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Équateur

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Population 16 millions
PIB par habitant 6273 $US
C
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 (e)  2015 (p) 2016 (p)
Croissance économique (%)** 4,6 3,7 0,0 -3,0
Inflation (moyenne annuelle) 2,7 3,6 3,9 2,1
Solde budgétaire / PIB (%)* -4,6 -5,3 -5,3 -3,9
Solde courant / PIB (%) -1,0 -0,6 -2,5 -2,8
Dette publique / PIB (%) 25,9 31,2 34,5 38,3

 *(p) : Prévisions

POINTS FORTS

  • Important potentiel minier, pétrolier, gazier
  • Prochaine autosuffisance énergétique grâce à l’hydroélectricité
  • Potentiel touristique (flore, faune, patrimoine)
  • Diversité climatique permettant de nombreuses cultures
  • Richesses marines : 1er exportateur de crevettes

POINTS FAIBLES

  • Economie peu diversifiée, dépendante du pétrole
  • Infrastructures insuffisantes (routes, barrages) et faible qualification de la main d’œuvre
  • Historique de défaut souverain
  • Faiblesse des investissements privés nationaux et étrangers
  • Interventionnisme étatique
  • Crédit onéreux et encore peu développé
  • Opposition des populations indigènes et des écologistes au développement des ressources primaires

Appréciation du risque

L’activité sera fortement affectée par la faiblesse des prix du pétrole et le tremblement de terre survenu début avril

L’économie équatorienne, principalement soutenue par la dépense publique grâce aux revenus du pétrole, a subi le choc de la baisse du prix des hydrocarbures et est entrée en récession en 2015. L’Equateur a été le deuxième pays le plus touché par la chute du prix du brut en Amérique latine, après le Venezuela. En 2016, l’activité devrait encore pâtir du niveau bas du prix du pétrole et de la perte de compétitivité des exportations non pétrolières en raison de l’appréciation du dollar américain face aux devises colombiennes et péruviennes (principaux partenaires commerciaux de la région). Le tremblement de terre survenu début avril devrait aggraver encore davantage la récession. Le gouvernement a annoncé que le coût s’élèverait à 3,3 milliards de dollar (0,3 % du PIB). L’épicentre se trouvait près de Pedemales, la capitale de la production de crevettes (premier exportateur mondial), ce qui devrait affecter la production aquacole. L’absence des moyens de l’Etat devrait contribuer à la baisse de l’investissement public alors que l’investissement privé souffrirait du ralentissement de l’offre de crédit, les banques ayant comme priorité imposée le financement du secteur public. La consommation des ménages devrait rester faible, affectée par la hausse du chômage, le gel des salaires, l’augmentation de certains impôts et par les restrictions des importations. Le ralentissement de la demande interne devrait ralentir les pressions inflationnistes en 2016.

 

 

Restrictions budgétaires accrues à la suite du tremblement de terre

La faiblesse du prix du pétrole, qui génère plus du tiers des recettes budgétaires, force à nouveau le gouvernement à prendre des mesures restrictives afin de limiter la hausse du déficit public (gel des salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes à l’importation, baisse des subventions, etc.). Le tremblement de terre d’avril n’a fait qu’accroître le besoin de financement de l’Etat. Ce dernier devrait être couvert grâce aux prêts de la Chine et des institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale). Une batterie de nouvelles mesures a également été annoncée afin de financer une partie de l’effort de reconstruction (nouvelles recettes estimées à un milliard de dollars) : augmentation de deux points de pourcentage de la TVA (désormais à 14 %) durant un an, hausse de l’impôt sur les sociétés de trois points de pourcentage (à 25 %), mais aussi augmentation temporaire de l’impôt sur les salariés et des plus aisés. Une vague de privatisations pourrait aussi intervenir dans le courant de l’année afin de combler le besoin de financement, a annoncé le Président Correa. Le pays pourrait également avoir recours aux marchés internationaux mais à des coûts plus élevés. La dette publique devrait ainsi progresser à près de 38 % du PIB, soit juste en deçà du seuil légal de 40 % prévu par la constitution. Elle reste majoritairement détenue par la Chine, dont les prêts sont gagés sur l’octroi de concessions minières, les recettes pétrolières et la production d’électricité future.

 

 
La baisse des exportations pétrolières continue d’affecter le solde courant

En 2016, le déficit courant devrait continuer d’augmenter, affecté par la dégradation de la balance commerciale en raison de la baisse du prix des produits pétroliers et de l’appréciation du dollar (l’Équateur étant une économie dollarisée). Les exportations de pétrole et dérivés représentent en effet près de 50% des exportations du pays et 20 % des importations. Malgré l’appréciation du dollar qui rend les importations moins coûteuses, celles-ci devraient aussi ralentir compte tenu de la hausse des taxes et droits de douane à l’importation mises en place en mars 2015, mais aussi à cause de ralentissement de la demande interne. La balance des services reste déficitaire, les coûts du fret et les services pétroliers payés à des compagnies étrangères excédant les recettes touristiques. La balance des revenus est affectée par les sorties significatives de capitaux et les IDE, en baisse, ne suffisent pas à financer le déficit du solde courant.

 

Le président Rafael Correa renonce à être candidat aux prochaines élections présidentielles

Les prochaines élections présidentielles et législatives en Equateur sont prévues en février 2017. Le président Rafael Correa du parti Alianza Pais (PA) a exprimé son souhait de ne pas se représenter. Bien que l’amendement à la constitution permettant au président de se représenter indéfiniment soit voté, celui-ci n'entrerait en vigueur qu’en 2021. Le candidat susceptible de lui succéder semble être son ancien vice-président, Lenin Moreno. Le maintien au pouvoir du PA n’est cependant pas gagné d’avance du fait des divisions qui se sont formées au sein de la majorité et à la baisse de popularité de l’actuel gouvernement.

L’environnement des affaires devrait rester médiocre malgré l’adoption des reformes, incitations fiscales, visant à attirer les investissements privés. L’absence de recours aux tribunaux d’arbitrage internationaux, l’interventionnisme de l’Etat, ainsi que la baisse persistante du prix des matières premières réduisent l’attractivité du pays.

 

Dernière mise à jour : Juin  2016

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