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Madagascar

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Population 24,2 millions
PIB par habitant 402 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 3,3 3,1 4,1 4,5
Inflation (moyenne annuelle) 6,1 7,4 7,2 6,9
Solde budgétaire / PIB (%) -2,3 -4,0 -3,9 -4,4
Solde courant / PIB (%) -4,4 -4,8 -3,9 -3,5
Dette publique / PIB (%) 34,7 35,6 38,7 43,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes réserves minérales (pierres précieuses, nickel, cobalt) et pétrolières.
  • Potentiel agricole (vanille) et touristique
  • Dette publique majoritairement à conditions concessionnelles.

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’égard des produits agricoles et miniers
  • Réseaux routier, hydraulique et électrique insuffisants
  • Dépendance à l’aide étrangère
  • Instabilité politique persistante

Appréciation du risque

Une croissance contrainte par un environnement international peu porteur et les incertitudes politiques

La croissance ne devrait pas augmenter fortement en 2017. L’activité du secteur agricole (environ un quart du PIB), qui a beaucoup souffert de la sécheresse ces dernières années, renforcée par les effets d’El Niño en 2016, pourrait être plus porteuse en 2017. La croissance économique peu dynamique en UE (d’où sont originaires la majorité des touristes à Madagascar) et les incertitudes persistantes sur la situation politique devraient peser sur le tourisme. Le textile continuera à bénéficier de l’effet positif de la loi américaine AGOA (African Growth and Opportunity Act), favorisant l’accès des produits malgaches au marché des Etats-Unis, mais doit également faire face à la concurrence de la production des pays asiatiques. La production minière devrait peu progresser : le prix des principales ressources exploitées, le nickel et le cobalt, est au plus bas et les compagnies minières n’augmenteront pas l’extraction pour éviter d’accentuer le déséquilibre sur le marché mondial.

En revanche, la réalisation de projets d’investissements publics pourrait permettre de soutenir l’activité du secteur de la construction. La consommation des ménages devrait être contrainte par le niveau élevé de l’inflation. Les mauvaises récoltes de 2016 devraient en effet continuer à renchérir les prix des biens alimentaires en 2017. Par ailleurs, la facture énergétique du pays, importateur de pétrole, ne baissera pas.

 

Le déficit public pourrait se creuser en 2017 et le solde courant se stabiliser

La faiblesse de la croissance économique devrait encore peser sur les revenus fiscaux en 2017. Les dépenses publiques courantes, notamment les salaires (environ la moitié du total des dépenses budgétaires) devraient rester élevées. Par ailleurs, le gouvernement devrait augmenter ses dépenses d’investissement. En outre les transferts en faveur des compagnies publiques, en particulier la compagnie nationale d’eau et d’électricité (JIRAMA) pourraient encore peser sur le budget 2017, malgré les engagements du gouvernement de les réduire.

L’Etat malgache bénéficie à nouveau, depuis 2014 du soutien financier des instances internationales, en particulier de la Banque Mondiale et du FMI, qui a approuvé mi-2016 une nouvelle facilité de crédit de l’ordre de 305 MUSD. Cette aide avait été interrompue après le coup d’Etat de 2009. Bien qu’en constante progression, l’endettement public reste soutenable en raison de son caractère concessionnel.

Le déficit courant devrait légèrement diminuer en 2017 grâce à l’effet conjugué de la faible hausse des importations, freinées par une croissance peu dynamique et d’une légère progression des exportations. Le cours du nickel (plus du quart des exportations) ne devrait pas augmenter mais les ventes de matière premières agricoles pourraient bénéficier de la hausse des cours de certains produits (la vanille en particulier, dont Madagascar est le premier producteur mondial), évitant ainsi une détérioration du solde courant.

 

Instabilité persistante de la situation politique, multiplication des mouvements de contestation et gouvernance toujours faible

L’organisation de l’élection présidentielle fin 2013, après plusieurs années de transition suite au coup d’Etat de 2009, a permis à Madagascar de réintégrer des organisations régionales (SADC, UA) et de reprendre ses relations avec les institutions internationales et les bailleurs de fonds. Le nouveau président H. Rajaonarimampianina, a dû cependant faire face à la démission de son gouvernement quelques mois après sa formation puis à un vote du parlement demandant sa destitution. Resté au pouvoir, le président manque de soutien pour la mise en œuvre des réformes alors que le mécontentement de la population se traduit par la multiplication des mouvements de contestation et des grèves. L’hostilité à l’égard d’une entreprise minière chinoise qui avait commencé l’exploitation d’une mine d’or en mai 2016, qui a conduit à la suspension des activités de la mine quelques mois plus tard, témoignent de l’augmentation des tensions sociales.

Enfin les performances en matière de gouvernance demeurent faibles selon les indicateurs de la Banque Mondiale, en particulier en matière de lutte contre la corruption (159ème place sur 204 pays) et d’efficacité du gouvernement (191ème).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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