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Rwanda

Rwanda

Population 11,3 millions
PIB par habitant 717 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,0 6,9 5,9 6,0
Inflation (moyenne annuelle) 1,8 2,5 5,3 4,8
Solde budgétaire / PIB (%) -10,9 -9,6 -8,5 -7,5
Solde courant / PIB (%) -14,1 -18,5 -19,0 -18,8
Dette publique / PIB (%) 29,0 37,3 44,2 48,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Potentiel géologique : cassitérite, coltan, or
  • Main d’œuvre qualifiée et infrastructures de qualité
  • Progrès importants en matière de gouvernance (lutte contre la corruption)

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance aux cours des produits primaires (thé, café) et à l’aide internationale
  • Enclavement et exposition aux tensions géopolitiques de la région des grands lacs
  • Forte pression démographique et densité de population parmi les plus élevées d’Afrique

Appréciation du risque

La croissance devrait rester vive en 2017, sans toutefois augmenter

L’activité devrait rester soutenue par les services, qui pèsent pour près de 50 % dans le PIB. L’augmentation de la flotte de RwandAir et l’ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de fin 2016, renforce les efforts d’investissement réalisés dans les années passées (aéroport, centre de conférence, hôtels) et devrait contribuer au développement des activités liées au tourisme, mais aussi au commerce et au transport. Les projets d’investissements dans les infrastructures, notamment dans les domaines de la production/ distribution d’électricité et des transports (routiers, ferroviaires) dynamiseront le secteur de la construction. L’industrie devrait profiter de la montée en puissance de la centrale au gaz du Lac Kivu (mise en service fin 2015) et de l’ouverture récente de nouvelles unités de fabrication textile.

La consommation, moteur de la croissance (plus de 75 % du PIB) devrait rester porteuse grâce à des dépenses publiques qui ne devraient pas baisser l’année des élections présidentielles et d’une inflation modérée.

La hausse des prix sera alimentée par le renchérissement des biens importés (biens alimentaires, énergie), qui pourrait être accentué par la dépréciation, même modérée de franc rwandais. Les tensions inflationnistes devraient cependant être atténuées par la baisse, annoncée en octobre 2016, des tarifs d’électricité.

 

Absence de réelle amélioration des déficits budgétaire et courant

La dépendance des finances publiques rwandaises à l’égard de l’aide internationale diminue mais reste élevée (de l’ordre de 25 % des recettes budgétaires contre la moitié environ en 2010). Les mesures destinées à élargir la base fiscale, supprimer certaines exonérations et améliorer le recouvrement ainsi qu’une croissance relativement dynamique, devraient permettre une hausse des recettes fiscales suffisante pour compenser la baisse des flux d’aide. Le gouvernement, dans le cadre d’une gestion prudente des finances publiques, pourrait réduire certaines dépenses pour éviter une trop forte dégradation du solde budgétaire mais marginalement, à l’approche des élections de l’été 2017.

 

La dette publique augmente rapidement, en particulier en raison de l’augmentation des garanties de prêts à la compagnie nationale RwandAir pour l’achat de nouveaux appareils. Les prêts concessionnels restent majoritaires (près des deux tiers du total) mais la part des crédits commerciaux, avec des conditions moins favorables, tend à s’accroître. Le risque de surendettement demeure faible.

Le déficit courant très élevé ne devrait pas se réduire en 2017. Les cours de certaines matières premières exportées par le Rwanda (thé, café) devraient progresser légèrement et la production être plus élevée qu’en 2016, année de forte sécheresse. Toutefois, les importations seront soutenues par les importants besoins en biens d’équipements pour la réalisation des projets d’infrastructures. Les achats de pétrole, dont le cours pourrait légèrement progresser en 2017, pèseront également sur les importations, même si une partie des produits pétroliers achetés à l’étranger est réexportée, générant des recettes d’exportation. La dépréciation modérée du franc rwandais (8 % environ face au dollar en 2015 et 2016) devrait se poursuivre en 2017, contribuant à l’absence d’amélioration du solde courant.

Le Rwanda a obtenu du FMI mi-2016 une nouvelle aide financière (Stand-by Credit Facility, de l’ordre de 200 MUSD sur 18 mois), permettant au pays de conserver un niveau suffisant de devises mais aussi d’encourager la confiance des investisseurs et bailleurs de fonds étrangers.

 

Une situation sécuritaire régionale fragile mais un environnement des affaires qui reste attractif

Le Rwanda est au centre des tensions dans la région des grands lacs. Alors que le dialogue reprend avec la RDC après une longue période d’affrontements entre milices rwandaise (Front de Libération du Rwanda FDRL) et congolaises (M23), les relations avec le Burundi restent très tendues. L’afflux de réfugiés, aux frontières avec la RDC et le Burundi, est source d’instabilité.

Le président P. Kagamé a annoncé qu’il briguerait un troisième mandat aux élections présidentielles d’août 2017. La Constitution l’y autorise depuis l’amendement adopté fin 2015, suite à l’accord de la population par referendum, permettant à l’actuel président de se représenter pour un septennat en 2017, puis pour deux quinquennats supplémentaires. P. Kagamé et son parti (Front Patriotique Rwandais) continueront donc à dominer la scène politique. La communauté internationale accuse le gouvernement de restrictions de liberté d’expression et souligne l’absence d’opposition. Le faible niveau de liberté politique est illustré par le mauvais classement du Rwanda par la Banque Mondiale (169 sur 204 pays en 2015). Le pays enregistre en revanche de meilleures performances que la majorité des pays d’Afrique de l’Est en matière de lutte contre la corruption (53ème rang) ou de respect des lois et de qualité de réglementation (respectivement 84ème et 83ème)..

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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