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Rwanda

Rwanda

Population 11,1 millions
PIB par habitant 712 $US
C
Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 4,7 7,0 6,9 5,9
Inflation (moyenne annuelle) 4,2 4,1 2,1 4,3
Solde budgétaire / PIB (%)*  -13,1  -11,1 -12,0 -11,0
Solde courant / PIB (%)  -16,3  -17,0 -15,5 -15,0
Dette publique / PIB (%) 27,6 30,2 32,7 34,8

 

 (e) Estimations (p) Prévisions  * hors dons

POINTS FORTS

  • Potentiel géologique : cassitérite, tungstène, or
  • Main d’œuvre qualifiée et infrastructures de qualité
  • Progrès importants en matière de gouvernance

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance à l’aide internationale et aux cours des produits primaires (thé, café)
  • Enclavement et exposition aux tensions géopolitiques de la région des grands lacs
  • Forte pression démographique et densité de population la plus élevée d’Afrique

Appréciation du risque

Une croissance qui reste vive malgré un environnement international peu porteur

L’activité devrait rester soutenue en 2016 par les services, qui pèsent pour près de 50 % dans le PIB (commerce, immobilier, transports, communications) ainsi que par le secteur de la construction. L’entrée en production de la centrale à gaz du lac Kivu, la montée en puissance de la production d’une unité hydraulique (Nyabarongo) et l’accord conclu avec le Kenya pour la fourniture d’électricité à partir de fin 2015, devraient améliorer l’approvisionnement en énergie du pays et favoriser ainsi la production du secteur manufacturier. Les projets d’investissement public devraient se poursuivre mais resteront contraints par la maîtrise des finances publiques dans un contexte de baisse des flux d’aide. Les difficultés auxquelles doit faire face le secteur minier, confronté à la baisse des cours des minerais, empêchera une réelle accélération de l’activité. La consommation pourrait être freinée par une politique budgétaire plus restrictive mais devrait rester porteuse.
L’inflation devrait être plus forte en 2016, alimentée par la hausse des prix des biens importés, accentuée par la dépréciation du franc rwandais, ainsi qu’une demande intérieure relativement soutenue. La hausse des prix devrait toutefois être atténuée par une relative stabilisation des prix de l’énergie, permettant de maintenir l’inflation à un niveau inférieur à la cible de la banque centrale (5 %).

 

Tendance à l’amélioration des déficits jumeaux

La dépendance des finances publiques rwandaises à l’égard de l’aide internationale diminue mais reste élevée. Alors que l’aide représentait environ la moitié des recettes budgétaires en 2010, leur part est désormais inférieure à 30 %. Malgré les mesures destinées à élargir la base fiscale, supprimer certaines exonérations et améliorer le recouvrement, la baisse des flux d’aide n’est pas compensée par une hausse équivalente des recettes fiscales. Le gouvernement, contraint de réduire les dépenses pour éviter une trop forte dégradation du solde budgétaire et limiter la progression de son endettement, devrait privilégier les investissements au détriment des dépenses sociales en 2016.
La dette publique devrait augmenter modérément et les prêts concessionnels rester majoritaires (deux tiers du total environ). La part des crédits commerciaux, avec des conditions moins favorables, tend toutefois à s’accroître.

Le déficit courant devrait se stabiliser en 2016 à la faveur d’une légère hausse des exportations de thé et de café mais aussi de minerais grâce aux mesures prises en vue d’améliorer la traçabilité de la production minière. L’absence de rebond des cours de ces matières premières devrait toutefois limiter l’augmentation des recettes d’exportation. Les importations de biens de consommation et d’équipements, dans le cadre des projets d’infrastructure, demeureront importantes, empêchant la réduction du déficit.
Le cours du franc rwandais, qui a perdu 8 % de sa valeur face au dollar au cours des dix premiers mois de 2015, a globalement bien résisté par rapport aux devises des pays de la zone (Tanzanie, Ouganda ou Kenya). Les pressions à la baisse devraient se poursuivre en 2016 compte tenu du niveau élevé du déficit courant.

Une situation sécuritaire régionale fragile mais un environnement des affaires qui reste attractif

Le Rwanda est au centre des tensions dans la région des grands lacs. Alors que le dialogue reprend avec la RDC après une longue période d’affrontement entre milices rwandaise (Front de Libération du Rwanda FDRL) et congolaises (M23), les relations avec le Burundi sont particulièrement tendues. L’afflux de réfugiés aux frontières est source d’instabilité.
Fin octobre 2015, le Parlement rwandais a adopté des amendements à la Constitution permettant au président, Paul Kagame, de briguer un troisième septennat en 2017, puis de se représenter pour deux quinquennats. Cette réforme a été approuvée par plus de 98% des voix lors du referendum organisé fin décembre 2015. P. Kagamé et son parti (Front Patriotique Rwandais - FPR) devraient donc continuer à dominer la scène politique. Les accusations de restrictions de liberté d’expression exprimées par certaines ONG inquiètent toutefois la communauté internationale qui ne soutient pas la récente modification apportée à la Constitution, soulignant l’absence d’opposition.
Le Rwanda a réalisé d’importantes réformes lui permettant d’enregistrer de meilleures performances que la majorité des pays d’Afrique de l’Est en termes de gouvernance, notamment concernant la lutte contre la corruption (49ème rang sur 2015 selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale 2014). Le pays figure également en deuxième place des pays africains dans le classement Doing Business, témoignant de son attractivité pour les investisseurs étrangers.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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