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Malawi

Malawi

Population 18,1 millions
PIB par habitant 353 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,7 3,0 2,3 4,5
Inflation (moyenne annuelle) 23,8 21,9 19,8 13,9
Solde budgétaire* / PIB (%) -8,0 -8,0 -10,3 -8,6
Solde courant / PIB (%) -8,5 -8,3 -15,8 -9,3
Dette publique / PIB (%) 94,6 82,0 72,1 65,5

 

(p) Prévisions

Année fiscale de juillet à juin     *hors dons

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles (uranium, terres rares, tabac, pétrole)
  • Secteur des services en pleine expansion
  • Soutien des bailleurs de fonds
  • Membre de la SADC (Southern African Development Community) et de la COMESA (CommonMarket for Eastern and Southern Africa)

POINTS FAIBLES

  • Economie dominée par l’agriculture, vulnérable aux conditions climatiques
  • Inflation élevée
  • Défaillances des infrastructures (eau, énergie)
  • Réserves de change faibles
  • Accroissement de la pauvreté extrême

Appréciation du risque

Croissance tirée par l’agriculture et les services

La croissance a diminué en 2016 suite aux conditions climatiques défavorables induites parEl Niño, renforçant la crise alimentaire et conduisant les autorités à déclarer l’état de catastrophe nationale en avril 2016. En effet, le secteur agricole représente 30 % du PIB. Ainsi, même si elle restera conditionnée à des conditions climatiques favorables, la hausse de la production de tabac et d’autres produits agricoles devrait tirer la croissance en 2017. De plus, l’expansion du secteur tertiaire, notamment à travers à l’introduction de nouvelles technologies comme les services bancaires mobiles, devrait aussi participer à la reprise de l’activité.

En outre, malgré la suspension de la production d’uranium à Kayelekera depuis 2014, la découverte de nouveaux gisements de minéraux en août 2015 pourrait améliorer les perspectives du secteur minier. Des discussions en vue de faire évoluer la législation du secteur ont débuté en 2016 afin de valoriser ce potentiel.

La baisse des dépenses publiques et de l’investissement, à cause des ressources budgétaires limitées, demeure un frein à la croissance. La demande resterait pénalisée par la forte inflation et les taux d’intérêt élevés. Elle s’inscrit toutefois dans une tendance baissière. Sa baisse devrait se poursuivre en 2017, du fait de la normalisation de la disponibilité alimentaire et la poursuite d’une politique monétaire très restrictive.

 

Une situation financière fragilisée par la réduction des aides

Alors que l’économie est très dépendante de l’aide internationale, les relations avec les donateurs se sont tendues suite au scandale de détournement de fonds qui a éclaboussé le gouvernement en octobre 2013. Pour faire face à la baisse des aides, le gouvernement a adopté un budget d’austérité pour 2015/2016. Cette politique budgétaire restrictive est reconduite pour l’exercice fiscal 2016/2017. Les autorités espèrent faire croître les recettes grâce aux réformes administratives et limiter les dépenses notamment par la réduction des subventions agricoles et des salaires du secteur public. Cependant, la mise en œuvre de ces mesures d’austérité sera difficile dans un contexte de crise alimentaire et de revendication de revalorisation des salaires publics face à la forte inflation. Le décaissement d’une tranche d’aide par le FMI à l’été 2016 dans le cadre du programme de facilité élargie de crédit (FEC) devrait néanmoins soutenir le budget et favoriser un retour progressif des aides.

Le déficit courant, en partie financé par les aides, devrait se réduire tout en restant à un niveau élevé. La balance commerciale s’améliorerait en raison de la non reconduction d’importations massives de maïs après l’épisode sévère d’insécurité alimentaire de 2016. Les exportations devraient recommencer à croître en 2017, grâce à la reprise de la production agricole.

Les réserves de changes, équivalentes à environ 3 mois d’importations resteraient faibles. Les pressions à la baisse sur le kwacha devraient perdurer, le déficit courant étant toujours élevé et les flux d’IDE demeurant restreints.

 

 

Un  gouvernement qui doit regagner la confiance des citoyens et des bailleurs de fonds

Dans un pays où le sentiment de défiance envers les institutions est dominant, les défis à relever sont nombreux pour le président Peter Mutharika, élu pour cinq ans en 2014, et la coalition au pouvoir formée du Parti progressiste démocratique (DPP) et du Front démocratique uni (UDF). En effet, depuis l’affaire de corruption de 2013, le coût de la vie élevé ainsi que la faiblesse de la gouvernance et des services publics soulèvent de forts mécontentements et font craindre une persistance de la fragilité politique et sociale. Cette dernière ainsi que l’absence de majorité législative de la coalition continueront de freiner la mise en œuvre des réformes économiques. De plus, la menace d’insécurité alimentaire constitue une autre source de risque de troubles.

Le dialogue entre le président et les principaux partenaires internationaux n’a pas toujours été fluide. Le gel par le FMI de son programme d’assistance budgétaire a encouragé le pays à chercher l’appui d’autres pays comme l’Inde ou la Chine. En mars 2016, les relations entre le FMI et le Malawi ont repris, ainsi que le programme FEC, dont la fin est prévue pour mi 2017.

Par ailleurs, les relations avec la Tanzanie restent tendues en raison du désaccord portant sur le découpage du lac Malawi. Les tensions à la frontière avec le Mozambique se sont aussi ravivées en 2016. Les affrontements entre l’armée mozambicaine et le mouvement rebelle Renamo sont à l’origine de la fuite massive de la population locale vers le Malawi.

Le gouvernement s’efforce d’attirer les investisseurs privés. A cet égard, le secteur de l’électricité est en voie de réforme. En juin 2016, le Parlement a adopté un amendement ayant pour objectif de laisser à la compagnie publique d’électricité Electricity Supply Corporation seulement un rôle dans la distribution d’énergie, tandis que la production sera dévolue à de nouveaux acteurs (l’Electricity Generation Company, compagnie publique dont le lancement est prévu prochainement, et des producteurs indépendants).

A noter aussi le projet de route reliant la Zambie, le Malawi et le Mozambique financé par la Banque Africaine de Développement. Par ailleurs, des progrès ont aussi été faits en ce qui concerne l’obtention de prêts et la création d’entreprise.  L’environnement des affaires restera cependant dégradé : le pays est classé 133ème sur 190 pays selon la dernière étude Doing Business de la Banque mondiale.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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