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Ghana

Ghana

Population 26,8 millions
PIB par habitant 1 401 $US
B
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,0 3,9 4,0 5,7
Inflation (moyenne annuelle) 15,5 17,2 16,0 10,0
Solde budgétaire / PIB (%) -10,1 -6,3 -5,2 -3,5
Solde courant / PIB (%) -9,6 -7,8 -7,6 -6,6
Dette publique / PIB (%) 70,7 73,8 70,4 67,0

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (or), agricoles (cacao) et désormais pétrolières
  • Démocratie installée
  • Environnement des affaires attractif favorable aux IDE
  • Soutien financier international

POINTS FAIBLES

  • Rapide augmentation de l’endettement public
  • Lacunes en matière d’infrastructures (énergie, transport)
  • Dépendance aux cours des matières premières (or, pétrole, cacao)
  • Fragilité des banques publiques qui affecte l’ensemble du secteur bancaire

Appréciation du risque

Accélération de la croissance soutenue par la production d’hydrocarbures

La croissance ghanéenne devrait retrouver un certain dynamisme en 2017 grâce au secteur des hydrocarbures, qui bénéficiera de la montée en puissance de la production du champ de TEN, qui a débuté fin 2016 ainsi que du lancement de l’exploitation de celui de Sankofa (prévu mi-2017). Le secteur industriel pourrait en outre être soutenu par l’amélioration progressive de l’approvisionnement en électricité, grâce à la hausse de la production de gaz pour l’alimentation des centrales thermiques (Atuabo notamment). Les services (financiers, télécommunications) devraient rester porteurs. La production agricole, plus particulièrement celle de cacao, devrait être favorisée par des conditions climatiques plus favorables qu’en 2016, année marquée par une forte sécheresse.

La confiance des investisseurs devrait s’améliorer compte tenu des progrès de la croissance économique et des efforts réalisés par le gouvernement pour améliorer la situation financière du pays. Le coût élevé du crédit, malgré l’assouplissement de la politique monétaire initié en novembre 2016 (baisse de 5 pb à 25,5%) restera cependant un frein à un réel rebond de l’investissement. La consommation des ménages (plus de 60 % du PIB) serait encouragée par la modération de l’inflation. La hausse des prix des biens importés devrait en effet s’atténuer à la faveur de la stabilisation du cours du cedi face au dollar. L’absence de nouvelle baisse des prix du pétrole limiterait cependant le repli de l’inflation.

 

Poursuite de la lente amélioration de la situation des finances publiques et du solde courant

Le gouvernement restera engagé dans le respect des engagements de consolidation des finances publiques pris dans le cadre de l’accord FMI, avec l’objectif de réduire le déficit à 3 % du PIB en 2018. Les mesures destinées à réduire la part des salaires dans les dépenses (de l’ordre de 35 % depuis plusieurs années), devraient être mises en œuvre par le gouvernement issu des élections de décembre 2016. Les autres postes de dépenses courantes devraient également être réduites. L’Etat devrait par ailleurs bénéficier d’une légère augmentation des recettes fiscales liée à la hausse, même modérée, des prix du pétrole et à une activité économique plus dynamique. Le déficit budgétaire devrait ainsi continuer à se réduire progressivement, permettant une lente réduction de l’endettement public. La situation financière de certaines entreprises publiques (surtout dans le secteur énergétique) pourrait toutefois peser sur les finances publiques, si elle se dégradait davantage.

Le solde courant devrait s’améliorer quelque peu à la faveur de la progression des recettes d’exportation de cacao, de pétrole et d’or. Même si les cours de ces matières premières qui représentent environ 70 % du total des exportations, devrait peu progresser, l’augmentation des volumes produits et vendus à l’étranger permettrait de générer des revenus supplémentaires. Les importations de biens et de services devraient cependant elles aussi augmenter en raison des besoins du pays pour la réalisation des infrastructures, ainsi que de la progression de la demande des ménages. La réduction du déficit devrait en conséquence être limitée.

Les réserves de change ont légèrement progressé grâce au versement de l’aide du FMI et à l’émission d’eurobonds (750 millions d’USD) pour atteindre environ 4 mois d’importations fin 2016. La relative stabilisation du cours du cedi (dépréciation de 4% entre janvier et novembre 2016 face au dollar contre -16% en 2015) devrait se confirmer en 2017, grâce à l’amélioration des perspectives économiques qui devrait encourager les entrées de capitaux.

La situation du secteur bancaire, fragilisé par le ralentissement économique, la dépréciation du cedi des années passées et les difficultés financières des grandes entreprises publiques, se dégrade nettement. Le taux de créances douteuses a doublé en un an à 24 % mi-2016. La recapitalisation de certains établissements pourrait être envisagée.

 

L’échéance électorale de fin 2016 pourrait être source de tensions alors que la gouvernance reste un atout pour le pays

Régulièrement cité comme un exemple dans la région en termes de démocratie, le Ghana organise ses élections générales début décembre 2016. Le leader de l’opposition Nana Akufo-Addo (Nouveau parti patriotique- NPP) pourrait remplacer le Président Mahama (Congrès Démocratique National-NDC) à la tête du pays compte tenu du mécontentement de la population face au bilan économique du NDC. Une montée des tensions, déjà visibles à l’approche du scrutin, pourraient s’accentuer en cas d’échec du NPP. La stabilité du pays ne devrait cependant pas être menacée.

Le classement du Ghana selon les indicateurs de la Banque mondiale est meilleur que celui de la plupart des pays de la région bien que la faiblesse des infrastructures et les lourdeurs administratives entravent le développement du secteur privé. Ses performances en matière de lutte contre la corruption sont en nette amélioration (98ème en 2015 contre 103ème en 2014).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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