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Iran

Iran

Population 77,097 millions
GDP 388,512 milliards $US
D
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Synthesis

principaux Indicateurs économiques

  2011 2012 2013  2014(p)
Croissance PIB (%) 5,0 1,2 0,5 1,2
Inflation (moyenne annuelle) 12,5 26,5 50,0 40,0
Solde budgétaire / PIB (%) 1,2 3,2  -4,5  -4,0
Solde courant / PIB (%)  6,3 11,0  -1,5  -0,7
Dette publique / PIB (%)  18,0  18,5  19,0 19,5

 

(p) Prévisions  *année fiscale débutant le 21 mars

STRENGTHS

  • Importantes réserves de gaz et de pétrole (respectivement aux second et quatrième rangs mondiaux)
  •  Très faible endettement extérieur
  •  Riche patrimoine culturel

WEAKNESSES

  • Situation économique et financière dépendante des revenus des hydrocarbures
  • Sanctions largement maintenues par l’ONU, les Etats-Unis et l’UE, à cause du programme nucléaire iranien
  •  Tensions politiques et sociales
  •  Environnement des affaires peu favorable et investissements insuffisants

Appréciation du risque

 

Nouveau président depuis mi 2013 et accord intérimaire de fin 2013 sur le nucléaire iranien

Le nouveau président Hassan Rohani, en fonction depuis août 2013, est un conservateur qualifié de modéré et pragmatique. Sous la direction du Guide suprême (ultime autorité religieuse et politique), l'ayatollah Ali Khamenei, il est censé mettre prioritairement l’accent sur une meilleure gestion de l’économie.

Par ailleurs, ce président a pour objectif de réintégrer l’Iran au sein de la communauté internationale, ce qui passe par un règlement du dossier nucléaire iranien. En effet, l’avancement du programme nucléaire a entraîné fin 2011 un durcissement des sanctions internationales. Les puissances occidentales les ont renforcées en instituant un embargo pétrolier depuis juillet 2012 et en interdisant la plupart des transactions financières avec l'Iran, mesures aggravées par les Etats-Unis en juin 2013. Toutefois, un assouplissement de la position iranienne a permis la conclusion, fin novembre 2013, d’un accord intérimaire (de six mois renouvelables) avec les cinq pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU + l’Allemagne. A ce titre, l’Iran s’engage à ralentir considérablement son programme nucléaire et obtient, en contrepartie, un début de levée limitée des sanctions internationales, menant au déblocage de quelques 7 Mds$. Cette levée est, néanmoins, "réversible" car liée à l'application par l’Iran de ses engagements.

 

Sortie de récession attendue en raison de sanctions internationales allégées, mais persistance d’une inflation élevée

L’économie est susceptible de sortir de la récession en 2014, du fait de l’allègement très partiel des sanctions internationales. L'activité gazière, pétrolière, industrielle et commerciale doit, en effet, en profiter modestement et graduellement. Néanmoins, la consommation des ménages (principale composante du PIB) va rester affectée par les niveaux élevés du chômage (touchant plus de 15% de la population active) et des prix.

Les tensions inflationnistes demeureront extrêmement vives principalement à cause de la persistance de pénuries - dues au maintien de la majeure partie des sanctions - et de la faiblesse durial.

 

Tassement des déficit budgétaire et courant, maintien d’une situation financière extérieure assez confortable

Les comptes publics dépendent de revenus des hydrocarbures représentant environ deux tiers des recettes fiscales et bénéficient de l'élimination graduelle de coûteuses subventions. Dans ce contexte, le déficit budgétaire va se tasser durant l’année 2014 (à cheval sur deux exercices budgétaires) en raison de la modeste reprise de l’activité et de l’accès à des fonds jusqu’ici gelés, suite à l’atténuation des sanctions internationales. De plus, le niveau de la dette publique restera soutenable, le pays disposant, par ailleurs, d’un Fonds de réserve pour les générations futures.

Par ailleurs, toujours grâce à l’assouplissement des sanctions, le déficit courant va s’atténuer en 2014. En effet, les ventes d’hydrocarbures, vers l’Asie particulièrement, vont bénéficier d’un léger rebond, le transport, l’assurance et le paiement des cargaisons devenant moins compliqués. De plus, l’Iran compte accorder des remises afin de regagner les parts de marché perdues. Toutefois, la production de gaz et de pétrole doit rester bridée par d’insuffisants investissements dans les technologies modernes, du fait des sanctions. Parallèlement, la facture des importations restera alourdie par la nécessité d’importer notamment une part du carburant raffiné, ainsi que par la faiblesse de la monnaie.

La position financière extérieure de l’Iran doit, néanmoins, rester assez confortable, en raison d’un très faible endettement extérieur, de l’ordre de 4 % du PIB, et d’une probable reconstitution des réserves de change en 2014, à un niveau représentant l’équivalent de 9 mois d’importations. Les fuites de capitaux pourraient, en effet, être enrayées, mais la poursuite de la dépréciation durial, même plus modérée, demeure un facteur de fragilité.  

 

Marche des affaires susceptible de bénéficier de l’amélioration escomptée de la situation

Les sanctions ont pesé lourdement sur les différents secteurs économiques et renforcé la tendance à l’autosuffisance. Elles ont également influé sur un climat des affaires pâtissant des carences institutionnelles mais susceptible de bénéficier de l’amélioration escomptée de la situation.

En raison de la suspension des activités des firmes occidentales, l'Iran a développé ses échanges avecla Chine, l'Inde etla Turquie, intéressés par ses hydrocarbures et susceptibles de contribuer aux investissements indispensables dans les secteurs de l'énergie et de la pétrochimie.La Chinea ainsi prévu d’investir 20 Mds$.

Désormais, avecla levée partielle des sanctions, l'Iran cherche à attirer les compagnies occidentales, en améliorant notamment le cadre contractuel dans le secteur des hydrocarbures.

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