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Costa Rica

Costa Rica

Population 4,9 millions
PIB par habitant 11836 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

Principaux indicateurs économiques 2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 3,6 4,2 3,2 3,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,8 -0,1 2,6 3,0
Solde public / PIB (%) -5,6 -5,1 -6,2 -6,5
Solde courant / PIB (%) -4,5 -3,5 -3,8 -3,7
Dette publique / PIB (%) 40,8 43,7 46,7 48,8

 

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Institutions démocratiques (depuis 1949)
  • Meilleurs indicateurs sociaux de la région : éducation, santé
  • Services et industries de pointe (pharmacie, microprocesseurs) attractifs pour les IDE
  • Echanges diversifiés grâce à de multiples accords commerciaux
  • Ressources touristiques : hôtellerie, parcs nationaux

POINTS FAIBLES

  • Comptes publics fragiles
  • Exposition aux catastrophes naturelles
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Tributaire des Etats-Unis en matière économique (IDE, exportations) et financière (banques)
  • Manque de main d’œuvre qualifiée/travail non déclaré
  • Fortes inégalités de revenus

Appréciation du risque

Une croissance en hausse soutenue par la demande interne

Après une croissance en 2017 plus faible que prévue, l’activité devrait être plus dynamique en 2018. La consommation des ménages devrait bénéficier de la croissance des salaires de ces dernières années, de la modération du prix des denrées alimentaires, ainsi que de la baisse récente du chômage (passé de 9,7% à 9,1% entre 2016 et 2017). Toutefois, la progression de l’inflation induite par la dépréciation passée du colón, pèserait sur le revenu disponible. A l’inverse, l’investissement public devrait être pénalisé par des contraintes de financement, obligeant les autorités à reporter certains projets d’infrastructures ou à retarder leur réalisation (à l’image du port de Moin). Le gouvernement cherchera à attirer des investisseurs étrangers dans les secteurs du tourisme, des infrastructures (construction d’un nouvel aéroport à San José), et des technologies de pointe (microprocesseurs, électronique), par des conditions fiscales avantageuses au sein des zones franches du pays, ainsi que par l’ouverture du secteur des services. Le recours à des partenariats public-privé deviendra de plus en plus fréquent, notamment pour la construction d’infrastructures de transport, telles que les routes ou les lignes ferroviaires. Malgré des installations toujours insuffisamment développées, le dynamisme du tourisme soutiendrait l’activité, profitant notamment au secteur de la construction. L’amélioration des termes de l’échange, conjuguée à des conditions de financement favorables, continueraient de favoriser les exportations (notamment de banane, d’ananas et de café), même si la croissance des importations limiterait la contribution à la croissance des échanges.

Persistance préoccupante des déficits public et courant

Malgré un début de consolidation (amélioration de la collecte de l’impôt, économies de fonctionnement), la situation budgétaire du pays reste toujours très préoccupante dans un contexte post-électoral très fragmenté. L’augmentation des coûts de financement, ainsi que la persistance d’un large déficit public entraîneront une nouvelle augmentation de la dette publique. Une réelle amélioration dépendra l’adoption d’une réforme fiscale d’envergure augmentant les recettes (actuellement 13% du PIB) via le remplacement de l’actuelle taxe sur les ventes par une TVA à 13 %, une limitation de la croissance des salaires des fonctionnaires et l’élimination d’exonérations fiscales. Cette fragilité des finances publiques a conduit plusieurs agences de notation à abaisser la note du Costa Rica, le retard dans les réformes ne faisant qu’augmenter le coût des ajustements à venir.
Le déficit courant devrait rester stable en 2018.

Le solde commercial se creuserait légèrement dans la mesure où la croissance des exportations de biens ne compenserait pas celle des importations, principalement due à la reprise modeste des prix du pétrole (3ème poste d’importation) et au dynamisme de la demande domestique. La balance des revenus devrait également rester déficitaire en raison des rapatriements de dividendes des multinationales implantées dans le pays. Cependant, l’excédent des services progresserait légèrement, en raison de la hausse de la fréquentation touristique, notamment en provenance des Etats-Unis. Le déficit courant serait financé par l’entrée d’IDE, mais aussi par des flux de portefeuilles, notamment via l’émission d’obligations. Par ailleurs, les pressions à la baisse sur la devise locale, ainsi que la forte dollarisation de l’épargne contraindrait la banque centrale à intervenir, en puisant dans ses réserves de change afin de maintenir la stabilité du colón. Par anticipation, une ligne de crédit a été obtenue par la banque centrale auprès du Fonds de Réserve Latino-américain, portant les réserves de change à leur plus haut niveau historique, à hauteur de 6,4 mois d’importations.

Un paysage politique fragmenté face à un besoin de réformes

Cristallisées autour de la question du mariage entre deux personnes du même sexe, les élections présidentielles de février 2018 ont vu l’émergence du candidat évangéliste Fabricio Alvaro (Partido de Restauración Nacional, PRN). Battu au second tour par le candidat du parti au pouvoir, Carlos Alvaro (Partido de Acción Ciudadana, PAC), le PRN a toutefois gagné une forte influence au sein de l’Assemblée nationale. Au sein de ce parlement très fragmenté (sept partis pour 57 sièges), le PRN occupe la deuxième place avec 14 députés, juste derrière le PLN (Partido de Liberación Nacional, dominant jusqu’en 2014, 17 sièges), et avant le PAC (10 députés). Dans ce contexte de fragmentation politique, les réformes initiées par l’ancien gouvernement devraient se poursuivre avec des ambitions revues à la baisse afin de trouver un compromis. La lutte contre la criminalité et les réseaux de blanchiment d’argent liés au trafic de drogue, ainsi que la réforme des finances publiques, resteraient néanmoins une des priorités du nouveau gouvernement.
L’environnement des affaires serait toujours affecté par les insuffisances en matière d’infrastructure (transport et télécommunication en particulier) et les coûts relativement élevés de l’énergie (électricité). Sur le plan des relations internationales, le pays n’a pas encore décidé d’intégrer l’Alliance du Pacifique. Les discussions sont toujours en cours avec l’OCDE en vue de l’adhésion du pays.

 

Dernière mise à jour : Avril 2018

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