduit l’économie saoudienne à la récession en 2017. L’Arabie saoudite s’est engagée en novembre 2016 à réduire sa production pétrolière de 400 000 de barils dans le cadre de l’Accord de Vienne. Ce dernier devrait être reconduit en 2018 sur la base des mêmes quotas. Aussi, le volume de production du royaume ne devrait que très faiblement augmenter. Face aux enjeux auxquels doit faire face l’économie saoudienne, le prince héritier Mohamed Ben Salman a lancé en 2016 le chantier de la Saudi Vision 2030 dont les premières réalisations ont débuté en 2017. Ce large programme de modernisation de l’économie compte trois grands volets : la création d’un Fond d’Investissement public (PIF) financé par la privatisation d’entreprises publiques dont 5 % d’Aramco, la société pétrolière nationale ; le Plan de transformation nationale (NTP) ; et le Plan d’ajustement budgétaire 2020. Ce dernier s’est traduit par un gel des bonus et des salaires des fonctionnaires (67 % de la population active saoudienne), la baisse des subventions énergétiques et des coupes dans les investissements publics. Ces mesures ont eu un impact négatif sur la demande, malgré un niveau d’inflation proche de zéro. Les secteurs liés à la consommation, tels que la distribution et les loisirs (8 % du PIB) et ceux dépendant de la commande publique (la construction : 4,7 % du PIB) ont enregistré des performances négatives. La réinstauration des primes dans le­ secteur public devrait soutenir la consommation en 2018. Alors que la hausse des prix du pétrole laisserait plus de marge aux autorités pour mener une politique budgétaire plus expansionniste, la hausse de l’inflation suite à la mise en place de la taxe sur la valeur ajoutée limiterait les effets positifs de cette politique. Aussi, la reprise de l’économie hors pétrole devrait rester progressive, mais certains secteurs tels que la construction devraient rapidement bénéficier de la relance des projets d’investissements. Les mesures dédiées au soutien de l’emploi des nationaux devraient contribuer à faire diminuer le taux de chômage qui a atteint 12,8 % en 2017. Le crédit serait moins pénalisé par la contraction de la liquidité sur le marché monétaire avec une baisse des émissions de dette publique sur le marché domestique. L’amélioration des conditions de financement bénéficierait à la timide reprise du secteur privé.

 

Poursuite de la consolidation budgétaire et retour à l’excédent courant

Face à l’importance du déficit public depuis 2014, les autorités saoudiennes ont entamé en 2017 un large programme de consolidation budgétaire, l’objectif étant de revenir à l’équilibre budgétaire à un horizon de trois ans en se basant sur trois axes : la rationalisation de la dépense publique, la suppression progressive des subventions et la hausse des recettes budgétaires non pétrolières. Bien qu’elles aient mené à une diminution significative de l’important déficit, les effets négatifs de ces mesures sur l’activité ont contraint les autorités à revoir leur politique pour 2018. L’entrée en vigueur de la TVA étendue à l’ensemble des pays de la CCG et l’élargissement de l’assiette fiscale ne devraient pas être remis en cause. La baisse des subventions serait, cependant, plus progressive avec un objectif de 100 % des prix indexés au cours mondiaux en 2023. Les dépenses liées à la masse salariale et l’investissement devraient augmenter. Le financement de la dette publique devrait continuer à prendre la forme d’émissions obligataires sur le marché international afin d’éviter l’asséchement des liquidités dans le système bancaire et de ralentir la baisse des réserves de la SAMA.

La hausse en valeur des exportations du fait d’une meilleure conjoncture sur le marché pétrolier et la baisse des importations et des transferts de travailleurs étrangers découlant du ralentissement de l’activité ont conduit à un retour à l’équilibre du compte courant éloignant ainsi le risque qui pesait sur l’ancrage du rial au dollar. La poursuite de ces dynamiques en 2018 devrait permettre au compte de dégager à nouveau un excédent.

 

Émergence d’un nouvel homme fort

Révolution de palais ou transformation structurelle du régime, l’année 2017 a marqué un tournant dans l’histoire politique saoudienne. Mohamed Ben Salman, a été nommé, le 21 juin 2017, premier dans l’ordre de succession par le roi Salman et le conseil d’allégeance de la famille royale saoudienne en remplacement de son cousin Mohammed ben Nayef. Cette nomination, alors que le prince héritier concentre depuis 2015 le pouvoir économique et sécuritaire souligne les transformations profondes qui traversent la structure politique du royaume passant d’une monarchie adelphique à un régime héréditaire. La campagne de lutte contre la corruption qui a conduit à l’arrestation de plus de 200 personnes parmi lesquelles des hommes d’affaires et des membres de la famille royale a lancé un signal fort à la société saoudienne mais également à l’opposition qu’elle provienne des tribus, des clercs ou du milieu des affaires. Sur le plan extérieur le récent rapprochement avec les États-Unis a encouragé le royaume à jouer un rôle plus actif dans la politique régionale notamment dans son opposition à la république iranienne. Les tensions entre les deux pays ne cessent de s’accroître et se répercutent sur l’ensemble de la région affaiblissant le fragile équilibre politique du Moyen Orient.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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