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Gabon

Gabon

Population 1,6 millions
PIB par habitant 11484 $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 2016 (p)
Croissance PIB (%) 5,6 4,3 4,0 3,2
Inflation (moyenne annuelle) 0,5  4,5 0,1 2,5
Solde budgétaire / PIB (%) 1,8 2,7 -2,3 -4,8
Solde courant / PIB (%) 11,6 8,1 -2,8 -7,2
Dette publique / PIB (%) 29,2 32,2 43,9 49,6

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • 5ème producteur de pétrole d’Afrique sub-saharienne ; 2ème producteur africain de bois ; place de 1er producteur mondial de manganèse convoitée
  • Efforts de diversification de l’économie entrepris dans le cadre du plan « Gabon émergent »

POINTS FAIBLES

  • Economie fortement tributaire du secteur pétrolier
  • Réapparition de déficits budgétaires et courants
  • Coût élevé des facteurs de production, lié à l’insuffisance des infrastructures (transport et électricité)
  • Chômage élevé et pauvreté endémique
  • Environnement politique fragile

Appréciation du risque

Une croissance sensiblement affectée par le choc pétrolier

La croissance a nettement diminué en 2015 sous l’effet de la chute des cours du pétrole et du recul sensible de la production d’or noir du fait d’une série de grèves et de la remise en état de certains puits. A cela s’est ajouté l’impact des coupes dans les dépenses d’investissement, auxquelles a été contraint de recourir le gouvernement pour éviter un dérapage des finances publiques. La croissance devrait encore diminuer en 2016 à 3,2 %. Cependant, la hausse des dépenses, destinées à apaiser les tensions sociales avant l’élection présidentielle, devrait stimuler la consommation privée, et les prêts étrangers devraient renforcer les projets d’investissement dans l’agriculture et l’industrie à valeur ajoutée. L’inflation devrait augmenter en lien notamment avec la hausse de la masse salariale.
La découverte de nouveaux gisements de pétrole n’a pas compensé l’épuisement progressif des anciens gisements et le pays se trouve confronté à un déclin de sa production d’or noir. Les faibles perspectives des prix du pétrole et la baisse de la production pétrolière sont à l’origine du ralentissement de l’investissement public, ainsi l’effort de diversification et de modernisation de l’économie entrepris par les autorités dans le cadre du Plan Stratégique Gabon émergent (PSGE) risque d’être freiné.
En dépit de la richesse pétrolière, le niveau de pauvreté (30% de la population sous le seuil de pauvreté) et de chômage reste élevé (19,7 % en 2014). Cette richesse ne s’est pas traduite par une réelle amélioration des conditions de vie de la population du fait de nombreux obstacles au développement tels que l’insuffisance des infrastructures, notamment de transport, le manque de qualification de la main-d’œuvre et la faiblesse de l’environnement des affaires, contraintes qui pourraient être un jour réduites si les objectifs du PSGE sont atteints.

 

Des comptes publics et extérieurs dans le rouge

Sur le plan budgétaire, la baisse des recettes pétrolières, qui assuraient plus de 45 % des revenus de l’Etat en 2014, a contraint les autorités à réduire les dépenses publiques à compter de 2014. Cette baisse a atteint 14 % en 2015 mais devrait être beaucoup plus limitée en 2016, du fait notamment de la tenue des élections. Les dépenses d’équipement, en particulier, ont été régulièrement revues à la baisse même si le gouvernement indique qu’il souhaite ne pas trop amputer celles qu’il juge prioritaires (transport et technologies de l'information et de la communication). L’excédent budgétaire a fondu au cours de ces dernières années du fait de la hausse massive de l’investissement public entraînée par la mise en œuvre du PSGE. Etant donné la chute du cours du baril et la tendance à la baisse de la production pétrolière, cet excédent s’est transformé en déficit en 2015. La dette publique a plus que doublé, depuis 2012, passant de 20 % à 44 % du PIB en 2015 (dépassant le plafond d’endettement fixé à 35 %). En outre, le Gabon doit faire face à un renchérissement de ses coûts d’emprunt sur les marchés obligataires.
En 2015, le pays a connu son premier déficit courant depuis 1999 du fait du repli marqué des exportations pétrolières (80 % des ventes de marchandises à l’étranger jusqu’en 2014) et ce malgré la contraction des importations liée à la baisse de la demande publique et des prix mondiaux des produits de base. Les exportations devraient continuer à décliner, toujours affectées par la faiblesse des cours du baril et la baisse de la production d’or noir, compensant la croissance des exportations de manganèse et de bois. Le déficit courant devrait ainsi s’élargir, en 2016, même si les importations pourraient chuter, en raison de la baisse des revenus réels. Le déficit de la balance des invisibles se réduirait légèrement en 2016, puisque le ralentissement de l’activité réduira la demande de services importés.

 

Une situation politique qui s’est détériorée depuis l’élection présidentielle d’août 2016

La réélection contestée d’Ali Bongo, en août 2016, a déclenché des heurts violents entre les supporters du candidat de l’opposition et les forces de sécurité dans plusieurs villes du pays. La Cour constitutionnelle a toutefois validé cette victoire le 23 septembre. Cette décision a été froidement accueillie par la communauté internationale, à qui l’opposant Jean Ping a lancé un appel. La Mission d'observation électorale de l’Union européenne regrette que la Cour n’ait pas été en mesure de rectifier d’« évidentes anomalies » observées lors du recensement des votes. Restaurer la confiance de la population dans les institutions du pays ne sera pas chose facile. La situation politique demeurera d’autant plus volatile que doivent normalement se tenir des élections législatives en décembre 2016.

 

Dernière mise à jour : Septembre 2016

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