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Suriname

Suriname

Population 0,6 millions
PIB par habitant 6 430 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) -2,7 -10,5 -1,2 1,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 6,9 55,5 22,3 9,3
Solde public / PIB (%) -9,9 -7,1 -6,3 -4,9
Solde courant / PIB (%) -16,3 -2,8 9,4 6,1
Dette publique / PIB (%) 42,6 68,8 63,1 66,1

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Ressources minérales et potentiel agricole
  • Soutien des bailleurs internationaux et des investisseurs étrangers 

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au pétrole, à l’or et à l’aluminium
  • Économie peu diversifiée
  • Poids de l’économie informelle (30 % du PIB) avec les casinos, l’orpaillage et la contrebande
  • Difficultés dans la gestion des entreprises publiques
  • Insuffisance des infrastructures de transports (routes, ports)
  • Climat des affaires difficile, justice peu efficace

Appréciation du risque

Vers une reprise de l’activité en 2018

En 2018, le Suriname devrait sortir d’une récession de trois ans, ayant pour point de départ la baisse des cours des matières premières, et ensuite alimentée par la dévaluation de la monnaie, l’hyperinflation, la politique d’austérité budgétaire et des taux d’intérêt élevés. La reprise de l’activité serait soutenue par le dynamisme de la production et des exportations minières, en partie dû à l’achèvement d’investissements importants en 2017. La hausse de la production découlera de l’ouverture de la mine d’or de Merian, de l’extension de la raffinerie de pétrole de Staatsolie, ainsi que de la reprise de la production de bauxite. La hausse modérée du prix de ces matières premières (or, aluminium, pétrole) participera également à l’augmentation des recettes publiques et des IDE dans les secteurs de l’énergie et de l’extraction minière. Le secteur de la construction bénéficiera de ces nouveaux investissements, notamment après la découverte de nouvelles réserves d’or, à proximité de la mine de Gross Rosebel. En outre, les exportations (hors matières premières) profiteront toujours de la dépréciation de la monnaie locale, accroissant leur compétitivité. L’investissement public devrait rester modeste, en raison de contraintes de financement et d’une politique de consolidation budgétaire. Les mesures d’austérité (hausse des taxes sur les carburants, élimination progressive des subventions sur l’eau et l’électricité) contribueront à la faiblesse de la consommation privée. De plus, l’inflation, bien qu’en nette diminution, restera élevée et pèsera sur le pouvoir d’achat des ménages. Cette baisse de l’inflation serait permise par le resserrement de la politique monétaire et la disparition progressive des effets de la dépréciation du dollar surinamien sur le prix des biens importés.

 

Poursuite de la consolidation budgétaire et excédent courant

La hausse des revenus miniers, conjuguée à la consolidation budgétaire, permettraient de réduire graduellement le déficit budgétaire, majoritairement financé par les bailleurs internationaux. La politique d’austérité budgétaire, mise en place depuis 2016, comprend un gel des salaires des fonctionnaires, l’introduction d’une TVA à 10 % en 2018, la baisse des subventions sur les prix de l’eau et de l’électricité, ainsi que celle des dépenses de fonctionnement. Elle s’est inscrite dans le cadre d’un Accord de confirmation avec le FMI permettant de débloquer 478 millions de dollars sur deux ans. En mai 2017, le gouvernement a annulé cet accord, jugeant ne plus avoir besoin de l’assistance du FMI, tout en poursuivant son programme de réformes. Le déficit serait, alors, financé par les prêts internationaux (notamment ceux de la Banque Interaméricaine de Développement, de la Banque pour le développement des Caraïbes et de la Banque Mondiale), ainsi que par l’émission de dette sur les marchés internationaux. Toutefois, la situation budgétaire du pays restera préoccupante, notamment dans le cas d’une nouvelle dépréciation de la devise locale, qui pèserait sur une dette publique conséquente, majoritairement libellée en devise étrangère. En outre, le parlement a approuvé la création, dès 2018, d’un fonds souverain, géré par la banque centrale et permettant d’épargner les revenus miniers, afin de pallier à la disparition future de cette manne ainsi qu’à la volatilité des prix.

L’excédent courant devrait se réduire en 2018, mais resterait à un niveau élevé. Il serait principalement soutenu par la hausse des exportations d’or et de pétrole, liée à l’accroissement des capacités de production. De plus, les exportations de produits non-miniers (riz, bois) seraient plus compétitives, en raison de la dépréciation passée de la monnaie locale. Néanmoins, l’excédent commercial sera réduit par le renchérissement des importations. La politique monétaire devrait rester prudente, alors que la marge de manœuvre de la banque centrale restera contrainte par la faiblesse des réserves en devises (moins de 2 mois d’importations). Celles-ci devraient, néanmoins, progresser en raison de l’excédent courant et de l’abandon en mai 2016 de l’ancrage de la monnaie au dollar.

 

Un gouvernement en perte de popularité

Le président Désiré Bouterse, leader du National Democratische Partij (NDP), devrait poursuivre son programme de réformes, afin de maintenir le soutien financier des bailleurs internationaux, malgré les importantes manifestations en 2017 liées aux mesures d’austérité (notamment une augmentation des tarifs de l’électricité et de l’eau). En dépit de son impopularité grandissante et de ses problèmes avec la justice (procès en cours pour meurtre lors du coup d’état de 1982), D. Bouterse devrait rester en poste jusqu’à la fin de son mandat, en 2020.

Sur le plan international, les relations du président Bouterse avec les Pays-Bas et les États-Unis resteront tendues. Depuis une quinzaine d’années, l’ancien dictateur est accusé de soutenir secrètement le trafic de drogue et le blanchiment d’argent.

L’accès restreint au crédit, les infrastructures peu développées et le manque de main d’œuvre qualifiée continueront de pénaliser l’environnement des affaires.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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