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Lettonie

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Population 2,0 M
PIB par habitant 14 063 $US
A3
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

 

 

 

 

 

   2015  2016  2017(p)  2018(p)
Croissance PIB (%) 2,7 2,0 3,8 3,9
Inflation (moyenne annuelle, %) 0,2 0,1 3,0 3,0
Solde public / PIB (%) -1,5 -0,4 -0,7 0,0
Solde courant / PIB (%) -0,8 1,5 -0,3 -1,5
Dette publique / PIB (%) 34,8 37,2 35,6 33,2

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro (2014) et à l’OCDE (2016)
  • Système financier dominé par des banques suédoises (85 % du crédit domestique)
  • Réforme de la loi sur l’insolvabilité et la justice
  • Point de transit entre l’Union européenne et la Russie (façade maritime avec ports)
  • Digitalisation élevée du pays

POINTS FAIBLES

  • Baisse de la population active (faible natalité, émigration) et chômage structurel élevé
  • Retard technologique (R&D= 0,6 % du PIB, moyenne EU = 2 %)
  • Insuffisance des liaisons terrestres avec le reste de l’Union européenne
  • Concentration de la richesse dans la capitale et fortes inégalités de revenu
  • Taxation importante sur le travail pénalisant les bas salaires et encourageant la sous-déclaration
  • Problème de corruption
  • Baisse de compétitivité et de rentabilité : hausses salariales supérieures aux gains de productivité
  • Importance des dépôts bancaires des non-résidents (la moitié du total)

Appréciation du risque

Croissance soutenue par la demande intérieure

La croissance devrait se renforcer en 2018, portée par ses déterminants internes. La consommation privée permettra de soutenir l’activité grâce à la hausse du salaire minimum (passant de 380 à 430 euros par mois en 2018), à la réduction des impôts sur les ménages les moins aisés et à la baisse graduelle du chômage. Néanmoins, la hausse du revenu disponible serait contrainte par l’inflation toujours élevée. De plus, le manque de main d’œuvre lié à l’émigration des jeunes qualifiés, ainsi qu’à l’inadéquation de l’enseignement supérieur et de la formation professionnelle aux besoins, limitera toujours la baisse du chômage. Les exportations, notamment de produits alimentaires, de bois et de meubles, de téléphones et d’écrans, profiteront de l’amélioration de la conjoncture dans les principaux partenaires commerciaux du pays, que sont les autres pays baltes, l’Allemagne et la Pologne. Cependant, les exportations vers la Russie seront toujours contraintes par le maintien des contre-sanctions russes. Les ventes de produits laitiers, de poisson et de boissons en ont particulièrement souffert. Le secteur de la construction bénéficiera, à son tour, du dynamisme de l’industrie, ainsi que de la reprise de l’investissement privé et public. Ce dernier sera soutenu par la hausse des fonds européens, permettant de financer de nombreux projets d’infrastructures, notamment dans les transports. L’investissement privé sera également dynamique, mais toujours pénalisé par l’inquiétude relative à la Russie. Le transport international routier et ferroviaire ainsi que l’entreposage dépendront de leur utilisation par la Russie qui ambitionne de favoriser ses propres ports.

 

Une situation budgétaire satisfaisante

Les comptes publics se situeraient à l’équilibre en 2018. L’augmentation des dépenses liées à la défense (de 1,4 % du PIB en 2014 à 2 % en 2018), aux infrastructures, à l’éducation, et à la santé, devrait être compensée par celle des recettes, induites par le renforcement de la croissance et la lutte contre l’évasion fiscale liée à l’économie informelle (24 % du PIB). En outre, une vaste réforme fiscale a été adoptée par la Parlement en août 2017, et sera mise en application dès 2018. Elle comporte notamment davantage de progressivité dans l’imposition des revenus (avec la création de 3 tranches au lieu d’une seule à 23 %) et une augmentation de l’impôt sur les sociétés (passant de 15 % à 20 %), avec toutefois une exonération totale pour les entreprises réinvestissant leurs bénéfices. Le poids de la dette publique, déjà modéré, continuera de baisser en 2018 pour la deuxième année consécutive, après un pic passager en 2016 lié au refinancement anticipé d’un remboursement prévu début 2017. Bien qu’en grande partie contractée auprès de non-résidents, libellée en euros, elle n’entraîne pas de risque de change.

Déficit courant contenu et importants dépôts bancaires non-résidents

Le déficit courant s’élargirait en raison d’une dégradation de la balance des biens. En effet, le dynamisme des importations, induit par la croissance de la demande domestique et le manque de diversification de la production, serait plus rapide que celui des exportations. Le solde excédentaire des services, lié au tourisme et au transit de marchandises (de et vers la Russie) et les transferts des travailleurs expatriés compensent en grande partie ce déficit. Le solde courant est financé par les fonds européens et les investissements étrangers qui n’ont pas souffert de la détérioration des relations avec la Russie. La dette extérieure brute, bien qu’en constante diminution, reste importante (140 % du PIB, mais seulement 26 % en net). Un tiers est dû à leurs maisons-mères par les filiales de banques suédoises et baisse avec l’augmentation des dépôts locaux. Un autre tiers correspond aux dépôts des non-résidents, en grande partie russes, dans des banques spécialisées.

 

Instabilité ministérielle et fragmentation de la scène politique

Les élections d’octobre 2014 ont reconduit la traditionnelle coalition de centre-droit constituée des partis de l’Unité, de l’Union des verts et des paysans et de l’Alliance nationale. Elle dispose de 61 sièges sur 100 à l’Assemblée. Pourtant, les dissonances entre ses membres et l’instabilité ministérielle sont courantes : Maris Kucinsskis est le troisième premier ministre de la mandature. Les prochaines élections législatives, qui auront lieu en octobre 2018, pourraient voir une modification de la coalition actuelle. En effet, le parti de l’Unité (22 % des voix en 2014), n’atteindrait même pas les 5 % requis pour entrer au Parlement, selon les sondages réalisés en 2017. Cette chute de popularité s’accompagne d’une compétition accrue au centre, avec la création de deux nouveaux partis depuis 2014, dont Movement For! aux idées pro-européennes. La première force politique du pays reste le Parti de l’harmonie, qui devrait néanmoins rester dans l’opposition. Ce parti de centre-gauche (actuellement 24 sièges), qui fédère les russophones (27 % de la population), ne parviendrait toujours pas à réunir une coalition, à cause du vote ethnique renforcé par le refroidissement des relations avec la Russie.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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