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Serbie

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Population 7,2 millions
PIB par habitant 6123 milliards $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 2,6 -1,8 0,7 2,0
Inflation (moyenne annuelle) 7,8 2,1 1,4 2,4
Solde budgétaire / PIB (%) -5,5 -6,6 -3,8 -3,5
Solde courant / PIB (%) -6,1 -6,0 -4,8 -4,5
Dette publique / PIB (%) 59,4 71,0 76,5 79,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Programme d’assainissement budgétaire en liaison avec FMI et UE
  • Processus d’adhésion à l’UE en cours
  • Ressources naturelles (charbon, bauxite, cuivre, zinc, or) et autosuffisance alimentaire
  • Industrie automobile moderne
  • Transferts des expatriés

POINTS FAIBLES

  • Finances publiques fragiles
  • Secteur public omniprésent et inefficace
  • Endettement extérieur public et privé en devises
  • Timidité des investisseurs étrangers
  • Déficit d’infrastructures de transport isolant le pays
  • Niveau élevé d’impayés pesant sur la rentabilité des banques

Appréciation du risque

Léger rebond de la croissance tirée par les investissements

L’économie serbe émerge progressivement de la récession de 2014. Cette reprise est soutenue par des coûts de matières premières réduits ainsi que par une demande étrangère accrue. Le secteur de la construction devrait continuer à soutenir l’activité en 2016 (+12,6 % en 2015 par rapport à l’année précédente). L’activité devrait également être portée par les secteurs des mines, des activités extractives, et de la production d’électricité. Le secteur primaire, après avoir pâti d’inondations en 2014, a souffert de la sécheresse en 2015, devrait voir sa contribution dans le PIB se contracter en 2016.

D’un point de vue de la demande, le rebond de l’activité en 2016 s’expliquerait par le dynamisme de l’investissement, notamment dans le domaine des infrastructures ferroviaires, routières et énergétiques. L’investissement serbe devrait continuer de profiter des crédits russes et des investissements chinois. Une partie des fonds européens de préadhésion (1,5 milliards d’euros ici 2020) pourrait également le soutenir. Par ailleurs, la poursuite du programme d’assainissement budgétaire devrait continuer de peser sur la consommation publique. Le déclin  de la consommation privée serait lui imputé à la réduction des transferts sociaux, et au repli des salaires réels. 

 

Une situation budgétaire fragile et un plan de consolidation ambitieux

Un programme d’assainissement budgétaire drastique est en cours depuis fin 2013. Le plan vise à réduire les dépenses et à se rapprocher de l’équilibre primaire (hors intérêts de la dette)  au cours de l’année 2016. La réduction du déficit public a été marquée en 2015, sous l’impulsion des efforts massifs qui ne devraient pas être reconduits avec la même ampleur en 2016 : ces efforts portent notamment sur les recettes qui reposent sur une hausse de la TVA, des droits de douane et des taxes sur les produits pétroliers et sur le tabac (à noter que des recettes exceptionnelles ont également été perçues en 2015). Les dépenses se réduisent également grâce à la diminution de l’emploi public, le gel des salaires ainsi que la baisse des subventions aux entreprises publiques.

Certes la dette publique devrait rester importante et croître légèrement, mais son profil demeure relativement favorable : elle est principalement libellée en devises étrangères, mais le coût d’emprunt n’est pas très élevé compte tenu des conditions favorables octroyées par les bailleurs de fonds internationaux et bilatéraux.

S’agissant des comptes extérieurs, le déficit courant devrait se stabiliser en 2016 après s’être nettement amélioré en 2015 en raison de l’augmentation d’investissements directs et de portefeuille étrangers. En 2016, le déficit commercial devrait légèrement se creuser, mais serait compensé par la hausse transferts des expatriés. Les exportations sont concentrées sectoriellement et se partagent entre Europe occidentale et ex-Yougoslavie.

 

Le gouvernement reconduit au pouvoir devrait poursuivre les réformes du secteur public

Les négociations d’adhésion à l’UE ont débuté en janvier 2014. L’avancement devrait dépendre de la normalisation des relations avec le Kosovo avec lequel un accord « historique » a été conclu en août 2015 portant sur quatre domaines dont l’énergie, les télécommunications, l’autonomie et la justice, laissant entrevoir une adhésion en 2020. Les relations de la Serbie avec les anciennes républiques yougoslaves restent conflictuelles, car empreintes par la guerre des années 1990. À l’inverse, le pays conserve de bonnes relations avec la Russie, qui sont caractérisées par une proximité historique, culturelle et religieuse, ainsi que par un soutien financier important.
Les élections anticipées qu’il avait lui-même appelées le 24 avril 2016 ont redonné au premier ministre Aleksandar Vučić et au Parti progressiste serbe (SNS) une majorité absolue (131 sièges sur 250 et 48,25% des voix pour une participation de 56%) qui devrait leur permettre de poursuivre les réformes, notamment celles visant à la consolidation budgétaire, avec pour objectif l’adhésion à l’UE.
L’environnement des affaires demeure fortement contraint par les lenteurs administratives, la corruption et les interférences politiques dans l’administration et la justice. Toutefois, des perspectives d’amélioration portant notamment sur l’octroi de permis de construire existent dans le cadre du processus d’adhésion à l’UE.

 

 

Dernière mise à jour : Avril 2016

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