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Kenya

Kenya

Population 44,2 millions
PIB par habitant 1 434 $US
A4
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,3 5,6 6,0 6,1
Inflation (moyenne annuelle) 6,9 6,6 6,3 5,5
Solde budgétaire / PIB (%) -7,4 -8,3 -7,4 -6,4
Solde courant / PIB (%) -10,3 -6,8 -6,2 -5,9
Dette publique / PIB (%) 46,7 51,3 52,7 53,0

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Première économie d’Afrique de l’Est
  • Rôle pivot au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est, premier marché commun africain
  • Agriculture diversifiée et développement des services (télécommunications et services financiers)
  • Amélioration du climat des affaires
  • Dynamisme démographique et émergence d’une classe moyenne

POINTS FAIBLES

  • Pays dépendant de l’énergie hydroélectrique et de l’agriculture pluviale
  • Persistance de goulots d’étranglement et pénurie de compétences
  • Risque terroriste
  • Gouvernance en amélioration mais corruption persistante

Appréciation du risque

Accélération de l’activité

La croissance a gagné en dynamisme en 2016 sous l’effet de conditions climatiques favorables, de la reprise du tourisme (baisse de l’insécurité), d’un pétrole bon marché et de la progression de l’investissement public. L’activité devrait continuer à accélérer à compter de 2017 grâce à la modernisation des infrastructures (transports et énergie), l’approfondissement de l’intégration régionale et l’amélioration de l’environnement des affaires (le Kenya figure depuis deux ans parmi les dix économies qui ont le plus progressé dans ce domaine selon la Banque mondiale).

La détérioration des conditions de financement extérieures et domestiques, de nature à freiner l’essor de l’investissement privé et public, a toutefois conduit les autorités à revoir à la baisse les perspectives macro-économiques de leur programme (celui-ci bénéficie de l’appui du FMI dans le cadre de deux nouvelles facilités de crédit conclues en mars 2016 toujours à titre préventif). En outre, si le choc ressenti en 2015 (baisse des flux de capitaux et importante attaque terroriste) a laissé place à une situation plus florissante, des aléas baissiers continuent à peser sur le scénario de croissance tels qu’une nouvelle phase de volatilité des marchés, de nouveaux défis sécuritaires, la dépendance aux conditions climatiques et certaines vulnérabilités du secteur bancaire. Ce dernier a connu, fin 2015, une crise temporaire de liquidité. Par ailleurs, la fixation en septembre 2016 d’un taux d’intérêt maximum sur les crédits pèse sur les petites banques.

L’inflation est restée dans la fourchette prévue par les autorités (5 % ± 2,5 %) en 2016 en dépit de tensions temporaires sur les prix des produits alimentaires. Elle devrait converger progressivement vers le milieu de la cible si les conditions climatiques le permettent.

 

 

Déficits jumeaux toujours élevés mais en léger recul

Bien qu’en légère baisse par rapport au PIB, le déficit courant reste élevé du fait notamment du gonflement des importations de biens d’équipement lié à la mise en œuvre des grands projets d’infrastructures (notamment la construction d’une nouvelle ligne de chemin de fer) et à l’exploration pétrolière (l’exploitation des gisements ne devrait démarrer que dans plusieurs années du fait notamment de l’absence d’oléoduc). Les exportations devraient continuer d’augmenter en 2017 en raison de la hausse des ventes de thé, dont le pays est le 3ème producteur et 1er exportateur mondial, et de produits horticoles (2ème poste d’exportation) ainsi que de l’augmentation des remises de fonds des travailleurs expatriés. En revanche, la facture pétrolière repartirait légèrement à la hausse.

Après s’être déprécié en 2015 (-12 % entre janvier et décembre vis-à-vis du dollar), le shilling kenyan s’est stabilisé en 2016. Les réserves de change ont augmenté, du fait notamment de la hausse des investissements directs étrangers, pour représenter environ 5 mois d’importations.

Les investissements dans les infrastructures et la hausse des dépenses de sécurité expliquent en grande partie le niveau élevé des déficits budgétaires. Ceux-ci ont toutefois tendance à se réduire du fait de l’amélioration de la conjoncture, de la création de nouvelles taxes et de la baisse de certaines dépenses. Le programme gouvernemental prévoit une réduction du déficit de trois points de pourcentage du PIB entre 2016 et 2018 grâce, principalement, à l’achèvement de la première phase du projet de nouvelle ligne de chemin de fer et, dans une moindre mesure, à un élargissement de l’assiette fiscale, une meilleure perception de l’impôt et une réduction des dépenses courantes au bénéfice des dépenses de développement. Les autorités devront résister d’ici là aux pressions sur les dépenses à l’approche des élections d’août 2017. La dette publique a sensiblement progressé en 2014-2015 sous l’effet d’une émission obligataire souveraine, d’un tirage sur une ligne de crédit octroyée par la Chine et de l’obtention d’un prêt syndiqué mais le pays continue de présenter un faible risque de surendettement.

 

De possibles tensions politiques autour des prochaines élections

Le président Kenyatta pourrait se représenter en août 2017 pour un second mandat de cinq ans, avec comme colistier le vice-président Ruto. Tous deux ont vu les charges qui pesaient sur eux, s’agissant des violences inter-ethniques qui avaient été commises à la suite de l’élection présidentielle de décembre 2007, abandonnées par la Cour pénale internationale. Ils ont fusionné leurs formations politiques en septembre 2016 afin de présenter un front uni lors des élections législatives qui se tiendront également en août. La montée en puissance de la campagne et un résultat serré à ces scrutins pourraient favoriser l’agitation bien qu’un accord ait été trouvé entre tous les partis sur une nouvelle loi électorale et la désignation d’une nouvelle commission électorale.

La situation sécuritaire intérieure s’est améliorée après les attaques meurtrières perpétrées par les Chabab de Somalie dans le pays en septembre 2013 et en avril 2015. Un contingent kényan, qui fait partie de la force de l’Union africaine en Somalie, reste engagé dans ce pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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