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Suriname

Suriname

Population 0,6 millions
PIB par habitant 9427 $US
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015(p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 2,8 1,8 0,1  -2,0
Inflation (moyenne annuelle) 1,9 3,3 3,5  4,7
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -6,8 -7,5 -10,3  -5,4
Solde courant / PIB (%) -3,9 -7,4 -9,4  -7,6
Dette publique / PIB (%) 30,8 29,3 40,7  46,7

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources minérales et potentiel agricole
  • Soutien des bailleurs internationaux et des investisseurs internationaux
  • Ancrage du dollar surinamien au dollar US

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au pétrole, à l’or et à l’aluminium
  • Economie peu diversifiée
  • Poids de l’économie informelle (30 % du PIB) avec les casinos, l’orpaillage et la contrebande
  • Difficultés dans la gestion des entreprises publiques
  • Insuffisance des infrastructures de transports (routes, ports)
  • Climat des affaires difficile, justice peu efficace

Appréciation du risque

Une croissance nulle affectée par la baisse du prix des matières premières et des moindres performances du secteur agricole

Le pays devrait afficher une croissance nulle en 2016. L’activité continuerait d’être affectée par la baisse du prix des matières premières, de l’or, principalement, qui représente 60 % des exportations et de l’aluminium (bauxite). La réduction programmée de la production d’aluminium d’une usine appartenant au groupe Alcoa en vue d’une fermeture prochaine contribuerait également au ralentissement de l’activité. De plus, les performances du secteur agricole, qui s’appuie fortement sur la culture du riz et de la banane, devraient rester médiocres : les récoltes du riz devraient en effet être revues à la baisse en raison de la sécheresse qui sévit dans le pays, et l’apparition d’une maladie bactérienne devrait conduire à la perte de près de 40% de la production de bananes du pays.

La politique d’austérité menée par le gouvernement depuis la réélection du président Désiré Bouterse devrait par ailleurs inhiber la demande interne. Les investissements public et privé devraient ralentir du fait de la baisse du prix des matières premières qui affecte la collecte des recettes de l’Etat et qui réduit l’attractivité du pays. La consommation des ménages devrait aussi pâtir de la baisse du pouvoir d’achat en lien avec la hausse des taxes sur les carburants, l’élimination progressive des subventions (eau et électricité), le ralentissement du crédit bancaire ainsi que de la hausse de l’inflation en raison du  réalignement des tarifs subventionnés.

 

Une consolidation fiscale nécessaire au redressement du déficit public

En 2015, le déficit budgétaire s’est creusé en raison de la baisse des recettes issues de l’extraction de minerais (plus de 40 % des recettes totales) et de la politique expansionniste mené par le gouvernement en période électorale (hausse des salaires et retraites), ainsi que le report des réformes impopulaires (celle de la TVA notamment). Face au dérapage des comptes publics, les autorités locales ont décidé dès fin 2015 de mener une politique de consolidation fiscale qui devrait se poursuivre en 2016. Cela implique notamment une nouvelle hausse des taxes, la baisse des subventions, ainsi que la réforme de la TVA qui devrait être votée dans le courant de l’année pour une mise en application dès 2017. Les autorités étudient également la possibilité de se doter d’un fonds souverain pour recueillir les excédents de recettes en période de cours élevé des minerais.

Le creusement du déficit public conjugué à la prise de participation de l’Etat dans la construction d’une mine d’or avait conduit à l’envolée de l’endettement public en 2015. En 2016, il devrait encore progresser mais resterait maitrisable.

La politique monétaire devrait rester prudente. La banque centrale du Suriname veille pour que le dollar du Suriname (Sr$) continue de varier entre 3,3 et 3,5 USD en comptant sur les réserves en devises (environ 2 mois d’importations, sans compter l’important stock d’or). Elles restent néanmoins faibles, affectées par  la baisse des exportations qui constitue la principale source d’entrée de devises et limiteraient ainsi l’action de la banque centrale en cas de choc externe important.

 

Réduction du déficit du solde courant tiré par la baisse des importations

En 2015, le creusement du solde courant a été notamment lié au ralentissement des exportations en lien avec la baisse du prix des matières premières (or et aluminium principalement) alors que les importations sont restées dynamiques à cause des travaux de construction d’une nouvelle mine d’or et de l’extension de la raffinerie de la compagnie pétrolière nationale Staatsolie. En 2016, le déficit du solde courant devrait se réduire grâce à la baisse des importations liée à l’achèvement de ces  travaux et la réduction de la facture énergétique attendue suite à la mise en production de la raffinerie. Les exportations devraient encore être pénalisées par la baisse du prix des métaux, de l’or principalement qui représente plus de 55% des exportations. Les IDE, principalement destinés au secteur minier, devraient rester faibles (ils sont passés d’environ 70 MUSD en 2011 à 11 MUSD en 2014).

 

Poursuite des réformes impopulaires

Le président Désiré Bouterse (70 ans), leader du parti National Democratische Partij (NDP), a été réélu président du Suriname lors de l’Assemblée Nationale du 16 juillet 2015 malgré les scandales entourant sa famille et sa personne (trafic d’armes et de cocaïne, assassinats). Disposant d’une majorité renforcée (26 sièges sur 51), le président devrait poursuivre son programme de réformes qui vise à réduire le déficit des comptes publics.

Sur le plan international, les relations du président Bouterse avec l’Union Européenne et les Etats-Unis restent tendues. Depuis une quinzaine d’années, l’ancien dictateur est accusé de soutenir secrètement le trafic de drogues et le blanchiment d’argent. Ces accusations ont de nouveau resurgi lors de la condamnation à 16 ans de prison de son fils Dino Bouterse aux Etats Unis en mars 2015 pour trafic d’armes, drogues et soutien à l’organisation terroriste du Hezbollah.

L’accès restreint au crédit, les infrastructures peu développées et le manque de main d’œuvre qualifiée continue de pénaliser l’environnement des affaires. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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