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Jamaïque

Jamaïque

Population 2,8 millions
PIB par habitant 4 934 $US
B
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 0,9 1,5 2,0 2,4
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,7 3,8 4,5 5,2
Solde public / PIB (%)* -0,3 -0,9 -0,3 -0,1
Solde courant / PIB (%) -3,0 -2,7 -3,1 -3,2
Dette publique / PIB (%)* 120,2 115,1 108,6 102,7

*Année fiscale = 1er avril 2018 au 31 mars 2019 (p) : prévision

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles (bauxite, sucre, banane, café) et touristiques
  • Soutien financier des organismes multilatéraux
  • Importants transferts de la diaspora
  • Stabilité du cadre démocratique 

POINTS FAIBLES

  • Économie peu diversifiée
  • Vulnérabilité aux chocs externes (climat, conjoncture américaine, matières premières)
  • Dette publique très élevée et service de la dette inhibant la croissance
  • Forte criminalité, pauvreté

Appréciation du risque

Accélération de l’activité soutenue par la demande interne

En 2018, la croissance continuerait de progresser, grâce à une demande domestique plus dynamique et à des conditions économiques plus favorables aux États-Unis, malgré la politique d’austérité budgétaire du gouvernement. Les ménages profiteraient de la baisse graduelle du chômage, de la réduction des impôts pour les plus modestes, ainsi que de la hausse des versements des travailleurs expatriés aux États-Unis. Les exportations de bauxite et d’aluminium (44 % des exportations totales) soutiendront l’activité, portées par une hausse modérée des prix des métaux. Les bonnes performances du secteur agricole, conjuguées à la dépréciation de la devise locale, participeront également à la bonne orientation des exportations du pays. Par ailleurs, le secteur du tourisme serait plus dynamique, notamment en raison de l’augmentation attendue du nombre de touristes en provenance des États-Unis, qui est le premier partenaire commercial et touristique du pays. L’investissement privé se concentrerait principalement dans ce secteur, ainsi que dans les infrastructures de transport (routes, ponts), dont les projets sont largement financés par des investisseurs chinois. Néanmoins, le développement limité des infrastructures et la faible productivité de la main d’œuvre pénaliseront toujours l’investissement privé dans les autres secteurs. La banque centrale devrait, selon les recommandations du FMI, intervenir de manière limitée sur le marché des changes, afin d’accumuler des réserves (actuellement 5 mois d’importations), lui permettant de faire face à d’éventuelles pressions sur la devise locale, le dollar jamaïcain. Par ailleurs, l’inflation devrait augmenter, en raison du dynamisme de la demande interne et de la progression modérée des prix du pétrole, tout en restant dans la fourchette cible de la banque centrale (4-6 %). Toutefois, cette dernière pourrait adopter une politique monétaire plus restrictive en cas d’accroissement significatif des pressions inflationnistes.

 

Des efforts budgétaires récompensés, toujours sous le regard du FMI

Le gouvernement en place depuis février 2016 poursuit la politique d’austérité budgétaire, initiée en 2013, en contrepartie de l’aide du Fonds Monétaire International. Grâce aux progrès déjà réalisés en matière de stabilisation de l’économie, le FMI a approuvé en novembre 2016 un nouvel Accord de confirmation, d’un montant de 1,64 milliard USD valable pendant 3 ans à partir de 2017.

Outre la baisse des dépenses de fonctionnement, la consolidation porte sur l’instauration de nouvelles taxes indirectes (TVA à 16,5 %, taxe sur le carburant, le tabac et l’alcool), afin d’accroître les faibles recettes fiscales, liées à l’importance de l’économie informelle (40 % de la population). Alors que le gouvernement dégage un surplus primaire de 7 %, le poids des intérêts de la dette permet tout juste d’équilibrer les comptes budgétaires. Grâce à cette politique, le gouvernement devrait pouvoir tenir son engagement de ramener le taux d’endettement public en dessous de 100 % du PIB à l’horizon 2019-20. En outre, cette dette est, pour moitié, libellée en devise étrangère, l’exposant à un risque de change, d’autant que le dollar jamaïcain continuerait à se déprécier graduellement. La possibilité pour le gouvernement d’émettre à nouveau des obligations sur le marché domestique permettrait de limiter ce risque, alors que la dette publique se réduirait graduellement.

 

Un déficit courant stable dépendant des remises des travailleurs expatriés

Le déficit courant resterait contenu en 2018. La balance commerciale demeurera fortement déficitaire (17 % du PIB), en raison de la hausse modérée des prix du pétrole (premier poste d’importation) et de la croissance des importations induites par le regain de la demande domestique. La dépréciation de la monnaie locale face au dollar devrait se poursuivre et contribuer à la hausse de la compétitivité des exportations. Le déficit commercial sera, en grande partie, compensé par la hausse des transferts des travailleurs expatriés, résidant principalement aux États-Unis, ainsi que par le dynamisme du tourisme.

Le Premier ministre demeure populaire malgré la politique d’austérité

Après avoir remporté de justesse les élections générales du 25 février 2016 (33 sièges sur 63), le parti travailliste jamaïcain (JLP), et son premier ministre Andrew Holness demeurent populaires. L’une des raisons de cette popularité est la mise en application de sa promesse de campagne phare, la suppression de l’impôt sur le revenu des ménages à plus faible revenu, tout en préservant le soutien financier du FMI. Néanmoins, les mesures d’austérité, la forte criminalité et le niveau toujours important du chômage dégrade ce soutien populaire. Sur le plan géopolitique, le gouvernement devrait privilégier les relations avec les États-Unis, son principal partenaire commercial et source de transferts de fonds des travailleurs expatriés. Il devrait également concentrer ses efforts sur la coopération régionale pour lutter contre le trafic de drogue et la criminalité qui affectent l’environnement des affaires en raison du coût important que cela engendre pour les entreprises. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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