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Cuba

Cuba

Population 11,270 millions
PIB par habitant 6051 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 2017 (p)
Croissance PIB (%) 0,0 0,0 -0,9 -0,3
Inflation (moyenne annuelle)  5,3 4,6 4,5 5,1
Solde budgétaire / PIB (%) -1,6 -4,9 -4,5  -3,5
Solde courant / PIB (%) 2,4 0,7 0,9 0,6
Dette publique / PIB (%) 32,2 34,6 32,2 32,0

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Rétablissement des relations américano-cubaines
  • Secteur médical de qualité
  • Secteurs touristique et minier (nickel, cobalt) et potentiel agricole (sucre, tabac)
  • Main d’œuvre qualifiée et peu onéreuse
  • Indicateurs sociaux relativement satisfaisants
  • Faible criminalité et lutte contre la corruption

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilités extérieures (climat, prix des matières premières, aide vénézuélienne)
  • Faiblesse de l’investissement et infrastructures défaillantes
  • Economie de rationnement, contrôle des prix, marché noir
  • Faible productivité du secteur public et de l’agriculture

Appréciation du risque

La croissance devrait rester faible malgré la hausse attendue de l’activité touristique

En 2016, la récession à Cuba était principalement liée au ralentissement du commerce externe : diminution des exportations des marchandises affectée par la baisse des prix de matières premières, du nickel, du sucre et du pétrole en particulier. Les exportations des dérivés du pétrole (environ 50 % d’exportations), ont été pénalisées à la fois par la faiblesse des prix et du volume exporté, en raison de la baisse des envois pétroliers du Venezuela : Cuba réexporte une partie du pétrole raffiné à partir du pétrole brut importé du Venezuela, obtenu à un prix défiant toute concurrence et servant lors de sa revente à faire rentrer des devises dans le pays.
En 2017, le commerce externe devrait encore être pénalisé par la baisse des envois pétroliers en raison de la forte détérioration de la situation économique au Venezuela. Cela pourrait aussi affecter la capacité de Cuba à répondre à la demande interne. Le gouvernement cubain est en effet susceptible de poursuivre les mesures de rationnement introduites en 2016 afin de pallier à l’insuffisance de ressources énergétiques, ralentissant l’émergence de la croissance des PME non-étatiques et celle de l’investissement privé destiné à l'industrie touristique (très consommatrice d’énergie). Le tissu touristique déjà existant devrait néanmoins bénéficier de la hausse de la fréquentation touristique, de la clientèle nord-américaine principalement, grâce à l’assouplissement de certaines sanctions américaines. La consommation des ménages devrait bénéficier des retombées positives de l’activité touristique sous forme d’emploi et de la hausse attendue des envois des fonds des expatriés vivant pour la plupart aux Etats Unis. L’inflation devrait rester dans la moyenne des années précédentes, autour de 5%, puisque la plupart des prix et des salaires sont contrôlés par l’Etat.

 

Un gouvernement engagé dans une gestion prudente des comptes publics

Une amélioration des finances de l’Etat est attendue suite aux réformes structurelles de l’économie qui se mettent en place progressivement. Ces réformes visent notamment à réduire la prépondérance de l’Etat au profit du secteur privé. L’Etat reste en effet le premier employeur du pays : près de 70 % de la population active est fonctionnaire. La majeure partie des dépenses publiques serait ainsi orientée vers les dépenses courantes, salaires et retraites notamment, ainsi qu’aux subventions (électricité, santé, éducation, etc.). Les recettes budgétaires proviennent principalement des exportations de services (personnels de la santé principalement), de marchandises (sucre, dérivés du pétrole) et du tourisme. Le gouvernement cubain compte ainsi sur le développement du tissu économique non étatique, de l’industrie du tourisme en particulier afin d’augmenter les rentrées fiscales nécessaires au rééquilibrage des comptes publics (seuls les revenus des activités non étatiques sont imposables). La dette publique cubaine devrait diminuer au fur et à mesure que les échéances de dette (pour la plupart restructurée) sont réglées. En revanche, le projet d’unification des deux monnaies cubaines, le peso convertible (CUC) aligné sur le dollar (dédié aux touristes et aux transferts des émigrés), et le peso domestique (CUP qui s’échange au cours de 1 CUC pour 24 CUP) dans lequel les salaires et les biens produits localement sont libellés, reste incertain.

 

Un solde courant qui devrait rester positif grâce à la vigilance de l’Etat

Sur le plan du commerce extérieur, Cuba est très dépendant de ses exportations de services (tourisme et services médicaux) et de marchandises (dérivés du pétrole principalement) et est fortement tributaire des importations alimentaires et énergétiques. Les autorités cubaines avaient annoncé leur volonté d’intensifier leurs achats en biens d’importations afin de se préparer à une ouverture progressive du pays. La progression des importations fait néanmoins l’objet d’une surveillance stricte de la part du gouvernement afin d’éviter l’apparition d’un déficit du solde courant. Il n’est ainsi pas exclu que le gouvernement cubain introduise des barrières aux importations afin de préserver ses réserves en devises compte tenu de la baisse des envois de pétrole vénézuélien, dont une partie est réexportée par Cuba. Cette politique serait néanmoins susceptible de retarder la relance de l’investissement et de la production locale à court terme. Les restrictions à l'importation conjuguées à l’augmentation des envois de fonds des migrants vers l’Ile et à la hausse des recettes du tourisme, devraient contribuer à l’excédent du solde courant en 2017.

 

Vers une ouverture progressive de l’économie

La poursuite du rapprochement entre Cuba et les Etats Unis ne semble pas être remise en question par le nouveau président américain. Les Etats-Unis devraient poursuivre l’assouplissement des sanctions économiques et commerciales qui pèsent sur Cuba, mais à ce stade aucun calendrier pour la suppression de l’embargo n’a été fixé et seul le Congrès est en mesure de l’abroger. Cuba devrait continuer à tisser des relations avec les pays de la région, l’Europe et la Chine en particulier. La proximité idéologique entre Cuba et le Venezuela laisse à penser que les envois de pétrole vers l’Ile, bien que réduits, devraient se poursuivre. Sur le plan intérieur, le système politique cubain est dominé par un parti unique, le parti communiste cubain (PCC). Les prochaines élections pour les assemblées nationales et provinciales auront lieu en 2018. L’assemblée nationale aura ensuite pour mission d’élire le futur président cubain. Raul Castro a introduit la limite des deux mandats consécutifs à la présidence du pays et devrait donc être remplacé. Il semble d’ores et déjà utiliser son pouvoir présidentiel pour promouvoir la nouvelle génération de dirigeants, notamment les technocrates ayant une expérience prouvée dans des postes d'autorité dans l'administration du parti communiste.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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