Coface Group
Iran

Iran

Population 77,969 millions
PIB 402,7 milliards $US
D
Evaluation Pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2012 2013  2014 2015 (p)
Croissance PIB (%) -6,6 -1,9 3,0 0,6
Inflation (moyenne annuelle) 30,5 34,7 15,5 16,5
Solde budgétaire / PIB (%)* -0,3 -0,9 -1,4 -2,5
Solde courant / PIB (%) 6,3 7,4 3,8 0,8
Dette publique / PIB (%) 11,2 11,1 12,2 11,9

 

(p) Prévisions  *année fiscale débutant le 21 mars

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de gaz et de pétrole (respectivement aux second et quatrième rangs mondiaux)
  • Très faible endettement extérieur
  •  Positionnement stratégique dans la sous-région.

POINTS FAIBLES

  • Forte inflation
  • Tensions sociales
  • Environnement des affaires peu favorable

Appréciation du risque

Un accord charnière en 2015

L’accord de Vienne conclu le 14 juillet 2015 vient entériner le processus de négociations entre la république islamique et les membres du P 5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de et l'Allemagne) concernant le programme nucléaire iranien. Il prévoit que les sanctions internationales imposées à l’Iran par la communauté internationale pourraient progressivement être levées à partir de 2016. La mise en place définitive de l’accord reste cependant conditionnée du côté iranien par la ratification des termes du traités par le Majlis iranien (parlement). La levée des sanctions américaines est quant à elle tributaire de l’approbation du congrès américain. Ce dernier à majorité républicaine risque de s’opposer à la reprise des relations avec l’Iran ce qui contraindrait le président américain à tenter un passage en force.

L’aboutissement du processus de négociations et la levée des sanctions devrait être un des éléments déterminants dans la conclusion des prochaines élections parlementaires iraniennes qui se tiendront le 26 février 2016. Le risque étant dans le cas d’un échec de la levée sanction en 2016, une montée des partis les plus radicaux réfractaires à cet accord.

 

Une baisse de la croissance en raison du contre choc pétrolier

 La légère reprise économique entamée 2014 a été largement freinée en 2015 par les effets négatifs liés à la baisse du cours du pétrole. Le pays reste fortement dépendant des hydrocarbures. En effet, les exportations en hydrocarbure constituent 75 % des exportations iraniennes. Bien que les exportations hors pétrole brut aient augmenté, elles restent issues de secteurs annexes (pétrochimie, industrie plastique).  La baisse de l’inflation devrait permettre à la consommation des ménages de rester soutenue.  La conclusion de l’accord entre les P5+1 devrait également mettre fin à l’attentisme des investisseurs et ainsi consolider la reprise de l’investissement débuté en 2014.  L’activité pourrait donc s’accélérer sur les deux derniers trimestres de 2015 sans pour autant compenser le ralentissement observé au début de l’année. 

 

Des comptes publics en déséquilibre et un compte courant faiblement excédentaire

Le faible déséquilibre des finances publiques devrait perdurer en 2015. La contraction des recettes fiscales risque en effet de se poursuivre en raison de la baisse du cours des hydrocarbures, principale source de financement de l’Etat. Le prix du brut  pourrait en effet  se stabiliser à un prix inférieur à celui permettant l’équilibre budgétaire iranien. Le gouvernement Horani a d’ores et déjà entrepris de limiter les effets de cette baisse en la répercutant sur le budget 2015-2016 (hausse de la TVA, privatisation d’entreprise publique et baisse des dépenses d’investissement) au risque d’initier une politique d’austérité dans un contexte social difficile. 

 Le solde courant restera faiblement excédentaire en 2015 mais cet excédent demeure fragile. En dépit des sanctions, les entreprises iraniennes ont bénéficié, en raison de la dépréciation du rial iranien, d’une baisse des prix de leurs exportations leurs ouvrant d’avantage les marchés asiatiques. Cependant la faible progression des exportations en hydrocarbures pourrait influer négativement sur les évolutions du compte courant.

 

Environnement des affaires critique

Le pays longtemps resté fermé aux exportations entame son ouverture progressive aux acteurs internationaux. Les autorités prévoient un ensemble de mesures en vue d’accroitre l’attractivité du pays notamment la création d’un guichet unique qui simplifierait les démarches administratives. Cependant des carences institutionnelles subsistent  et le cadre contractuel  notamment juridique reste un handicap à une amélioration de l’environnement des affaires.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2015

Haut de page
  • English
  • Français