Coface Group
Bangladesh

Bangladesh

Population 161,5 millions
PIB par habitant 1414 $US
C
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 6,6 7.1 7,2 6,4
Inflation (moyenne annuelle , %) 6,4 5,6 5,7 5,7
Solde public */ PIB (%) -3,9 -3,4 -4,4 -4,9
Solde courant / PIB (%) 1,5 0,6 -0,7 -1,2
Dette publique / PIB (%) 33,9 33,0 33,7 34,7

 

(p) : prévision *Dons inclus Année fiscale de juillet à juin

POINTS FORTS

  • Secteur de la confection de vêtements compétitif grâce à une main d’œuvre peu onéreuse
  • Importants transferts des travailleurs émigrés, situés principalement dans le Golfe
  • Aide internationale permettant de couvrir le besoin de financement
  • Endettement du pays modéré
  • Évolution démographique favorable : 45 % des Bangladais ont moins de 15 ans

POINTS FAIBLES

  • Économie vulnérable à l’évolution de la concurrence dans le secteur textile et à l’évolution des pays de la CCG
  • Revenu par habitant très faible
  • Tensions politiques et sociales récurrentes et montée de l’extrémisme religieux
  • Lacunes en termes d’environnement des affaires, notamment dans le domaine des infrastructures
  • Catastrophes naturelles récurrentes (cyclones, graves inondations) qui entraînent des dommages substantiels et la perte des récoltes

Appréciation du risque

La croissance devrait rester dynamique en dépit d’un léger ralentissement en 2018

L’activité est restée soutenue en 2017, portée par une hausse de l’investissement public et privé, alors que la consommation a été pénalisée par la baisse des transferts des expatriés. Du côté de l’offre, l’industrie, diminuée par le secteur textile, est restée le principal moteur de l’activité avec une croissance inférieur à 9 %, soit moins qu’en 2016. L’agriculture qui a bénéficié de la hausse du prix des matières premières agricoles et de l’augmentation des surfaces cultivées a cru de plus de 4 %. L’activité devrait ralentir en 2018, mais continuerait à se montrer dynamique. La demande des ménages devrait augmenter en dépit de la hausse de l’inflation et d’une baisse des revenus agricoles. Ces dernières seraient compensées par la stabilisation des transferts des expatriés qui bénéficieraient de la reprise dans les pays de la CCG, mais également par une hausse du crédit. Les sommes en provenance de pays du Golfe représentaient 57 % de l’ensemble des transferts en 2017. L’investissement public participerait également à la hausse de la croissance alors que l’investissement privé, en particulier étranger continuerait de pâtir d’un environnement des affaires peu attractifs et d’un climat politique tendu. Le Plan de Développement National (PDN) pour l’année fiscale de 2018 devrait en effet intégrer, en plus des projets en cours de finalisation, l’implémentation de près de 90 nouveaux projets dans les secteurs des transports, de la distribution d’eau et de l’éducation. Le secteur agricole, qui emploie la moitié de la population active, devrait marquer le pas en raison d’une baisse attendue de la production de riz pour l’année 2018. La vigueur de la demande sur le marché domestique continuerait à soutenir le tissu industriel local de même que les services. Elle entraînerait également une hausse significative des importations réduisant la contribution des exchanges à la croissance. L’inflation augmenterait à la faveur d’une hausse des prix des produits agricoles, mais resterait proche de l’objectif fixé par la banque centrale de 6 %. Cette dernière maintiendra une politique monétaire accommodante permettant d’accompagner le dynamisme de l’activité et de gérer le taux de change du taka face au dollar.

 

Un creusement du déficit public, mais des comptes extérieurs solides

Le déficit public devrait légèrement se résorber, mais resterait au-dessus des 3 % observé en 2014. Le budget 2018 prévoit, en effet, une augmentation significative des dépenses publiques en particulier des dépenses d’investissement qui augmenteraient de 1,3 point de PIB. Elles seraient allouées, dans le cadre du Plan National de Développement, à la poursuite des investissements en infrastructures telles que la centrale nucléaire de Rooppur et le projet ferroviaire de Padma, aux renforcements de la politique commerciale et à la recapitalisation des banques publiques. Le léger ralentissement de l’activité devrait contraindre la hausse des recettes publiques attendue par les autorités. En effet, ces dernières prévoient un accroissement des recettes issues des prélèvements obligatoires. Les recettes issues de la TVA introduite en et celles provenant des taxes d’importations bénéficieraient de la vigueur de la consommation. La dette publique restera modérée.

Le solde courant devrait continuer à se dégrader mais son déficit restera faible. La croissance des exportations ne devrait pas compenser la hausse des importations conduisant à un creusement du déficit de la balance commerciale. En effet, en dépit de la stabilité attendue des prix du pétrole en 2018, la facture des importations devrait s’accroître significativement en partie en raison d’une hausse des importations en biens d’équipement et des produits alimentaires. Les exportations resteraient vigoureuses épaulées par le dynamisme du secteur du prêt à porter. Ce dernier pourrait néanmoins pâtir d’un renforcement des barrières protectionnistes sur le marché américain, première destination commerciale pour le du prêt à porter, de même que du ralentissement de la consommation sur le marché britannique alors que la concurrence des autres destinations à bas coût s’accroit. Les flux des transferts d’expatriés devraient se stabiliser après s’être contractés en 2017 (de 8,5 à 6 % du PIB) en raison de la baisse d’activité des secteurs de la construction dans les pays de la CCG premier employeur de la diaspora du pays. Les réserves de change bien qu’en légère baisse resteront à un niveau jugé satisfaisant (près de 7 mois d’importations). La capacité de résistance du pays en cas de sorties brutales de capitaux s’est ainsi nettement améliorée. Le système bancaire demeurera fragilisé par un niveau important de créances douteuses et le besoin de recapitalisation des banques publique (30 % du secteur bancaire).

 

La situation politique s’est stabilisée, mais le pays reste vulnérable à l’aune des élections législatives de 2019

En dépit d’une stabilité du système politique, le Bangladesh restent sujet à des pics de tension entre le parti musulman conservateur au pouvoir (la ligue Awami) et le Bangladesh Nationalist Party (BNP). À la suite de la victoire de la ligue Awami lors des élections législatives de 2014, le pays a connu des vagues de violences et des blocages importants. La situation s’est depuis lors stabilisée, mais de nouvelles tensions sont à craindre à l’aune des élections législatives prévues début 2019. Alors qu’il avait boycotté les élections législatives de 2014, le BNP devrait se mobiliser massivement en 2018 de façon à ne pas être marginalisé sur la scène politique. Enfin, le pays continuera de souffrir d’un environnement des affaires particulièrement dégradé.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

Haut de page
  • English
  • Français