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Mauritanie

Mauritanie

Population 3,7 millions
PIB par habitant 1 311 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,3 1,2 3,2 4,3
Inflation (moyenne annuelle) 3,7 0,5 1,3 4,2
Solde budgétaire* / PIB (%) -3,3 -3,4 -0,4 -1,8
Solde courant / PIB (%) -33,3 -27,0 -21,9 -24,9
Dette publique / PIB (%) 77,0 91,2 75,0 81,5

 

(p) Prévisions

* dons compris

POINTS FORTS

  • Soutien des bailleurs de fonds et des organisations internationales
  • Richesses minérales et halieutiques
  • Perspectives énergétiques (pétrole, gaz, énergies renouvelables)

POINTS FAIBLES

  • Instabilité politique et sécuritaire persistante
  • Economie peu diversifiée, vulnérable aux fluctuations des cours des minerais (fer, cuivre, or, quartz, phosphates), des prix des denrées alimentaires et du cours des hydrocarbures
  • Croissance peu inclusive et taux de chômage élevé notamment chez les jeunes
  • Economie formelle restreinte

Appréciation du risque

Une croissance dynamique tributaire des ressources naturelles

L’activité devrait accélérer en 2017. La croissance devrait être soutenue par la relance de la production de la pêche (confortée par un accord pour 4 ans avec l’UE en 2016) qui compenserait partiellement le ralentissement de l’industrie manufacturière et minière. Malgré le recul de la production manufacturière, le secteur secondaire reste lui aussi central et devrait être stimulé par les activités de construction et de travaux publics dans le cadre d’un programme d’investissement. Le secteur minier, dominé par la production de cuivre mais surtout de minerai de fer, continuera à souffrir d’une demande extérieure peu porteuse et de l’absence de rebond du prix de ces matières premières, malgré une hausse attendue de la production suite au lancement de l’exploitation du champ minier de fer de Guelb II. Les secteurs financier et du commerce devraient poursuivre leur expansion, portés par la consommation domestique stimulée par un fort recours au crédit à la consommation.

L’inflation devrait augmenter en 2017 sous l’effet de la légère hausse des prix des produits alimentaires et de la dépréciation de la devise mauritanienne.

 

Une économie vulnérable aux chocs externes

Malgré une croissance vigoureuse, l’économie mauritanienne demeure vulnérable aux chocs extérieurs. En cause, sa forte dépendance à l’égard des exportations minières qui occupent une place prépondérante. Ainsi,le solde commercial devrait pâtir de la détérioration des termes de l’échange causée par  la chute des cours des minerais et du déclin de la demande chinoise. La détérioration de la balance courante serait de plus accentuée par la baisse des transferts courants et des revenus.

Le déficit budgétaire, après s’être amélioré en 2016 grâce à une meilleure gestion de la collecte fiscale, devrait se creuser en 2017 en raison de l’effondrement des recettes non fiscales, principalement lié à la baisse des revenus issus de l’exploitation minière et du secteur pétrolier. Dans ce contexte, le niveau de la dette publique demeurera élevé malgré les annulations de dette dont le pays a bénéficié. Le pays est fortement endetté envers le fonds souverain koweitien (Kowait Investment Authority) et des accords d’allégement de la dette avec le Koweït sont en cours de négociation.

La dette publique est essentiellement extérieure et contractée par l’Etat. 90% du stock de dette externe est libellé en devises étrangères (notamment en dinar koweitien et en dollar américain). Depuis janvier 2016, l’ouguiya s’est déprécié de 13% environ par rapport à ces deux devises. Face à de telles tensions sur la monnaie, il n’est pas à exclure que les autorités décident une dévaluation plus importante.

 

 

La situation politique s’est normalisée mais l’environnement sécuritaire reste fragile

Le 21 juin 2014, Mohamed Ould Abdel Aziz a été réélu président pour cinq ans, avec 82 % des votes, lors d’un scrutin que les principales forces d’opposition ont boycotté. Le conseil constitutionnel a confirmé la victoire du  président, ce qui lui a permis d’asseoir sa légitimité après le coup d’Etat de 2008. Cependant, les forts taux de pauvreté (50 %) et de chômage (estimé à 31 % en 2015) montrent que le risque de trouble social reste important, attisé par une distribution inégalitaire des ressources.

Parmi les enjeux de premier plan figure également celui de l’esclavage : on estime en 2014 le nombre d’esclaves à plus de 150 000, soit 4 % de la population mauritanienne. Depuis le 13 août 2015, une nouvelle loi durcit les sanctions à l’encontre d’auteurs de pratiques esclavagistes. Elle prévoit des juridictions pour juger les crimes d’esclavage. Par ailleurs, la Mauritanie doit composer avec une situation géopolitique fragile. La sécurité reste un enjeu essentiel pour le pays au vu de la présence de groupes terroristes dans l’espace sahélien, comme Al-Qaida au Maghreb Islamique (AQMI). Ces groupuscules radicaux, actifs sur le territoire mauritanien, représentent la principale menace pour la stabilité interne du pays. Afin d’éviter leur retour sur son territoire, la Mauritanie a lancé début 2014 un projet de coopération sécuritaire intitulé « G5 du Sahel ». Dans ce contexte, le climat des affaires en Mauritanie est difficile, en raison de l’insuffisance des infrastructures financières et bancaires et de la corruption. Toutefois, l’environnement des affaires s’est amélioré en 2016. Selon l’édition 2017 du classement Doing Business, la Mauritanie est passée de la 165ème place à la 160ème (sur 190 pays). Aussi, le gouvernement prévoit  de consolider ces acquis par la poursuite des stratégies mises en œuvre en 2015.

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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