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Irak

Irak

Population 37,9 millions
PIB par habitant 4 533 $US
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Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 4,8 11,0 -0,4 2,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,4 0,4 2,0 2,0
Solde public / PIB (%) -12,3 -14,1 -5,1 -4,7
Solde courant / PIB (%) -6,5 -8,7 -6,3 -6,7
Dette publique / PIB (%) 55,4 66,7 63,8 65,3

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Quatrième plus grandes réserves prouvées de pétrole brut dans le monde
  • Faible coûts d’extraction pour le pétrole
  • Soutien financier international (FMI et prêts bilatéraux)

POINTS FAIBLES

  • Économie peu diversifiée et fortement dépendante du secteur pétrolier
  • Tensions fortes entre la majorité chiite au pouvoir et le reste de la population
  • Tensions avec le Kurdistan autonome et important contributeur du secteur pétrolier
  • Coût de la reconstruction et des aides aux victimes suite au conflit armé
  • Faible poids du secteur privé hors hydrocarbures dans le PIB
  • Faiblesse et étroitesse du secteur bancaire
  • Déficience des systèmes éducatif, sanitaire et de protection sociale

Appréciation du risque

Une croissance stimulée par une amélioration de la situation sécuritaire

Après une contraction en 2017, la croissance devrait repartir à la hausse en 2018, portée par une légère augmentation de la production pétrolière et une expansion du PIB non-pétrolier. La remontée du cours du pétrole, ainsi que le paiement d’une partie des arriérés de l’État aux compagnies pétrolières internationales, devraient favoriser une légère hausse de la production pétrolière, à hauteur de 4,776 millions de barrils par jour (mbpj) contre 4,556 mbpj en 2017. La reprise par les forces gouvernementales des champs pétroliers dans la province de Kirkuk, jusqu’ici contrôlés par les kurdes, devrait aussi permettre de mieux contrôler la production. Cette dernière devrait toutefois rester contrainte par le manque d’investissement dans le secteur et par l’accord OPEC de réduction de la production du 30 novembre 2017, fortement susceptible d’être prolongé en avril 2018. Le secteur non-pétrolier devrait bénéficier de l’amélioration des conditions sécuritaires après les victoires territoriales contre l’État islamique. Le secteur agricole devrait, ainsi,être fortement stimulé par la libération des provinces les plus productives du nord-est. La meilleure situation sécuritaire, combinée au versement de 824,8 millions USD par le FMI, dans le cadre des 5,4 Mds USD de l’accord de confirmation signé en juillet 2016, devraient rassurer les investisseurs. Par ailleurs, le secteur de la construction devrait être stimulé par les efforts de reconstruction dans les territoires récemment libérés. Du point de vue de la demande, la diminution du risque sécuritaire et la faible inflation devraient bénéficier à la consommation privée, tandis que les investissements en infrastructures tireront à la hausse la consommation publique. Enfin, la demande extérieure devrait contribuer positivement à la croissance, favorisée par un effet volume et prix sur les exportations de pétrole (94٪ des exportations en 2016).

 

Des déficits courant et public persistants

Avec 90 % des recettes budgétaires issues du pétrole, la hausse des cours du pétrole, associée à des ajustements structurels dans le cadre de l’accord avec le FMI, devraient permettre une réduction du déficit public en 2018. Les réformes budgétaires couvrent une réduction des dépenses, notamment au niveau des salaires des fonctionnaires (40 % des dépenses publiques) avec la baisse des avantages non-salariaux et le non-remplacement de départs en retraite, ainsi qu’une hausse des revenus (hausse des taxes indirectes). Une réduction des arriérés de paiement (5,5 % du PIB fin 2016, à 68 % domestiques) a été entreprise, mais reste contrainte par la faiblesse des revenus. Le déficit public est financé par des prêts multilatéraux, ce qui accroît la dette publique (66,7 % du PIB en 2016 contre 31 % en 2013). Les perspectives de soutenabilité de la dette semblent s’améliorer avec la réduction du taux de rendement obligataire (8,7 % en juillet 2017 contre 14 % en février 2016) face à la reprise des cours du pétrole et aux ajustements fiscaux récents. Suite à la seconde visite de contrôle du FMI en août 2017, le gouvernement a émis des obligations à hauteur de 1 milliard USD, sans recourir à une garantie internationale. Du côté du compte courant, la balance commerciale est excédentaire (0,7 % du PIB, estimation 2017), grâce à la hausse des exportations pétrolières, tandis que les services sont déficitaires (6,8 % du PIB), tout comme les revenus (0,9 % du PIB, liés au service de la dette). Ce déficit est partiellement financé par des IDE (1 % du PIB), ainsi que par des prêts multilatéraux (prêt de 1,4 Md USD de la Banque mondiale fin 2016) et bilatéraux. Le déficit de financement s’élève néanmoins à 0,9 % du PIB en 2017, financé par les réserves de change (6,2 mois d’importations en 2017 contre 10,8 en 2013). Enfin, les pressions à la baisse sur le dinar irakien devraient diminuer avec à l’amélioration de la situation sécuritaire et la hausse des prix du pétrole, permettant à la banque centrale de maintenir l’ancrage au dollar.

 

Des élections législatives à venir dans un contexte sécuritaire et politique encore tendu

L’année 2017 a été marquée par la reprise de Mossoul par les forces nationales irakiennes, soutenues par la coalition internationale, des forces kurdes et différentes milices, et la défaite de l’État islamique sur la plus grande partie du territoire irakien. Le référendum d’indépendance dans la région autonome du Kurdistan (92 % de oui) qui regroupe une grande partie des réserves pétrolières irakiennes, a été accueilli avec dureté par le gouvernement irakien. Ce dernier a répondu par l’annexion de la région de Kirkuk, détenue depuis 2014 par les kurdes et dont les réserves pétrolières sont essentielles au financement d’un état indépendant. Ce traitement de la crise kurde et les victoires contre l’État islamique ont renforcé le premier ministre chiite Haider al-Abadi, en position de remporter les élections législatives de mai 2018, face à son concurrent Nouri el Maliki. Le soutien d’Osama alNujaifi, leader sunnite très influent dans la région de Mossoul, à H. el-Abadi augmente les chances de ce dernier de l’emporter. Cependant, la situation irakienne reste marquée par des rivalités ethniques et religieuses, alors que les milices confessionnelles continuent de régir certains territoires. Les réfugiés et les déplacés internes représentent plus de 5 millions de personnes et la menace terroriste est toujours présente avec de nombreux attentats. Enfin, le climat des affaires est encore largement déficient, marqué par une forte corruption.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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