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Suriname

Suriname

Population 0,558 millions
PIB par habitant 9230 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p)  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 2,8 1,8 -0,3  -6,9 0,5
Inflation (moyenne annuelle) 1,9 3,4 6,8  67,1 30,7
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -3,9 -6,8 -7,5  -10,3 -5,4
Solde courant / PIB (%) -3,3 -3,9 -7,4  -9,4 -7,6
Dette publique / PIB (%) 21,9 30,8 29,3  40,7 46,7

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Ressources minérales et potentiel agricole 
  • Soutien des bailleurs internationaux et des investisseurs internationaux  

POINTS FAIBLES

  • Dépendance au pétrole, à l’or et à l’aluminium
  • Economie peu diversifiée
  • Poids de l’économie informelle (30 % du PIB) avec les casinos, l’orpaillage et la contrebande  
  • Difficultés dans la gestion des entreprises publiques  
  • Insuffisance des infrastructures de transports (routes, ports)  
  • Climat des affaires difficile, justice peu efficace  

Appréciation du risque

Vers une lente reprise de l’activité en 2017

L’économie au Suriname est fortement dépendante de ses exportations d’or, de bauxite, du pétrole qui représenteraient près du tiers du PIB et des recettes fiscales du pays. En 2016, l’activité économique s’est fortement contractée en raison de la faiblesse du prix des matières premières et d’un ensemble de mesures budgétaires et monétaires qui ont affecté la demande interne. La dévaluation de la monnaie de 20 % décidée par la banque centrale fin 2015, ainsi que les mesures d’austérité menées par le gouvernement depuis la réélection du président Bouterse (hausse des taxes sur les carburants, l’élimination progressive des subventions sur l’eau et l’électricité) ont contribué à la baisse de la demande interne, de la consommation des ménages en particulier. En 2017, le pays devrait amorcer une reprise modeste tirée par la progression de l’investissement public, soutenue par l’accord d’aide financière du FMI (stand-by arrangement) de 478 millions d’USD. Les performances du secteur agricole, qui s’appuie fortement sur la culture du riz et de la banane, devraient bénéficier de la dissipation de l’effet climatique El Nino. La mise en production de la mine d’or, Merian, en octobre 2016 et la fin des travaux d’expansion de la raffinerie de Staatsolie devraient contribuer à la hausse des exportations. La consommation privée resterait néanmoins faible affectée par la baisse du pouvoir d’achat des ménages en raison de l’inflation qui, bien qu’en diminution, resterait élevée. Celle-ci a fortement augmenté en 2016 en réponse à la dévaluation de la monnaie locale qui a affectée la plupart des prix de biens de consommation importés.

 

Poursuite d’une politique de consolidation budgétaire

En 2016, le déficit budgétaire s’est creusé en raison de la baisse des recettes issues du secteur minier (environ 30 % des recettes fiscales) et de la politique expansionniste menée par le gouvernement en 2015 (période électorale) comprenant notamment une hausse de la masse salariale du secteur public. Face au dérapage des comptes publics, les autorités ont décidé de mener une politique d’assainissement budgétaire qui implique notamment un gel des salaires des fonctionnaires, une baisse des subventions aux prix de l’eau et de l’électricité ainsi que des dépenses publiques en investissements en fonction des financements externes obtenus. Grâce à la mise en place de ses réformes, le Suriname a pu bénéficier de l’aide de l’aide financière du FMI (478 M USD). Le pays a aussi émis des obligations à 10 ans (550 M USD) au taux de 9,25% fin 2016. Le recours à l’endettement devrait contribuer à la progression de la dette publique. La politique monétaire devrait rester prudente, mais la marge de manœuvre de la banque centrale resterait limitée du fait de la faiblesse de réserves en devises. En mai 2016, la banque centrale a décidé d’abandonner l’ancrage flottant de la monnaie au dollar, après une dévaluation de la monnaie de 20% fin 2015.

 

Des échanges extérieurs affectés par la faiblesse du prix des matières premières

Le solde courant s’est nettement dégradé en 2016 en lien avec la faiblesse persistante du prix des matières premières (or, bauxite en particulier) et de la fermeture de la fonderie d’aluminium de Suralco appartenant au groupe Alcoa. En 2017, le déficit courant devrait se réduire mais resterait important. Il serait soutenu par la hausse attendue du volume des exportations d’or grâce à production à plein régime d’une nouvelle mine de Merian et des dérivés du pétrole, qui bénéficieraient de la fin des travaux d’expansion de la raffinerie de la compagnie pétrolière nationale Staatsolie. De plus, les exportations des produits miniers et non-miniers devraient aussi gagner en compétitivité en raison de la dépréciation de monnaie locale face au dollar. Les importations en biens de consommation, devenus plus chers, devraient en revanche se tasser, mais la reprise de l’investissement nécessitera des nouveaux achats en biens d’équipements importés.

 

Un gouvernement en perte de popularité

Le président Désiré Bouterse, leader du parti National Democratische Partij (NDP), devrait poursuivre son programme de réformes afin de maintenir le soutien financier des institutions internationales. Les mesures d’austérité (y compris une augmentation des tarifs de l'électricité et de l’eau) et les effets de la dépréciation de la monnaie qui affecte la plupart des biens de consommation importés se révèlent cependant très impopulaires et affectent l’image du gouvernement auprès de la population. L’accès restreint au crédit, les infrastructures peu développées et le manque de main d’œuvre qualifiée continuent par ailleurs de pénaliser l’environnement des affaires.
Sur le plan international, les relations du président Bouterse avec les Pays-Bas et les Etats-Unis resteront tendues. Depuis une quinzaine d’années, l’ancien dictateur est accusé de soutenir secrètement le trafic de drogues et le blanchiment d’argent.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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