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Irak

Irak

Population 35,1 millions
PIB par habitant 4696 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 0,7 4,8 10,1 -3,1
Inflation (moyenne annuelle) 2,2 1,4 2,0 2,0
Solde budgétaire / PIB (%) -5,6 -13,7 -14,1 -5,1
Solde courant / PIB (%) -0,8 -7,2 -10,8 -3,6
Dette publique / PIB (%) 33,5 61,4 75,8 73,4

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Cinquième plus grandes réserves prouvées de pétrole brut dans le monde.

POINTS FAIBLES

  • Tensions politiques fortes entre les différentes minorités ethniques et religieuses et la majorité chiite au pouvoir.
  • Risque de scission avec le Kurdistan autonome important contributeur du secteur pétrolier.
  • Coût de la reconstruction suite au conflit armé pesant sur les comptes publics.
  • Poids faible du secteur privé hors hydrocarbures dans le PIB.

Appréciation du risque

Une croissance forte en 2016, malgré la faiblesse des prix du pétrole

L’économie irakienne demeure résolument tournée vers l’activité pétrolière qui représente plus de 50 % du PIB et 90 % de l’activité industrielle du pays. En dépit de la perduration du conflit avec l’Etat islamique dans les provinces occidentales, la production de pétrole a crû de 20 % en 2016, soit la croissance la plus rapide enregistrée depuis 2004. La production de pétrole a atteint une moyenne de 4,3 Mns b/j dont 3,3 Mns b/j sont issus des gisements du sud et 0,45 Mn b/j du Kurdistan. L’accroissement des quantités exportées a été rendu possible par la multiplication des qualités de pétrole autorisées à l’exportation (label Basra Heavy et Basra Light blend), d’une part, et par le rétablissement de certaines voix d’acheminement (le rattachement des champs pétroliers du nord au pipeline reliant le Kurdistan à la Turquie), d’autre part. La faiblesse des prix des hydrocarbures n’a eu que peu d’effet sur ce secteur, le coût de production moyen étant inférieur au prix du baril en 2016. En 2017, la production devrait se stabiliser à 4,3 Mn b/j en accord avec l’accord de Vienne du 30 novembre 2016, si bien que la croissance serait faible. L’augmentation de la production pétrolière masque, par ailleurs, une contraction continue de l’économie non pétrolière qui reste affectée par les retombées du conflit. En effet, la destruction des infrastructures dans certaines zones de combats, le déplacement de populations issues des régions sinistrées, ainsi que le climat sécuritaire qui sévit dans la capitale avec la multiplication d’attentats minent l’activité économique. Cependant, l’achèvement de la reconquête de Mossoul pourrait donner le feu vert à une reprise des efforts de reconstruction. Mais cet effort de reconstruction risque d’être contraint par la situation critique des finances publiques au niveau fédéral. Un plan de soutien du Fond monétaire international a été mis en place en 2016 et devrait s’étendre sur la période 2016-2019. Un montant de 5,4 Mds $, dont un premier décaissement de 1,24 Mds USD en juillet 2016 permettra de soulager les finances publiques du pays.

 

Résorption partielle des déficits jumeaux en 2017

Avec des recettes budgétaires issues à plus de 80 % du pétrole, la faiblesse du cours des hydrocarbures en 2016 a fragilisé les finances publiques. La modération des prix a mécaniquement comprimé les recettes budgétaires, malgré la croissance de la production, conduisant  à une amputation de 40 % des ressources budgétaires de l’Etat iralien, alors que ce dernier fait face à un accroissement des dépenses militaires. Le rétablissement des prix du pétrole combiné au niveau de production élevé attendue en 2017 (4,4 Mns b/j) devrait aider à consolider les recettes budgétaires et favoriserait une baisse du déficit public. Le gouvernement devrait, en outre, réduire les subventions et ne pas accorder d’augmentation de salaires aux fonctionnaires (le secteur public fournit près de 60 % des emplois). Aussi, les dépenses d’investissement, notamment en infrastructures, seront fortement réduites. Toutefois, les coupes budgétaires ne devraient pas concerner les aides sociales dont bénéficient les réfugiés, ainsi que les personnes déplacées par le conflit. La dette publique s’est de nouveau accrue en 2016 en raison de l’important déficit public et reste peu soutenable.

Du côté des comptes extérieurs, le déficit de la balance courante s’est creusé en 2016, mais il se rétablirait en partie en 2017. La légère remontée des cours en 2017 devrait conforter les exportations irakiennes. Néanmoins, cet effet pourrait être moins bénéfique que prévu, si l’Irak venait à être soumis à des quotas de production en 2017 au sein du cartel de l’OPEP.

 

Une guerre qui touche à sa fin, mais des tensions communautaires qui se renforcent

La situation sécuritaire de l’Irak est restée particulièrement critique depuis la conquête d’une partie du pays par l’Etat Islamique (EI). Ce conflit a modifié l’ensemble des rapports de force et a divisé le pays entre les territoires sous l’emprise de l’EI, le Kurdistan autonome et les zones contrôlées par le gouvernement fédéral. La reconquête de Mossoul pourrait signer le glas de cette guerre de trois ans, mais l’Irak risque d’en sortir morcelé. Les réfugiés et déplacés représentent plus de 4 millions d’individus. Les succès militaires de l’armée irakienne n’excluent pas l’émergence d’autres foyers de tensions, alors que les milices confessionnelles ou ethniques continuent de régir certains territoires. Par-delà le conflit, l’Irak traverse une période d’instabilité politique profonde. La destitution par le gouvernement de plusieurs ministres sunnites sur des soupçons de corruption a ravivé les rivalités ethniques et religieuses. Les relations avec le Kurdistan restent tendues et le rôle joué par les forces kurdes dans la libération d’une partie du territoire accroît le pouvoir de négociation de la région autonome.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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