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Gabon

Gabon

Population 1,9 millions
PIB par habitant 7 453 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 3,9 2,1 0,8 2,7
Inflation (moyenne annuelle, %) -0,1 2,1 2,5 2,5
Solde public / PIB (%) -1,1 -6,6 -3,6 -2,3
Solde courant / PIB (%) -5,7 -10,2 -9,3 -6,7
Dette publique / PIB (%) 44,7 64,2 59,0 59,0

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • 5e producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne ; 2e producteur africain de bois ; place de 1er producteur mondial de manganèse convoitée
  • Efforts de diversification de l’économie entrepris dans le cadre du plan « Gabon émergent »
  • Stabilité du franc CFA

POINTS FAIBLES

  • Économie fortement tributaire du secteur pétrolier
  • Coût élevé des facteurs de production, lié à l’insuffisance des infrastructures (transport et électricité)
  • Secteur informel représentant de 40 à 50 % du PIB
  • Chômage élevé et pauvreté endémique
  • Contexte politique dégradé, corruption omniprésente
  • Accumulation d’arriérés domestiques et extérieurs

Appréciation du risque

Reprise fragile en 2018 en raison des lenteurs de la diversification

L’activité a ralenti en 2017 du fait de la baisse des prix du pétrole, dont dépend fortement l’économie gabonaise, et des mauvaises performances du secteur tertiaire. Les obligations en matière de liquidité, ainsi que la conjoncture économique peu favorable, ont affaibli le secteur bancaire qui a accordé moins de crédits. La conjoncture restera délicate en 2018, même si une reprise est probable suite à l’augmentation des cours du brut. La part du PIB non-pétrolier devrait croître, notamment celle du secteur minier, de l’agroalimentaire et du bois. Les autorités ont pour objectif, dans le cadre du Plan Stratégique Gabon Emergent (PGSE), de s’attaquer à la dépendance du pays aux matières premières, particulièrement le pétrole (27 % du PIB en 2016). Dans le cadre d’un partenariat public-privé, l’entreprise singapourienne Olam a ouvert, en 2017, la plus grande usine de production d’huile de palme. La production de manganèse restera, dynamique en raison d’une demande soutenue, tandis que les secteurs du fer et du ciment pourraient rebondir après la baisse des commandes en 2017. Une zone économique spéciale a été créée à Nkok afin d’inciter fiscalement au développement d’activités et d’attirer les IDE. Elle se situe à proximité du port d’Olam à Owendo, qui a été inauguré en octobre 2017 (276 millions d’euros). Un prêt de la BAD, fin 2017, d’un montant de 100 millions d’euros, permettra de poursuivre les progrès effectués dans le cadre du programme agricole GRAINE pour réduire les importations gabonaises de denrées alimentaires.

 

Consolidation budgétaire se poursuivant en 2018

Les comptes publics ont vu leur excédent se réduire progressivement après 2009 du fait de la hausse des investissements publics liée à la mise en œuvre du PSGE. Les revenus du gouvernement sont, aussi, étroitement liés aux recettes pétrolières (59 % des recettes fiscales), et la chute des cours du brut n’a fait qu’accroitre le besoin de financement du gouvernement. Dans le cadre du Plan de Relance de l’Économie (PRE, 2017-2019), le gouvernement a pour objectif de faire passer le déficit sous la barre des 3 %. C’est dans ce cadre que la consolidation budgétaire a permis de diminuer le déficit public dès 2017, et devrait se poursuivre en 2018, malgré une hausse des dépenses, notamment d’investissement dans les infrastructures de transport, d’approvisionnement en eau et électricité, et d’accès à internet. Les revenus devraient augmenter, avec le renforcement des mesures de mobilisation des recettes fiscales et douanières et la volonté d’intégration au circuit formel de certaines activités. Le financement du déficit est principalement concessionnel, notamment via le FMI, qui a accordé une facilité de crédit élargie sur une période de trois ans (642 millions USD, 4 % du PIB) et la Banque Mondiale, qui a débloqué 200 millions USD afin d’apurer les arriérés commerciaux du pays. Le Gabon a vu ses coûts d’emprunt s’accroître sur les marchés financiers suite à une dégradation de la notation de sa dette souveraine. Le Gabon a émis, en novembre 2017, 100 milliards de francs CFA (180 millions USD) d’obligations à un taux de 6,5 % sur le marché financier régional de la Communauté Économique et Monétaire des États de l’Afrique Centrale (CEMAC), afin de financer des projets du PRE.

Suite à l’augmentation modérée des prix du pétrole, les exportations (qui dépendent à 79 % de l’or noir) devraient augmenter en 2018. En face, le volume des importations est croissant en raison des équipements et biens manufacturés nécessaires aux investissements du PGSE. La balance commerciale, excédentaire jusqu’en 2015, restera donc déficitaire, au même titre que la balance des services. Le déficit courant sera financé par les IDE (environ 5 % du PIB) et les nouveaux prêts concessionnels.

 

Une accalmie politique relative suite à la grave crise post-électorale de 2016

La réélection contestée d’Ali Bongo en août 2016 a déclenché des violences entre les supporters du candidat de l’opposition, Jean Ping, qui se déclarait vainqueur, et les forces de sécurité (deux jours d’émeutes, des morts et des centaines d’arrestations). Les élections législatives, initialement prévues en juillet 2017, ont été repoussées à avril 2018 par la Cour Constitutionnelle et pourraient être à nouveau reportées. L’argument évoqué, qualifié de « force majeure », est que les réformes issues du dialogue national, ayant suivi les manifestations de 2016, tardent à se mettre en place. Le projet, qui inclut une révision de 40 articles de la Constitution, a été présenté le 28 septembre 2017 au Conseil des ministres. J. Ping a refusé d’y prendre part. Les mesures comprennent une augmentation des pouvoirs attribués à l’Assemblée Nationale par rapport au Sénat, ainsi qu’un scrutin à deux tours aux élections nationales, législatives et présidentielles (contre un tour actuellement). Certains amendements ont été refusés par l’opposition, selon laquelle les pouvoirs du président seront étendus. Néanmoins, il semble peu probable que l’opposition empêche l’adoption de la réforme constitutionnelle par le parlement, le Parti démocratique gabonais (PDG) d’Ali Bongo y étant majoritaire. Le président a annoncé, en août 2017, la formation d’un gouvernement qui comprend des membres de l’opposition.

Malgré les réformes, l’environnement des affaires reste délicat (167e au classement Doing Business 2018) en raison du manque d’infrastructures, de la corruption et de la difficulté d’entreprendre.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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