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Bahrein

Bahrein

Population 1,2 million
PIB par habitant 24057 $US
C
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 4,4 2,9 2,9 2,3
Inflation (moyenne annuelle) 2,6 1,8 3,6 3,0
Solde budgétaire / PIB (%) -5,8 -15,0 -14,6 -11,7
Solde courant / PIB (%) 4,5 -3,1 -4,7 -3,7
Dette publique / PIB (%) 44,3 61,8 75,1 82,2

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Economie relativement diversifiée (pétrole, gaz, aluminium, pétrochimie, services financiers, tourisme) et ouverte
  • Présence de la principale base navale américaine dans la zone (Vème Flotte de l'US Navy)

POINTS FAIBLES

  • Diminution des réserves d’hydrocarbures et exposition aux fluctuations de leurs cours
  • Très vives tensions socio politiques entre minorité sunnite au pouvoir et population chiite majoritaire
  • Environnement géopolitique régional incertain
  • Dépendance envers la main d’œuvre étrangère

Appréciation du risque

Nouveau tassement de la croissance en 2017

En 2016, l’économie de Bahreïn s’est montrée résiliente face à l’atonie du marché pétrolier grâce à une politique budgétaire expansionniste et contra cyclique. L’aide de 5,7 Mds USD accordée par le fond d’aide au développement du CCG a permis au royaume de maintenir un important effort d’investissement à travers la construction d’un projet de pipeline avec l’Arabie Saoudite et l’extension de l’aéroport de Manama. L’activité devrait cependant ralentir en 2017. La faible confiance des ménages et des investisseurs devrait contraindre l’expansion du secteur privé bien que certains secteurs continuent de se montrer dynamiques. Après avoir subi le contrecoup de la baisse du prix du minerai, le secteur aluminium devrait bénéficier d’importants investissements suite à l’obtention par l’entreprise Alba d’un accord de prêt de 1,5 MDS USD  d’un consortium de banques internationales. Le secteur de la construction profiterait également des retombées positives des investissements. Enfin le secteur financier risquerait de pâtir des faibles performances de l’économie saoudienne. L’inflation demeurerait soutenue en 2017 après avoir observé une hausse significative en 2016 résultant de la suppression des subventions énergétiques.

 

La situation des finances publiques reste critique

Les recettes pétrolières représentant plus de 80 % des recettes publiques, la conjoncture du marché pétrolier fragilise fortement les comptes publics du Bahreïn qui, contrairement aux autres pays de la région, sont déficitaires depuis 2009. En 2016, le déficit public est resté conséquent en dépit des efforts budgétaires consentis par les autorités. L’augmentation de la production pétrolière au premier trimestre 2016 ainsi que la limitation des dépenses courantes n’ont que peu tempéré l’effet de la contraction des recettes en 2016. En 2017, les autorités devraient poursuivre leur politique de rigueur budgétaire en accroissant les taxes et les redevances pour les usagers du service public. De même, dans la continuité des réformes entreprises depuis les deux dernières années, le restant des subventions serait réduit progressivement. Cela étant, l'instabilité politique dans le royaume limitera les possibilités d'un ajustement budgétaire plus structurel comme celui observé dans d’autres pays du CCG. Les salaires des fonctionnaires qui composent une grande partie des dépenses publiques ne devraient pas connaitre de coupes. De même, l'investissement dans les projets de logements en direction des ménages défavorisés serait maintenu mais resterait en partie financé par les aides du CCG. Bahreïn devrait continuer à avoir recours à l’endettement afin de financer son important déficit public. La dette publique s’accroîtrait de manière substantielle. Elle reste cependant principalement domestique et composée d’obligations à long terme. Cependant, la part de financement externe devient de plus en plus importante dans un contexte de surenchérissement du coût de la dette suite à la dégradation de la note souveraine en catégorie spéculative par les différentes agences de notations.

 

Légère résorption du déficit du compte courant

Le déficit du compte courant s’est creusé en 2016, mais il devrait légèrement se résorber en 2017 suite à la hausse attendue des prix du pétrole. La hausse des exportations permettrait une amélioration de la balance commerciale. Le rapatriement des profits des entreprises étrangères, ainsi que les moindres transferts des travailleurs étrangers alimenteraient, cependant, le déficit de la balance des services et des revenus. Le creusement du déficit du compte courant en 2016 a eu pour conséquence un recul des réserves internationales donc le niveau était équivalant à 1,3 mois d'importations. Cependant, l'émission obligataire de 2 milliards de dollars en octobre 2016 devrait soulager les réserves de change. La hausse attendue du taux d’intérêt américain devrait, en outre, accroître les pressions spéculatives contre l’ancrage au dollar, alors même que le royaume dispose des plus faibles réserves de change parmi les exportateurs de pétrole.

 

Tensions sociopolitiques persistantes dans un environnement régional en mutation

Les autorités continuent de répondre aux contestations par l’arrestation des militants chiites et par la déchéance de nationalité. Les tensions qui opposent la population chiite majoritaire et l’élite dirigeante sunnite se sont renforcées en 2016 suite à la dissolution et la confiscation des biens d’Al wefaq, le principal mouvement d'opposition chiite. La faiblesse des ressources publiques et la limitation des subventions laissent craindre qu’aux contestations politiques s’ajoute un mouvement de contestation sociale. Cette situation influe négativement sur un environnement des affaires jusqu’ici assez favorable, grâce aux efforts déployés pour améliorer les compétences locales, stimuler le secteur privé et attirer davantage d'investissements étrangers.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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