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Philippines

Philippines

Population 99,4 millions
PIB par habitant 2862 $US
A4
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 7,1 6,1 5,8 6,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,9 4,2 1,4 2,0
Solde budgétaire / PIB (%) 0,2 0,9 0,0 -0,6
Solde courant / PIB (%) 4,2 3,8 2,9 2,5
Dette publique / PIB (%) 39,2 36,4 37,1 35,7

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Economie performante dans l’électronique (plus de 40 % des exportations).
  • La part des exportations du pays vers le reste de l’Asie émergente ne cesse de croître 
  • La consommation des ménages et les comptes extérieurs profitent des transferts des travailleurs expatriés.
  • Le secteur d’externalisation des services d’entreprise (BPO) est en plein essor.

POINTS FAIBLES

  • Faible niveau d’investissement, notamment en infrastructure.
  • Lacunes en termes de gouvernance.
  • Les inégalités et la forte croissance démographique pèsent sur les performances économiques.

Appréciation du risque

La croissance devrait rester soutenue

En 2016, l’économie devrait rester dynamique et la consommation des ménages restera le principal moteur de l’activité (70 % du PIB). Celle-ci continuera de bénéficier d’importants transferts de la part des expatriés, de la progression rapide du crédit. De plus, la faiblesse des prix de l’énergie permet de soutenir le pouvoir d’achat. En effet, malgré un léger rebond, l’inflation devrait rester modérée et conforme à la cible de la banque centrale (2%- 4%).

Bien que la Chine soit le 3ème récipiendaire des exportations philippines, le pays devrait être peu affecté par le ralentissement de l’économie chinoise. Les exportations de produits électroniques devraient rester soutenues, profitant de l’essor des ventes desmartphones. Le secteur des externalisations des services d’entreprises (BPO), qui représente 25% des exportations, devrait également rester dynamique.

Par ailleurs, bien que le gouvernement rencontre des difficultés d’exécution budgétaires et que les dépenses publiques aient été inférieures aux prévisions en 2015, celles-ci devraient rebondir cette année. En effet, les dépenses ont déjà été importantes au cours du premier semestre 2016, les élections présidentielles ayant eu lieu en mai. De plus, le programme de Partenariat Public Privé initié par le Président sortant commence à porter à ses fruits et devrait permettre le développement des infrastructures.  Néanmoins, les investisseurs devraient rester prudents, Rodrigo Duterte, élu début mai et qui prendra ses fonctions le 30 juin 2016 étant très controversé. Néanmoins, il devrait poursuivre la politique économique initié par son prédécesseur et pourrait travailler avec une partie de son équipe. Enfin, le pays continuera à souffrir d’un déficit en infrastructure, notamment électriques. Le secteur de la construction devrait, ainsi, connaître une croissance rapide.

 

La situation financière du pays reste très solide

Les fondamentaux macroéconomiques des Philippines se sont fortement améliorés au cours de ces dernières années. En 2016, le solde budgétaire devrait se dégrader en raison des exonérations fiscales attribuées à certains secteurs et de l’augmentation des dépenses allouées à la reconstruction et au développement des infrastructures. Néanmoins, la dette publique devrait  continuer à baisser si les mesures économiques du Président élu restent dans la continuité de celles adoptées par son prédécesseur.

Du côté des comptes extérieurs, les Philippines devraient continuer à enregistrer un excédent courant en 2016. Les transferts des expatriés (qui ont représenté plus de 7% du PIB en 2015) se sont montrés particulièrement robustes pendant la crise et cette tendance devrait persister.

Néanmoins, la balance commerciale devrait se dégrader en raison de la progression rapide des importations stimulées à la fois par la consommation des ménages et les besoins d’intrants pour l’industrie. Les  exportations de services (notamment les  externalisations des services d’entreprises) connaissent une tendance haussière ces dernières années. Dans ce contexte, les réserves de change devraient rester à un niveau très confortable (plus de 10 mois d’importations en 2016).

 
Un nouveau Président controversé à la tête du pays

La Constitution des Philippines ne permettant pas à un président d’exercer deux mandats, B. Aquino, élu en 2010, n’a pu se représenter aux élections présidentielles de mai 2016. Rodrigo Duterte, favori des sondages, a remporté l’élection et prendra ses fonctions le 30 juin. Candidat controversé en raison de ses propos violents et du nombre important d’exécutions extrajudiciaires comptabilisées lors ses mandats en tant que maire de Davao, il a promis de réduire drastiquement la criminalité.  Malgré les bonne performances économiques des Philippines au cours du mandat Aquino, les philippins ont choisi un candidat « antisystème ». La croissance n’ayant pas été suffisamment inclusive, la pauvreté reste importante dans le pays. R. Duterte n’a aucun programme économique et n’aurait aucune connaissance en matière de politique extérieure. Il devrait, ainsi, suivre les conseils de ses équipes sur ces sujets. Il souhaite réformer la Constitution afin de transformer les Philippines en système fédéral. Par ailleurs, il a indiqué que l’ensemble des mesures qui étaient en place dans sa commune le seront en niveau national (et notamment un couvre-feu pour les mineurs et l’interdiction de la vente d’alcool la nuit).

Par ailleurs, les tensions restent vives dans le conflit territorial qui oppose les Philippines et la Chine. Le différend devrait être examiné par un Tribunal arbitral international prochainement. De plus, un accord de paix a été trouvé, en octobre 2012, avec le mouvement de rébellion armé revendiquant depuis 40 ans la création d’un Etat islamique indépendant sur l’île de Mindanao. Celui-ci a ensuite été confirmé en août 2014 par un accord sur la loi qui encadrera l’autonomie de cette région. Néanmoins, cet accord n’a toujours pas été approuvé par le Parlement.

Enfin, malgré les objectifs ambitieux d’amélioration de la gouvernance fixés par la président Aquino, le pays souffre toujours de lacunes majeures en matière de corruption (le pays est classé 126ème sur 212 par la Banque mondiale). Des lacunes persistent aussi dans les domaines du respect des lois et de qualité de la réglementation.

 

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

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