Coface Group
Indonesie

Indonesie

Population 252,2 millions
PIB par habitant 3524 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 5,6 5,0 4,8 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 6,4 6,4 6,4 4,3
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -2,2 -2,1 -2,5 -2,7
Solde courant / PIB (%) -3,2 -3,1 -2,1 -2,6
Dette publique / PIB (%) 24,8 24,7 27,3 27,6

 

(e) Estimations    (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (agricoles, énergétiques, minières)
  • Compétitivité élevée grâce à un faible coût du travail
  • Tourisme dynamique
  • Marché intérieur dynamique
  • Renforcement du secteur bancaire

POINTS FAIBLES

  • Taux d’investissement faible
  • Exportations de matières premières de plus en plus tributaires de la demande de la Chine
  • Carences en infrastructures
  • Corruption et manque de transparence persistants
  • Niveaux de chômage et de pauvreté élevés, accentuant les tensions inter-ethniques

Appréciation du risque

Légère hausse de la croissance en 2016

Pour la quatrième année consécutive, l’activité a ralenti en 2015. Néanmoins, elle devrait croître légèrement en 2016. La consommation des ménages devrait se redresser, soutenue par l’émergence d’une classe moyenne au niveau de dette peu élevé, le programme de soutien aux plus modestes et à la modération de l’inflation. Néanmoins,  la consommation devrait être affectée par les nouvelles baisses de subventions notamment du prix de l’électricité. L’investissement devrait profiter de l’accélération des réformes entreprises par le Président Widodo et notamment de mesures visant à libéraliser l’économie et favoriser les investissements étrangers. L’activité devrait également bénéficier de l’assouplissement de la politique monétaire (-100 points de base depuis début 2016) permis par la modération de l’inflation et le redressement de la roupie. De plus le gouvernement entend accélérer le développement des infrastructures et le marché de l’immobilier bénéficierait de l’abaissement des taxes sur la propriété. Néanmoins, la confiance des investisseurs devrait rester contrainte par les incertitudes concernant l’évolution de la politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine et de nouveaux épisodes de pressions baissières sur la roupie. Par ailleurs, le pays, abondement doté en ressources naturelles (pétrole, charbon, gaz naturel, huile de palme, caoutchouc, minerais) devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières. Le ralentissement de la Chine, second récipiendaire des exportations indonésiennes, continuera de peser sur le commerce extérieur du pays.

Enfin, l’activité devrait rester contrainte par les fragilités structurelles de l’économie, les goulots d’étranglement et la corruption.

 

La situation des finances publiques et des comptes extérieurs resteraient maîtrisée

En 2016, la dette publique resterait modérée. La suppression des subventions énergétiques, qui pesaient lourdement sur le budget de l’Etat, permet une réallocation des dépenses au profit de l’investissement public en infrastructures. En dépit de la réduction du taux d’imposition sur les sociétés et de la baisse des revenus liés aux hydrocarbures, le déficit public devrait rester contenu grâce à l’élargissement de la base fiscale et une amnistie fiscale partielle pour les contribuables rapatriant leurs fonds de l’étranger

Le déficit courant devrait légèrement se dégrader en 2016 : la balance commerciale devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières et de la demande chinoise tandis que les importations devraient rester soutenues. Le rapatriement des dividendes liés aux investissements étrangers affecteraient négativement le compte de revenus. Enfin, la balance des services resterait déficitaire mais devrait se redresser grâce, notamment, à la progression des revenus touristiques.

La roupie indonésienne a été l’une des plus touchées par les annonces relatives à l’arrêt du programme deQuantitative Easing IIIde la Réserve Fédérale américaine en 2013 et la roupie s’est également dépréciée de plus de plus de 9% entre début mars et décembre 2015 en raison de nouvelles anticipations quant à la politique monétaire américaine. Ainsi, la devise indonésienne pourrait se déprécier à nouveau en cas de resserrement de la politique de la Réserve Fédérale, ce qui permettrait d’améliorer la compétitivité des exportations indonésiennes mais pourrait également générer de l’inflation supplémentaire. Néanmoins, la situation s’est assainie depuis 2015, les autorités ont mis en place une politique monétaire plus prudente, le solde courant s’est redressé et les réserves de change ont progressé (près de 8 mois d’importations en 2016). Mais des réformes supplémentaires sont encore nécessaires pour limiter la vulnérabilité du taux de change (libéralisation des investissements, notamment assouplissement des règles pour les investisseurs étrangers et levée de l’interdiction sur les exportations de minerais bruts).

 
Après une première année difficile, le président Widodo renforce sa position

Les élections présidentielles de juillet 2014 ont conduit à la victoire de Joko Widodo (Parti Démocratique Indonésien de Lutte), ancien gouverneur de Jakarta et premier président qui ne soit pas issu de l’armée. Cependant, son parti ne bénéficie pas de la majorité au parlement élu en avril 2014, l’opposition contrôlant 60 % du parlement (elle est dirigée par Prabawo Subianto, candidat malheureux aux élections présidentielles). Ainsi, les objectifs ambitieux de réforme du président Widodo sont ralentis par l’opposition et les dissensions à l’intérieur même de son parti. Néanmoins, le pouvoir du président s’est renforcé grâce à de nouvelles alliances et un important remaniement ministériel en août 2015. De plus,  J. Widodo devrait poursuivre les efforts de son prédécesseur, S.B. Yudhoyono, en matière de lutte contre la corruption. Une vaste campagne anti-corruption a été lancée, permettant de traduire en justice plusieurs hauts responsables du pays. Depuis 2009, l’Indonésie a progressé de 24 places dans le classement Banque Mondiale relatif à la corruption. Cependant, le pays continuera de souffrir de sérieuses lacunes en matière de gouvernance.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

Haut de page
  • English
  • Français