Coface Group
Sierra Leone

Sierra Leone

Population 6,2 millions
PIB par habitant 773 $US
D
Evaluation des risques dans ce pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 20,7 4,6 -21,5 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 9,8 8,3 10,2 9,9
Solde budgétaire / PIB (%)*  -2,4  -3,6 -4,0 -5,2
Solde courant / PIB (%)  -10,4  -9,7 -11,4 -14,5
Dette publique / PIB (%) 35,0 37,6 47,2 49,5

 (e) Estimations (p) Prévisions  * hors dons

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (fer, diamant, rutile, or)
  • Production de café, riz, cacao
  • Potentiel touristique
  • Soutien financier international
  • Une activité portuaire importante amenée à se développer

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité aux conditions météorologiques
  • Forte dépendance aux cours des matières premières
  • Corruption, droits de propriété insuffisamment protégés
  • Infrastructures insuffisantes, défaillance du système de santé
  • Difficultés d’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises
  • Extrême pauvreté, chômage important

Appréciation du risque

Une économie qui redémarre progressivement après l’épidémie du virus Ebola

Le Sierra Leone a été un des trois pays les plus touchés par le virus Ebola (3600 morts et une perte de revenus estimée à 29% du PIB en 2015 selon la Banque Mondiale). L’impact économique de l’épidémie a été renforcé par la chute de plus de 65% des cours du minerai de fer (50% des exportations) entre janvier 2014 et décembre 2015, entrainant ainsi une récession en 2015. Malgré la faiblesse des prix des matières premières qui devrait persister, la reprise de la production des principaux secteurs de l’économie devrait tirer la croissance en 2016, sous l’hypothèse que le virus continuera d’être contenu. En effet, l’activité du secteur minier pourrait être stimulée par une reprise prochaine de la production de minerai de fer notamment grâce au rachat de la mine de Tonkolili, deuxième plus grande mine d’Afrique, par la compagnie chinoise Shandong Iron and Steel Group (SISG). La production de rutile et de diamants devrait aussi participer à la hausse de l’activité du secteur. Malgré les pénuries de main d’œuvre et les canaux de distribution encore restreints, la reprise de la production agricole devrait conduire progressivement à une normalisation alimentaire sous réserve de bonnes conditions météorologiques. Les investissements publics seront conséquents pour améliorer l’offre de services publics mais les investissements étrangers resteront faibles, excepté les financements chinois dans le secteur minier et les infrastructures de transports notamment à travers la compagnie Kingho Group. Malgré un assouplissement de la politique monétaire, le faible niveau d’intermédiation bancaire, la pauvreté et le chômage élevés ne permettront pas de stimuler la demande interne.
Malgré la modération des prix mondiaux des matières premières et de l’énergie importés, les pressions inflationnistes dues aux pénuries alimentaires devraient maintenir l’inflation à un niveau élevé en 2016.

 

Soldes public et courant déficitaires

Le déficit budgétaire continuera de se creuser en 2016. La faiblesse de l’économie limitera les recettes (redevances minières représentant 40% des recettes publiques) tandis que les dépenses resteront importantes à travers notamment l’Agenda pour la prospérité (2013-2018) qui prévoit de renforcer la capacité à récolter des recettes fiscales, à développer les infrastructures (santé, transports) ou à créer des emplois. Le budget sera soutenu par les aides (financières, matérielles, médicales) en provenance de l’étranger, le décaissement de 64,6 millions de dollars dans le cadre de la Facilité de crédit élargie et un allégement de la dette de 29,2 millions de dollars sous forme de subvention grâce au nouveau Catastroph Containment and Relief (CCR) du FMI. Malgré cela, la dette publique augmente rapidement.

Le déficit courant devrait rester important en 2016 car la reprise des exportations sera pénalisée par les faibles prix du minerai de fer. D’autre part, le pays restera tributaire des importations de produits alimentaires et d’énergie et une hausse des importations de matériels sera nécessaire face à la reprise de l’exploitation minière et la réalisation des projets d’infrastructures.

Stabilité politique et sociale fragile

Le président Ernest Bai Konoma, du parti All People’s Congress (APC), bénéficie d’une solide majorité au Parlement et d’une confortable côte de popularité malgré les accusations de corruption du principal parti d’opposition SLPP. Après l’épidémie d’Ebola, le gouvernement fera face à des tensions sociales croissantes en raison de la hausse de la pauvreté, du chômage et le manque d’infrastructures qui a limité la possibilité d’une réponse adaptée de la part gouvernement, selon la population, à endiguer la propagation du virus Ebola. La hausse de la criminalité renforce le risque d’instabilité sociale à court terme et se répercute sur l’environnement des affaires déjà difficile (147ème sur 189 économies selon l’étude Doing Business 2016 de la Banque Mondiale). L’afflux de dons, notamment en provenance du Royaume-Uni, devrait rester important en 2016, participant au renforcement des infrastructures de santé publique et au financement de projets d’investissement. La Chine continuera d’augmenter son influence grâce à ses investissements dans les infrastructures de transports et le secteur des ressources naturelles.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016
Haut de page
  • English
  • Français