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Bahrein

Bahrein

Population 1,3 million
PIB par habitant 26701 $US
B
Evaluation des risques dans ce pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 5,4 4,5 3,2 1,7
Inflation (moyenne annuelle) 3,3 2,7 2,0 2,1
Solde budgétaire / PIB (%) -4,3 -5,7 -14,2 -13,9
Solde courant / PIB (%) 6,8 5,3 -5,9 -9,3
Dette publique / PIB (%) 43,5 43,8 66,7 77,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Economie relativement diversifiée (pétrole, gaz, aluminium, pétrochimie, services financiers, tourisme) et ouverte
  • Principal centre financier régional
  • Présence de la principale base navale américaine dans la zone (Vème Flotte de l'US Navy)

POINTS FAIBLES

  • Diminution des réserves d’hydrocarbures et exposition aux fluctuations de leurs cours
  • Très vives tensions socio politiques entre minorité sunnite au pouvoir et population chiite majoritaire
  • Environnement géopolitique régional incertain
  • Dépendance envers la main d’œuvre étrangère

Appréciation du risque

Tassement de la croissance en 2016

En 2015, l’économie de Bahreïn s’est montrée résiliente face à l’atonie du marché pétrolier. Les effets négatifs du faible cours du pétrole ont continué de pénaliser les performances économiques du pays tandis que le secteur hors hydrocarbures s’est montré robuste. L’activité devrait cependant ralentir en 2016, les autres secteurs d’activité subissant le contrecoup du ralentissement du secteur des hydrocarbures. En outre, le secteur pétrolier arrivant au maximum de ses capacités de production, le pays pourra difficilement augmenter sa production pétrolière afin de compenser l’effet de la baisse des prix sur les recettes. Le projet d’extension des lignes de production de l’entreprise Alba (Bahreïn Aluminium) premier acteur du secteur sidérurgique devrait quant à lui permettre d’accroitre la production aluminium en 2016. La compétitivité du secteur de l’aluminium pourrait être néanmoins affectée par l’augmentation des prix du gaz à destination du secteur industriel décidée par les autorités dès avril 2015. Le secteur financier qui reste l’un des plus dynamiques de la région et qui compte pour plus de 16 % de la valeur ajoutée, devrait afficher des performances positives bien que la baisse de l’activité pétrolière et la stagnation des salaires pourraient limiter la croissance des dépôts.

Dans une moindre proportion que dans les années passées, la consommation et l’investissement continueraient cependant à contribuer positivement à l’activité. Les dépenses d’investissement public poursuivraient leur soutien à l’activité à travers de grands projets d’infrastructures financés avec l’aide des autres pays de la CCG. L’Arabie Saoudite a confirmé un accord de soutien en juin 2015 de 670 Mns USD à travers son fond d’aide au développement qui devrait porter sur la construction de logements, le développement du réseau électrique et la construction de plusieurs stations de transmission.

 

La situation des finances publiques reste au demeurant critique

Les recettes publiques du Bahreïn étant fortement dépendantes des recettes pétrolières, les finances publiques restent très exposées aux évolutions du marché pétrolier. La faiblesse du cours des hydrocarbures a entrainé le doublement du déficit public en 2015. En 2016, le déficit public devrait faiblement se contracter mais devrait rester au-dessus de la barre des 10 %. Des mesures qui permettraient de compenser la baisse des recettes pétrolières sont envisagées notamment une baisse des subventions énergétiques. Un projet de modification du régime de subventions dans la continuité des réformes de 2014 est à l’étude au parlement, il projette de remplacer les subventions alimentaires et énergétiques par des aides directes ciblées dirigées vers la population nationale, excluant ainsi une partie des expatriés du système des subventions.

Bahreïn devrait continuer à avoir recours à l’endettement afin de financer son important déficit public. Aussi, la dette publique s’accroitrait de manière substantielle augmentant le risque souverain. La dette est principalement détenue par les banques commerciales et plus de la moitié de l’endettement public est externe. Elle reste cependant composée principalement d’obligations à long terme et les autorités tentent de diversifier les sources de financement en ayant de plus en plus recours aux canaux de la finance islamique.

 

Accroissement conséquent du déficit du compte courant

Le déficit du compte courant se creuserait  davantage en 2016 car les recettes d’exportations pétrolières seraient pénalisées par le faible cours du pétrole brut et une activité de raffinage moins dynamique. Le rapatriement des profits des entreprises étrangères ainsi que les moindres transferts des travailleurs étrangers alimenteraient le déficit de la balance des services et des revenus. Par ailleurs, les flux d’IDE pourraient s’amoindrir. Le Bahreïn voit l’attractivité de son secteur financier s’éroder au profit d’autres places financières régionales. Les perspectives négatives, ainsi que la dégradation de la note souveraine par les différentes agences de notation compromettraient davantage la confiance des investisseurs.

 

Tensions sociopolitiques persistantes dans un environnement régional en mutation

Les autorités continuent de répondre aux contestations par l’arrestation des militants chiites et par la déchéance de nationalité. En juin 2015, les autorités ont procédé à l’arrestation, du Sheikh Ali Salman figure de proue du mouvement de revendications chiites et l’ont condamné à une peine de 4 ans de prison pour activisme politique. Les tensions qui opposent la population chiite majoritaire et l’élite dirigeante sunnite se sont en outre renforcées suite à l’attentat qui a frappé le pays le 28 juillet 2015. Par ailleurs, les revendications politiques de la communauté chiite continuent d’envenimer les relations avec l’Iran que Bahreïn a désigné comme responsable des attentats de juillet 2015. Du point de vue régional, le Bahreïn jouit toujours du soutien indéfectible de son voisin saoudien et s’aligne sur sa politique étrangère.

 

Cette situation influe négativement sur un environnement des affaires jusqu’ici assez favorable, grâce aux efforts déployés pour améliorer les compétences locales, stimuler le secteur privé et attirer davantage d'investissements étrangers.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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